‹ Contribution à l'étude clinique du phényléthylbarbiturate de brucineChapitre 31 sur 37 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

M. Du... 60 ans, se plaint de fatigue générale. Depuis des années son travail est intensif et préoccupant; aussi est-il très déprimé physiquement; il ne peut rien supporter; il s’emporte facilement pour un motif futile; la nuit, il dort mal et se réveille constamment.

L’appétit est conservé, mais la constipation est opiniâtre.

Nous donnons le phényléthylbarbiturate de brucine à la dose de deux centigrammes par jour, une pilule le matin, une le soir.

Après une dizaine de jours de traitement, nous le revoyons : il n’a pas éprouvé d’amélioration.

Cependant le médicament a été mieux toléré que la préparation strychnine-phényl-éthyl malonylurée qu’on lui avait ordonnée précédemment.

L'association strychnine-phényl-éthyl malonylurée lui occasionnait des crampes nocturnes, douloureuses, fréquentes et importantes, au point qu’il avait dû cesser le traitement. Cet inconvénient ne se produit pas avec le dérivé barbiturique de la brucine.

Page 1