‹ Contribution à l'Étude Clinique des Procidences du CordonChapitre 14 sur 31 · Diagnostic positif · texte numérisé non relu

Diagnostic positif

Le diagnostic de concidence peut être le fruit du hasard: on découvre par exemple une malade en travail pour lexaminer, et on voit un cordon à la vulve. Mais assez souvent, on fait d’abord le diagnostic de souffrance fœtale, et, en recherchant la cause, on s’aperçoit qu’il faut l’attribuer à une concidence.

Le diagnostic de concidence est triple : d’abord poser le diagnostic de concidence, ensuite celui de sa variété, enfin celui du siège de la concidence par rapport au bassin maternel, ce qui offre un grand intérêt pronostique.

a) Diagnostic de la concidence : Les signes fonctionnels peuvent manquer; toutefois, lorsqu’ils existent, ils se traduisent le plus souvent par des signes de souffrance fœtale, savoir des mouvements fœtaux exagérés ou abolis, une auscultation qui montre soit une accélération, soit un ralentissement, soit une irrégularité, soit même un arrêt

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des bruits du cœur, enfin une issue de méconium compact, non dilué, traduisant la souffrance récente de l’enfant. On a cité des signes maternels, sujets à caution, et que nous ne retiendrons pas.

En somme il ressort de ces faits qu’il y a un intérêt majeur à bien ausculter les femmes en travail afin de dépister immédiatement la souffrance fœtale qui fera penser à une concidence.

Quant aux signes physiques, ce sont ceux du cordon; celui-ci est généralement procident, il a une forme, une consistance, une mobilité qui lui sont propres. Les battement funiculaires sont un argument de plus, quand ils existent. Mais dans certains cas de souffrance fœtale, on ne trouvera pas de cordon procident; il faudra alors plus que jamais penser à une latérocidence et la rechercher, car ce cordon pourrait passer inaperçu à un examen trop superficiel, ou être pris pour autre chose par une main inexpérimentée (le diagnostic différentiel se posera alors).

b) Diagnostic de la variété de concidence : Du même coup, on saura si l’on a affaire à une procidence ou à un procubitus. La latérocidence sera plus malaisée à reconnaître; à part le cas de latérocidence très prononcée, où l'on pourra rencontrer le cordon en contournant soigneusement, à bout de doigt, la présentation, le diagnostic est à peu près impossible à ce moment-là. La conduite à tenir n’en sera du reste pas changée, la souffrance fœtale ordonnant une décision rapide.

c) Diagnostic du siège de la concidence : Enfin, il sera aisé de repérer la situation du cordon par rapport au bassin maternel. Il pourra, en effet, se trouver dans un sinus sacro-iliaque (position la moins défavorable), ou à une extrémité du diamètre transverse (position plus critique), ou contre la symphyse pubienne (position très néfaste), ou enfin sur le promontoire, position qui représente le maxi-

mum de risques, quoique ayant été niée par la plupart des auteurs; le Professeur RIVIERE l’a néanmoins rencontrée plusieurs fois et pour notre part nous en relevons une observation (Os. n° 493, du 16-6-43).

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