‹ Contribution à l'étude clinique du sangChapitre 27 sur 35 · FOSTER · texte numérisé non relu

FOSTER

L'ÉLACL Ne F

plus souvent verte ; il existe donc une première variété physiologique de sérum fluorescent. Elle nous semble en tout point comparable à celle que les auteurs ont signalée depuis longtemps dans les urines normales : « celles-ci sont fluorescentes. Cette apparence est surtout manifeste dans l'urine putréfiée ammoniacale qui présente des reflets verdâtres très nets (Schünlein) (1). » On peut se demander si la présence normale du chromogène de l’urobiline n’est pas la cause de cet aspect spécial. Mais ce n’est à qu’une hypothèse que rien n'autorise à admettre.

Ce caractère physiologique, lorsqu'il existe, s’exagère encore, si, par l’aspiration, un petit nombre d’hématies se mélange au sérum. Le liquide présente alors une fluorescence rosée facilement appréciable. Tel est le fait de notre observation 2. Mais le plus souvent Papparition de ce phénomène a une toute autre signification et est d'ordre pathologique. Déjà nous l'avons signalé à plusieurs reprises. En particulier les observations 12 et 13 en fournissent deux types assez nets. La première se rattache aux cas où la fluorescence est due à la présence de l'urobiline. Mais dans la seconde, l'examen spectroscopique ne permet pas d'attribuer la coloration particulière du sérum aux causes que nous connaissons déjà. Nous en dirons de même de l’observation 44. Le sang était celui des anémiques et après transsudation, offrait une fluorescence rosée indépendante de la présence de l'hémoglobine dont on ne retrouvait pas trace au spectroscope. Il y avait donc là une exagération de ce qui existe à l’état normal. Nous serions tenté de l'expliquer de la façon suivante. Dans les états pathologiques peu prononcés, caractérisés par une légère dépigmentation du sérum, par exemple dans une anémie peu intense, la décoloration partielle du liquide aurait parfois pour effet de mettre en évidence un caractère masqué d'ordinaire par la présence des matières colorantes normales : la fluorescence.

‘ Le plus souvent c'est au cours des urobilinuries intenses que le

sérum prend cette physionomie particulière ; mais ici encore exis-

(4) DanLos, Art. Urines du Dict. Jaccoud, t. XXXVII, 1885, p. 325.

tent des degrés dans l'intensité avec laquelle le phénomène se manifeste suivant la qualité des pigments qui contribuent à le produire. C’est ainsi que l’urobilinémie seule peut lui donner naissance (obs. 45, 46, 47), mais jamais alors la fluorescence n'est très marquée.

Elle s’exagère déjà lorsqu’à l’urobiline vient s’ajouter un produit tinctorial nouveau, comme l’hémoglobine réduite ou oxygénée (obs. 48, 49, 50). Nous avons vu alors le sérum, examiné à la lumière directe, laisser passer des rayons verts ou rosés du plus bel aspect. En tout cas, il n’est plus question ici d’examen sur fond noir ou à Ja lumière réfléchie. La fluorescence est manifeste.

Nous insisterons sur ce fait qu’il ne faut pas confondre la fluorescence observée en pareille circonstance avec le dichroïsme de certains liquides ou la coloration cerise du sérum laqué. Ge sont là deux caractères très particuliers, mais très différents, autant au point de vue de leur physionomie que de leur signification.

Mais le phénomène nous a toujours paru présenter son maximum d'intensité dans les cas où le sang, fortement chargé d’urobiline, charrie en outre des pigments biliaires, alors même que ceux-ci sont en trop faible proportion pour être décelés dans les urines par les procédés d'investigation ordinaires. Tous les auteurs ont signalé la coloration jaune-verdâtre que présente le sérum dans ces conditions. À notre avis, il y a plus. Certains sérums normaux peuvent jusqu’à un certain point présenter ce reflet verdâtre, mais jamais la teinte n'est aussi franchement fluorescente que dans les faits auxquels nous faisons allusion (obs. 52, 60). La fluorescence observée alors est le plus souvent nettement verte ; mais comme il est rare que l’hémoglobine ne diffuse à un léger degré dans le plasma, cette nouvelle matière colorante ajoute encore à la netteté du phénomène dont elle accentue l'intensité. Tel était le cas de notre observation 52 qui nous paraît particulièrement probante. La quantité d’urobiline fabriquée par le foie hypertrophié et fonctionnant mal était telle qu'après filtration, les wrines semblaient une solution de ce pigment, surtout dans les régions supérieures du tube à essai. Le sérum jaune-verdâtre à la lumière directe était

d’une belle fluorescence verte, surtout lorsqu'on prenait la précaution de le regarder d'une certaine hauteur. La réaction de Gmelin restée douteuse dans les urines, était remarquablement intense dans le sérum.

