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quement au (rajet du saphène interne et plus spécialement aux névromes douloureux signalés plus haut. Sur ce repoussoir brun, on constate une poussée de poils plus abondants. Regardés à la loupe ces poils sont beaucoup plus courts, plus fragiles
| et plus blancs que ceux des régions voisines.
8 août. — A la ligne brune indiquée plus haut est venue se joindre une traînée rouge dans la région inféro-interne de la cuisse sur une étendue de cinq centimètres et correspondant exactement aux deux névromes les plus saillants et les seuls sensibles à la pression. Il n'existe du reste de. ce côté aucun phénomène fonctionnel nouveau. La température locale mesurée du côté droit au niveau des névromet est de 336 pu côlé gauche au point correspondant elle est de 32%.
15 août. — Bien que l’induration périphérique au chancre soit en voie de résorption, que la teinte rouge cerise du voile du palais pâlisse, que les pléiades ganglionnaires diminuent de volume et que l’éruption elle-même tende à se limiter; bien que le malade prenne par jour deux cuillerées du sirop de Gibert, l’état du saphène interne droit et au sciatique poplité interne gauche reste le même.
3 septembre. — Depuis quelques jours le volume des névromes diminue sensiblement. Il n'y à pas d’autre manifestation spécifique.
10 septembre. — Le malade, appelé pour faire ses vingt-buit jours, demande son exeat. Il lui est accordé, tout faisant croire
que larésorption des névromes sera complète avant peu,
OBSERVATION
Troubles nerveux périphériques dûs à la syphilis, à une époque très rapprochée de l'infection (Schmitt de Nancy).
OBs. I (Résumée). Il s’agit d'un homme de 22 ans qui prit la syphilis en 1886. '
Antecedents héréditaires nuls. — Pas d’alcoolisme.
Manifestations habituelles de la syphilis secondaire. Traitement méthodique. Un an 1/2 après entre à l'hôpital pour un abcès. Aucune manifestation syphilitique actuelle autre que quelques papules sur le front.
Examen du système nerveux complet. Pas de troubles de la motilité.
Troubles légers de la sensibilité tactile. Pas de trouble de la sensibilitè thermique. Sensibilité à la douleur presque complè-
tement nulle.
Traitement mixte (4 pilule proto. 2 gr. ki.) ; guérison en un
mois 1/2, OB$. 2 (Résumée). — Homme de 35 ans. Syphilis contractée en juin 1887. Entre à l’hôpital le 8 janvier 1888.
Pas de maladie toxique ou dyscrasique autre que la syphilis.
Actuellement plaques muqueuses. Ce sont les troubles de la
sensibilité à la douleur qui dominent. Sensibilité tactile normale pas de thermo anesthésie, analgé$ie totale de tousles tégu-
ments.
Traitement mixte (1 pilule proto 2 grammes ki) guérison en
un mois 1/2.
OBSERVATION
Polynévrite diffuse dans la période secondaire de la syphilis. - Troubles profonds de la motilité et de la sensibilité. Parésie et atrophie (MM. Spillmann et Etienne, Nancy).
Le nommé Paul L..., âgé de 22 ans, garçon boucher, entre le 28 novembre 1895 à la clinique médicale.
Antécédents héréditaires. — Nous ne relevons aucun antécédent nerveux pathologique. La mère serait morte hydropique à l’âge de 39 ans ; le père est mort à 37 ans ; les frères et les sœurs sont tous dans de bonnes conditions de santé.
Antècedents personnels. — N'a jamais eu de maladies antérieures, sauf deux blennorrhagies bénignes.
1} y a dix mois, il a contracté deux chancres indurés ayant persisté pendant environ deux mois, l’un siégeant au niveau du fourreau, l’autre sur Le prépuce ; le premier a laissé comme trace une pelite tache rouge de la largeur d’une pièce de 1 franc. En même temps, il aurait eu un écoulement blennorrhagique.
A ce moment, il a été traite par dix injections de peptonates mercuriques pratiquées tous les deux jours ; il y a deux mois, il a pris quinzes pilules de proto-iodure à raison de deux par jour, et queiques cuillerées d'un sirop faiblement ioduré.
Les premiers accidents secondaires cutanés ont été bénins, mais le malade à été en proie à une asthénie intense, pouvant à peine se tenir debout ; céphalée et vertiges.
Il y a deux mois, nouvelle éruption cutanée ; l’alopécie a
débuté il y à un mois.
es HE
Depuis six ou sept mois déjà, le malade se plaint de douleurs vagues, peu violentes, dans les jambes, et les membres auraient diminué de volume. Ces phénomènes se sont brusquement exagérés ces jours derniers, le malade dut s’aliter, et il entre à l'hôpital.
Etat actuel. — Sur toute la surface du tronc, des cuisses, et sur les parties latérales du cou, on constate la présence d’une roséole de retour, bien caractérisée, dont lestaches, formant un très léger relief, sont en certains points nettement circinées, notamment au niveau du sixième espace intercostal. Cette éruption est très généralisée, et prend une coloration brune sur la place d’un vésicatoire posé, dans l'enfance, au-dessus du
mamelon gauche.
Alopécie très marquée, en clairières sur les régions latérales, difluse sur les autres parties du cuir chevelu. Chute des cils, de la moustache, de la barbe.
