‹ Contribution à l'étude clinique des PyonéphrosesChapitre 5 sur 9 · ONE · texte numérisé non relu

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de la délimiter avec Jes doigts, mais adhérences très nombreurses avec tous les organes du voisinage. On se décide à la ponctionner avec le trocart, des compresses stériles circonscrivant la tumeur. :

Il s'écoule un pus jaunâtre, teinté par du sang, d'odeur un peu fétide : on en recueille dans une pipette stérilisée, préalablement flambée. La quantité évacuée peut s'évaluer à presque un litre. La décortication de la tumeur est alors rendue plus facile malgré les nombreuses adhérences qui saignent,

La poche rénale est enfin extirpée. Elle se compose de deux parties bien distinctes, sur chacune desquelles vient aboutir très nettement un uretère.

Ainsi qu'on peut le constater, la partie inférieure de cette tumeur globuleuse (2/3 de la poche) est grisâtre, creusée de cavités séparées par des cloisons, dernier vestige des « colonnes de Bertin ». Ces loges, de dimensions variables, représentant des calices dilatés, communiquent entre elles par une cavité centrale, correspondant au bassinet, ‘car l'uretère inférieur y aboutit ; leur surface interne est tomentueuse, la consistance est assez ferme. On retrouve, en un mot, cet aspect un peu spécial que la combinaison des processus destructifs et adhésifs de la substance rénale donne aux poches de pyonéphrose.

La partie supérieure de la tumeur (1/3 de la poche) est. complètement différente d'aspect : là, le tissu rénal existe, mais 1l est pâle, gris terne ; il ne saigne pas à la section du bistouri ; il est évidemment malade : luretère supérieur y “aboutit et on! constate à la surface de la substance corticale, quelques petits points jaunâtres de dimensions variables,

On se met en mesure de procéder à la ligature du pédicule du rein. Entre les deux uretères, gangue vasculaire répondant au hile : ligature de ces vaisseaux atrophiés à la soie : ligature, puis section des deux uretères.

Extirpation du rein malade.

Deux plans profonds de suture au catgut pour les parties molles. Suture de la peau au crin de Florence. Large drainage par.tube de caoutchouc. Lavage de la vessie à la fin de l’'opé-

ration avec de l’eau boriquée. Un litre de sérum artificiel en injections sous-cutanées. Température le soir : 37°,3.

1 août : Matin 37° ; soir 38°.

Sérum artificiel. Injection de morphine.

2 et 3 août : Les suites opératoires sont excellentes, La température oscille entre 37° et 37°,6.

Les urines sont maintenant claires, non sanglantes ; plus de dépôt.

4 août : On retire le drain, on le nettoie ; la plaié a très bon aspect.

10 août : On coupe les fils superficiels ; le drain est raccourci. Température 37°. Le malade s'alimente, reprend des forces.

12 août : On supprime la mèche de gaze stérilisée qui remplaçait le drain, Le malade est convalescent.

L'examen bactériologique du pus pratiqué par M. Mirian a révélé surtout l'existence de staphylocoques et de Coli.

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