Il reste à se demander, si en pareille circonstance, la propriélé fluorescente doit être attribuée plutôt à l’un ou à l'autre des Pigments que renferme le sérum.

Cette question nous paraît pouvoir encore être élucidée par notre observation. Les urines ne présentaient leur coloration parüculière à un si haut degré, que parce qu’elles contenaient une forte proportion d’urobiline. Les pigments biliaires reconnaissables seulement à l'examen spectroscopique, ne donnaient lieu qu'à une faible réaction de Gmelin restée douteuse, même par la recherche sur le filtre. Urobiline et pigments étaient décelés au contraire avec la plus grande facilité dans le sang par les méthodes cliniques habituelles. Il ne fait donc pas de doute que c’est surtout à la présence de l’urobiline que l'on doit attribuer la teinte fluorescente des liquides de l’économie, mais qu’à titre accessoire les pigments biliaires ajoutent par leurs colorations propres à la netteté de sa production.Onsaiten effet que les solutions d’urobiline ont une fluorescence verte et que cette propriété se manifeste à son maximum dans les solutions ammoniacales additionnées de chlorure de zinc. Il est possible que les urines de notre malade n’ont été aussi caractérisques que parce qu’elles s’étaient altérées au contact de l’air ; mais cette réserve faite, nous nous croyons autorisé à émettre les deux propositions suivantes :

49 La propriété du sérum d’étre fluorescent à l'état pathologique est en rapport avec sa teneur en urobiline.

20 Le degré extréme est atteint dans le cas où le sang renferme à la fois une forte proportion d'urobiline el de pigments biliaires.

Nous différons donc essentiellement d’avis avec M. Gilbert lorsqu'il dit : « L’urobilinémie laisse au sérum sanguin sa teinte nor-

male » (1).

(1) Traité de méd., Pathol. du sang, p. 490.

Os. 44. — Rhumatisme infectieux polyarticulaire. Poussées successives. Anémie extrême. Complications cardiaques et intestinales (résumée). Sang à type phlegmasique atténué. Sérum très légèrement fluorescent (personsonnelle). — Jeune homime de 19 ans, entré le 17 août 1896 salle Bazin, lié no 30, hôpital Saint-Antoine, service de M. le professeur Hayem. A son entrée, température élevée : 39, rhumatisme polyarticulaire pour lequel on ordonne 8 grammes de salicylate de soude. Pas de comphcations cardiaques. Après une amélioration légère, rechutes multiples : endopéricardite, entérite et cystite rhumatismales. Les doses considérables de salicylate de soude (17 gr. par jour) restent impuissantes. Le malade part à la suite d'une nouvelle rechute, amélioré mais non guéri.

Examens du sang. — Examen du sang pur, le 13 octobre 1896. — Hématies régulières en ilots et en piles, réunies les unes avec les autres de façon à intercepter des lacs plasmatiques comme dans les types phlegmasiques 1 et 2. Globules blancs assez abondants. Nombre des hématoblastes assez considérable. Réticulum n° 2? lent à se former.

Examen du sérum, le 44 octobre. — Sang pris à 4 heures. S'écoule facilement. Coloration rouge sombre. Une éprouvette entière est prise et se coagule immédiatement. La séparation est effectuée après 16 heures. À ce moment un sérum jaune ei clair occupe les parties latérales du caillot. Examen après 20 heures. Pas de séparation nouvelle. Caillot très allongé, cylindrique, ne mesure pas moins de 4 centimètres de long sur 1/2 de large. Coloration d’un rouge brun. Il est déprimé en cupule à ses 2 extrémités. Consistance ferme et très élastique. Sérum abondant, jaune rosé, légèrement fluorescent remplit la moitié d’une éprouvette. Réaction alcaline. Examen spectroscopique : double raïe de l’'oxyhémoglobine, Pas de raie d’urobiline. Pas de réaction de Gmelin.

Ogs. 45. — Urémie survenue au cours d’un mal de Bright consécutif à une fièvre typhoïde remontant à 4 années (résumée). Sérum abondant avec urobiline légérement fluorescent (personnelle). — Femme de 26 ans entrée le 4 mai 1896, salle Moïana, lit n° 5 bis, service de M. le professeur Hayem à l'hôpital Saint-Antoine. Température 37°. Depuis 4 ans, céphaiées à forme de migraines, vertiges, mouches volantes le tout consécutif à une fièvre typhoïde. Actuellement légère amaurose, dyspnée, œdème des membres inférieurs, bruit de galop. Cette malade améliorée, sortit du service après un séjour de deux mois pendant lesquels elle fit plusieurs attaques d’urémie. Rentrée peu de temps après dans le service de M. le D' Siredey, elle mourut au milieu d'une attaque d'urémie. À l’autopsie petits reins granuleux typiques.