Quelques papules squameuses sur le cuir chevelu; une papule érosive au niveau du gland; syphilide papulo érosive de la commissure labiale drotie; petite plaque muqueuse opaline sur le pilierposterieur du voile du palais.
Dans les aines on retrouveencore la pléiade ganglionnaire, caractéristique, bilatérale,
Système nerveux, — L'attention est immédiatement attirée par l’atrophie très considérable des masses musculaires, qui sont
absolument flasques.
CIRCONFÉRENCES DROITE GAUCHE centim. centim.
A la jambe, au niveau de la partie inférieure. 20 21
— — moyenne.. 26 27
ie = re = supérieure. 30 30 À la cuisse, à 8 centim. au-dessus dela rotule. 31 32 - à 27 centim. — — 39 43 A l’avant-bras, au niveau dela partie moyenne. 21.5 20.2 œ QE — supérieure. 24 22.5 Au bras, au niveau de la région moyenne. Ê SR 24
Au niveau du tronc, atrophie très considérable des muscles intercostaux et des masses dorso-lombaires.
Pieds bots en varus équin paralvytiques très prononcés.
La motilité est profondément troublée. Aux membres inférieurs, la résistance aux mouvements passifs est très diminuée surtout du côté droit, la résistance à l'extension étant la mieux conservée. Le malade peul-élever les pieds au-dessus du plan du lit, mais par saccades.
La flexion et l’extension des pieds sur les jambes sont totalement abolies.
Le malade est dans l'impossibilité absolue de marcher; même avec l’aide de deux personnes, il s’affaisse sur ses jambes.
Aux membres supérieurs, la résistance aux mouvements passifs, presque abolie au niveau des poignets, est bien conservée aux bras et aux avant-bras. Le malade ne peut serrer dans ses mains, la pression étant presque totalement abolie du côté gauche: il relève très difficilement les mains placées en flexion; l'extension des doigts fléchis est impossible, la difficulté étant d'autant plus accusée qu'on s'éloigne de l'index pour aller vers le petit doigt. Les mouvements de supination et de
pronotion sont possibles. Atrophie considérable des interos-
seux.
Le malade étant dans le décubitus dorsal, ne peut s'asseoir
22000 00e sur son séant sans faire usage de ses bras comme points d’appui.
Pas de mouvements musculaires idiopathiques, Sspontanés ou provoqués.
La sensibilité à la piqûre et au toucher est presque abolie au niveau du pied et de la jambe droite; la sensibilité thermique est conservée.
Le malade n’éprouve aucune douleur spontanée; la pression des muscles des mollets est très douloureuse.
Les réflexes des genoux sont abolis; pas de phénomène du pied ; pas de réflexe du coude ni du poignet.
Les pupilles réagissent bien à la lumière et à l'accommodation,
Sphincters vésical et rectal fonctionnant normalement.
Pas de reaction de dégénerescence.
Rien à noter It cèlé es autres appareils, si ce n’est l’augmentation du volnme de la rate et du corps thyroïde. S
Dans les urines, on ne décèle pas de mercure.
Apyrexie.
Le 28 novembre, on pratiqua dans la fesse une injection de 4 c. c. de thymol acétate de mercure à 1/10 (10 centig. en sus pension dans 1 c. c. d'huile de vaseline).
Le 30. — La roséole a pâli.
Le 3 décembre. — Les douleurs à la pression ont diminué; le malade plie plus facilement les jambes.
Le 6.—Amélioration notable ; le malade peut s'asseoir sur son lit, sans trop de difficulté. Au niveau des membres supérieurs, la paralysie des extenseurs a diminué ; le malade exécute facilement les mouvements d'extension et de flexion des avant-bras.
Pas de changement notable aux membres inférieurs; l’atrophie
À Fe d.
des muscles du mollet est peut-être plus marquée encore qu’au moment de l’entrée.
Lorsqu'on essaÿe de faire faire quelques pas au malade soutenu sous les aiselles par deux infirmiers, on voit que par suite de la paralysiecomplète des extenseurs du pied, il trébuche.
Le 14. — L'état reste stationnaire aux membres inférieurs aux membres supérieurs, la paralysie est moins complète, les mouvements des doigts s’exécutent plus facilement, sauf à l’annulaire et l’auriculaire.
Le 30. — Amélioration notable. Le malade peut faire quelques
Pas sans le secours de personne; cependant du côté gauche, il
trébuche encore. Etat stationaire du côté des mains.
Le 13 janvier 1896. — Le- malade marche encore un peu sur la pointe de ses orteils, mais il peut marcher seul avec des pan-
toufles à semelles de cuir maintenant les orteils en extension.
Le 26. — Amélioration.
Le 29. — Le malade marche assez bien, mais en stoppant. L'atrophie musculaire est en voie de réparation.
C’est ainsi qu'au niveau des cuisses, par exemple, nous trou-
VORS :
A 8 centimètres au-dessus de la rotule, à droite 32,5, à gau-
che 34.
A 27 centimètre au-dessus de la rotule, à droite 45,5, à gau-
che 46. | Le 14 février. — Le malade ne traîne plus les jambes, mais il
lance le pied en avant, du côté gauche, la pointe retombe encore
en avant sur le sol, Du côté gauche, le malade ne peut encore remuer les orteils,
leurs mouvements sont possibles à droite.
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