‹ Contribution à l'étude clinique du sangChapitre 35 sur 35 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

: Nous ne donnerons ici que des conclusions générales, les con-‘ clusions particulières trouvant leur place dans chaque chapitre. : :

.4&° L'étude du sérum et du caillot est des plus instructives et. doit entrer dans la pratique courante au même titre que les autres. examens du sang dont elle est le complément indispensable. La technique est des plus simples, l'emploi du spectroscope -n’offrepas de difficultés.

2 Dans les anémies, les altérations du sérum et du caillot sont en raison directe de l’intensité du processus pathologique.

3 L'absence de rétraction du caillot caractérise l’anémie pernicieuse progressive protopathique, les formes de. purpura les plus graves, certains états infectieux. Le caillot présente dans ces cas des caractères très définis.

40 Le sérum fluorescent existe à l’état physiologique ou pathologique où il est surtout significatif de la présence de l’urobiline associée ou non à des pigments biliaires. Dans les affections du

foie, le sérum et le caillot offrent des caractères très particuliers

qui se modifient suivant la lésion en présence de laquelle on se trouve (ictères biliphéique, hémaphéique, cirrhoses).

5° Le sérum laqué caractérise l'hémoglobinurie paroxystique essentielle. Mais il peut se produire à l’état physiologique ou dans les états infectieux accentués. Sa teinte spéciale peut être due à la présence de la méthémoglobine dans les grandes intoxications .

qui pigmentent les tissus.

6° Certaines maladies hémorrhagiques, comme l’hémophilie accidentelle, sont remarquables par le retard de la coagulation qui les distingue des états analogues que l’on pourrait appeler pseudo-hémophilies, en ne tenant compte que de l'état du sang. Dans les autres variétés, comme le scorbut, on ne saurait à l'heure actuelle se faire une opinion sur les altérations hématiques possibles.

7° Le sérum opalescent existe parfois dans les maladies rénales. S'il est dû à l'abondance de leucocytes, il se prend en gelée sous l'influence de l’éther. Les caractères assignés par Bremer au sang, des diabétiques ne sont pas constants. Le sérum de la fièvre typhoïde ne diffère en rien däns les formes graves de ce qui existe dans les infections : il n’a rien de significatif par lui-même.

Vu:

Le Président de la thèse, HAYEM.

Vu:

Le Doyen, BROUARDEL.

Vu et permis d'imprimer :

Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris, GRÉARD. |

Imp. G. Saint-Aubin et Thevenot, — J. THEVENOT, successeur, Saint-Dizier (Haute-Marne)

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