Examens du sérum, 1° examen le 24 mai 4896. — Sang pris à 10 heures 1/2 du matin très Due Presque immédiatement se sépare en un caillot noir qui tend à gagner le fond de l’éprouvette et un sérum clair qui surnage. La séparation a commencé au bout de 10 minutes. Elle

est complètement terminée en 6 heures 4/2. Le sérum est très abondant. Le caillot surnage. Il affecte une forme très spéciale et rappelle une carafe à large ventre et à large ouverture. La partie supérieure qui répondrait au col est d’un blanc rosé (couenne), La partie inférieure (le ventre) est d’un noir fortement accentué.

Examen après 24 heures. — Le caillot séparé du sérum conserve sensiblement sa forme. Il se rétracte encore cependant et mesure 2 centimètres de haut sur 1/2 centimètre à sa base et 3 à 4 millimètres au niveau de sa portion rétrécie. La partie supérieure est rosée. La partie inférieure franchement noirâtre. Il est élastique dans sa partie supérieure et ramolli à sa partie inférieure qui se laisse facilement effriter. Le sérum est extrêmement abondant et d’un jaune clair et transparent (2/3 de la hauteur de l’éprouvette). Réaction alcaline. Examen spectroscopique : en couche épaisse très légère raie d’urobiliné, en couche mince, même aspect. Pas de réaction de Gmelin.

2° examen, le 26 mai 1896. — Sang provenant d’une saignée faite à la malade à l’occasion d’une attaque d’urémie. 200 grammes de sang ont été retirés de la veine à 10 heures 1/2 du matin. Le sang est noir et s'écoule facilement. Après 35 minutes, coagulation totale. Le caillot tout entier présente une teinte rouge grisâtre. Le soir, la séparation est effectuée. Il existe un épais caillot grisâtre recouvert d’une couche de sérum qui mesure le 1/3 de l'épaisseur du caillot environ.

Examen après 24 heures : Le caillot se présente sous la forme d’un gàteau remplissant toute la longueur du fond de la palette. La partie supérieure vient affleurer la division chiffrée 200. Cette portion supérieure gris rosée (couenne) a 1/2 centimètre d'épaisseur. Le reste du caillot est d’un rouge foncé: Consistance ferme et élastique. Le sérum jaune verdâtre avec reflet rosé (fluorescent) remplit la moitié d'un verre à expérience. Il est clair et transparent. Réaction nettement alcaline. Au spectroscope : forte raie d’urobiline. Au delà le bleu est sombre. En couche moins épaisse le bleu se dégage nettement. Pas de réaction de Gmelin.

Ogs. 46. — Coliques hépatiques récidivantes. Absence d’ictère (résumée). Sérum légèrement fluorescent urobilique (personnelle). — Il s’agit d’une femme adipeuse entrée salle Moiana, lit n° 16, hôpital Saint- Antoine, service de M. le professeur Hayem, pour des coliques hépatiques, sans ictère, sans réuction de Gmelin dans les urines.

Examen du sérum, le 30 mars 1896. — Sang pris à 5 h. 10. Il s’écoule avec assez de facilité. Le sang est noir et se coagule à mesure qu’il tombe dans l'éprouvette. Il forme un caillot noirâtre occupant la moitié inférieure de l’éprouvette. La durée de la prise à été d'un quart d'heure. La séparation commence après 1 h. 1/2 sur les parties latérales et inférieures du caillot, qui se rétracte au centre de l’éprouvette surtout à sa partie moyenne, Le caillot est noir, le sérum est jaunâtre

sur les parties latérales et d'un jaune rosé au-dessous du caillot. La marche de la séparation d'abord assez lente, s'accélère peu à peu. Elle est terminée en 18 heures. *.

Examen après 48 heures. — Caillot de 2 centimètres de hauteur sur 1 centimètre de large. Forme cylindrique. Coloration d'un rouge sombre. Consistance ferme et élastique. Sérum abondant, remplit les 2/3 de l’éprouvette. Sa coloration est rosée (légère fluorescence) avec une teinte rouge qui tient au mélange des hématies par laspiration. Réaction acide. Examen spectroscopique, double raie de l’oxyhémoglobine. Raie de l’urobiline. Au delà on distingue nettement le bleu bien qu’assombri. I n'y a pas de réaction de Gmelin.

