LE AR
Ca
tention sur un abcès rétro-pharyngien qui fut méconnu pendant la vie et découvert à l’autopsie. Il siégeait en arrière et à droite du pharynx, et contenait une à deux cuillerées à café de pus phlegmoneux. La muqueuse laryngée était très hyperhémiée, ecchymotique en plusieurs points, surtout au niveau des cordes vocales inférieures. Ce qui fait l'intérêt de ce cas, c’est que M. Descroizilles crut la dernière journée de l'existence du sujet à l'apparition de la diphthérie ; il sépara l'enfant de ses voisins, en le plaçant dans le pavillon d'isolement. C'est à ce propos que M. Descroizilles rappelle qu’un abcès rétro-pharyngien peut produire du sifflement laryngo-trachéal et donner lieu à des accès de suffocation, sans qu'il soit possible d'arriver à trouver l’abcès péri-laryngien, quand la collection purulente est de petite dimension et profondément située.
De même, la gangrène du larynx consécutive à la rougeole est le plus souvent méconnue. Car, indépendamment de l’aphonie, qui, en effel, est le seul symptôme propre à la gangrène du larynx, qui manque assez souvent, et qui, dans les cas mêmes où elle existe, est mise sur le compte de la laryngite, si fréquente dans le cours de la rougeole, l'odeur repoussante de l’air expiré est le seul phénomène séméiologique qui trahisse l'existence de la maladie. Or, on sait que ce symptôme est commun à toutes les gangrènes de la partie supérieure du tube digestif et de l'arbre respiratoire.