Ons. 47, — Tuberculose pulmonaire à la 2° période avec urobilinurie. Sérum fluorescent présentant la raie de l’urobiline (personnelle). — II s’agit d'un homme couché au ne 16, de la salle Bazin, hôpital Saint-Antoine et ayant de l’urobiline dans les urines.

Examen du sérum. — Le sérum recueilli le 28 février 1896 renferme une faible bande d’urobiline et ne présente pas de réaction de Gmelin. Il offre une légère fluorescence.

Ogs. 48. — Hypertrophies ganglionnaires multiples. Lymphadénie probable. Sérum fluorescent (personnelle). — Il s’agit d’un homme de #1 ans entré le 22 mars 1896, service de M. le professeur Hayem, hôpital Saint- Antoine au n° 4 bis de la salle Bazin, pour une faiblesse extrême. Il était cachectique, présentait une teinte terreuse, une hypertrophie de toutes les régions ganglionnaires. Les ganglions durs formaient dans les aines, les aisselles, au cou, etc., dés masses roulant sous le doigt. Au-dessus, peau saine. Foie et rate hypertrophiés. Le malade quitta le service le 28 mars.

Examen du sérum, le 26 mars 1896. — Sang pris à 2 h.1/2 de l’aprèsmidi, très fluide, rosé, s'écoule facilement. En 10 minutes, 1/2 éprouvette est prise. Coagulation très rapide en 2 ou 3 minutes en une gelée rosée analogue à de la confiture de groseille. La séparation s'effectue lentement : après 1 h. 1/2 il n’y a pas encore de sérum. Après 2 h. 1/2 apparition du sérum sur les parties latérales et inférieures du caillot qui remonte à la partie supérieure et surnage. Le sérum est jaunâtre. Au bout de 24 heures, sa quantité n’a augmenté que dans de très faibles proportions. Après 48 heures, même état. Le caillot est cylindrique, long de 1 centimètre, large d'autant. Il se compose de 2 parties : une inférieure haute de 3 millimètres environ, d'un rouge brun sale, une supérieure d’une belle couleur rouge. Sa consistance est ferme et élastique, sa solubilité nulle. Le sérum d’abord de couleur jaunâtre se mélange par l'aspiration avec une certaine quantité d’hématies et prend pe aspect jaune rosé fluorescent, Sa quantité égale exactement la moitié d’une petite éprouvette haute de 4 centimètres. La réaction est franchement alcaline, — Examen spectroscopique : double raie d’oxyhémoglobine, forte raie d'urobiline, Pas de réaction de Gmelin,

Examen du sang sec (Coloration à l’éosine et à l’hématoxyline). Sang rapidement altéré malgré l’étalement immédiat après la sortie des vaisseaux. Fixation à l’acide osmique à 1 0/0. Globules rouges de dimensions diverses : à côté de globules de petit volume, on en trouve de très volumineux. Quelques globules rouges géants. Présence de globules rouges à noyaux (unis ou polynueléés) en assez grand nombre, Globules blancs de la 1r et de la 3e variétés (éosinophiles). Hématoblastes assez rares.

Numération. — N : 1.085.000. — R : 521.425, — G : 0,48. — B : 8.680.

Examen de sang pur dans la cellule à rigole. — Quelques pseudo-parasites. Hématies réparties en piles courtes de 4 à 5 éléments ou isolées et se présentant de face ou de profil. Globules blancs un peu plus abondants qu’à l’état normal. Le nombre des hématoblastes est peu considérable. On les rencontre surtout sur les bords de la préparation où ils forment des amas. D’autres se voient isolés çà et là.

OBs. 49. — Diabète sucré. Pleuro-pneumonie gauche. Pseudo-tabes. Troubles lrophiques plantaires. Sérum fluorescent (Résumée).(Personnelle). — Le nommé G. Pierre, âgé de 60 ans, cocher de fiacre, entre le 23 novembre 1896, salle Behier, lit ne 37, hôpital St-Antoine, service de M. le Professeur Hayem. Variole à 24 ans. Syphilis à 36 ans. Psoriasis du cuir chevelu et des coudes à 35 ans. Ethylique. Début du diabète il y a 40 ans. Depuis 5 ans, amaigrissement progressif, affaiblissement intellectuel, sommeil invincible après le repas. Quantité d'urine T à 8 litres par jour. Actuellement, malade affaibli, ayant du psoriasis aux coudes et aux genoux, et des maux perforants plantaires récents. Diarrhée abondante et liquide. Les gencives sont saignantes, l’haleine fétide, la soif est intense. Le foie volumineux descend jusqu'à l’ombilic. Congestion pleuro-pulmonaire gauche. Température 3904, Pas de bacilles dans les crachats mais des streptocoques, des staphylocoques et des saprophytes sous forme de bâtonnets. Artères dures, 2e bruit aortique clangoreux. Pouls : 108 à la minute. Abolition des réflexes tendineux, signe de Romberg, myosis sans signe d’Argyll Robertson. Mort le 5 décembre dans la prostration. La quantité de sucre contenue dans les urines, varia de 96 gr. 15 par 24 heures à 457 gr. 50. Pas d’albumine. À l’aulopsie, congestion pulmonaire intense ; foie volumineux à capsule épaissie. Rate molle et diffluente ; ecchymose de la partie centrale de la tête du pancréas ; estomac dilaté ; rein droit volumineux creusé d’abcès avec périnéphrite suppurée. Dans les coupes et les cultures on trouve du staphylocoque blanc à l'état de pureté. Rein gauche entouré de périnéphrite seléreuse. Vessie avec cystite purulente. Rien dans le cerveau à l’examen macrosco-

pique.

Examens du sang, pratiqués le 3 décembre 1896. — Examen du sang pur. — Hématies régulières en ilots et en piles réunies les unes aux

autres, de facon à constituer des lacs de divers calibres, Nombreux globules blancs. Réticulum ne 3.

Numération. — N: 3.627.000. —- R: 2.493.344. — G: 0,68 — B: 18.910.

Examen du sérum. — Sang pris à 40 heures 1/2. S’écoule difficilement, se coagnlant sur les bords de la plaie. Coloration noire. Une pleine éprouvette est prise en 1/4 d'heure par plusieurs piqûres. Coagulation immédiate. Le sang se prend en un caillot noir occupant toute la hauteur de l’éprouvette. La séparation commence au bout d'un quart d'heure, Sérum clair et transparent sur les parties latérales du caillot. Il augmente rapidement. La séparation est effectuée en 5 heures. Examen après 24 heures. Caillot sombre d’un rouge noir, cylindrique, mesurant 2 centimètres de haut sur 1/2 de large, élastique, de consistance ferme. Sérum assez abondant : 4 centimètre cube environ, ambré avec légère coloration rosée, fluorescent, transparent et non opalescent à contre-jour. Réaction alcaline. Examen spectroscopique : raie de l’oxyhémoglobine, raie de lurobiline. Pas de réaction de Gmelin. -

Examen de sang sec. — Pas de modifications notables des hématies, assez grand nombre d’hématoblastes. Globules blancs abondants appartenant à la 2e variété. Pas de pigmentation (color. éosine hbématoxyline après fixation à l'acide chromique à 1 0/0).

OBs. 50. — Maladie d'Addison. Impaludisme. Sérum fluorescent (personnelle, résumée). — Le nommé P... Louis, âgé de 28 ans, sans profession, entre le 44 décembre 1896, salle Béhier, lit n°.27, hôpital Saint-Antoine, service de M. le professeur Hayem. Fièvres intermittentes tierces au Tonkin en 1891. Dysenterie en 1892. Scorbut au Siam en 1893. Ethylique. Pas de syphilis. Début de la maladie en 1893 par des phénomènes asthéniques, de la coloration de la peau et des vomissements. Actuellement teinte bronzée sur la face et les mains surtout, accentuation de la teinte des cheveux et de la barbe. Piqueté noiràtre, réparti ça et là sur la peau. Larges taches noires à la face interne des joues, sur la face interne et le bord libre des lèvres, sur la voûte palatine, taches brunes sur le gland. Douleur de la région lombaire, fatigue rapide, vomissements faciles, douleurs gastriques, estomac non dilaté, diarrhée. Appareils respiratoire et circulatoire sains. Urines ne renferment ni sucre, ni albumine. Caractère irritable, réflexes très diminués, abolis à la jambe gauche. Accès quotidien de fièvre palustre. Le malade quitte l'hôpital le 31 décembre.

Examen du sérum, le 30 décembre 1896.— Sang pris à 2 heures 1/2 de l’après-midi. Coloration noire, intense. Ecoulement difficile : une demi-éprouvette est prise par expression en 20 minutes, coagulation très rapide en 5 minutes. Apparition du sérum fortement ambré, mais transparent après 1/2 heure. Marche de la séparation régulière. Elle est achevée après 3 heures.

Examen après 24 heures de repos: caillot cylindrique, rosé, mesurant 1 centimètre de haut sur 1/2 de large. Il est élastique sans ten-

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