‹ Contribution à l'étude clinique et radiographique des décollements épiphysiaires de l'extrémité inférieure du fémur chez l'enfant Résultats éloignésChapitre 19 sur 22 · OBSERVATION VII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VII

Décollement pur compliqué de plaie avec déplacement incomplet et décollement périostique. — Mort par septicémie

Gaston C..., 8 ans,

Antécédents héréditaires et personnels. — Nuls. Le 24 avril 1912, l'enfant qui était monté à l’arrière d’un fiacre en marche a eu la jambe gauche engagée entre les

rayons d’une roue, Est tombé et n'ayant puse relever a dû

être transporté chez lui. Son père l'amène le jour même à l'hôpital.

L'examen montre, à l'inspection, l'existence d'un énorme gonflement occupant l'extrémité inférieure dé la cuisse et l'articulation du genou gauches. Une plaie se voit en arrière dans la région poplitée par laquelle fait saillie un fragment osseux.

La palpation, autant qu'il 'est possible de la pratiquer en raison du gonflement, montre que le fragment osseux précédent appartient à la diaphyse qui a produit la plaie par action mécanique dans son déplacement en arrière.

En avant et en bas on croit sentir l’épiphyse dans la saillie que l’on rencontre à ce niveau et dont le gonflement empêche de reconnaître les caractères.

La palpation est d’ailleurs douloureuse et la pression ne donne que de faibles renseignements.

Mobilité anormale et crépitation ne sont pas recherchées.

La diaphyse qui a perforé la peau en se déplaçant en arrière, n'a-t-elle pas atteint les vaisseaux ? La palpation profonde ne permet pas de sentir les battements de l'artère poplitée.Maïis ceux-ciexistentaux artères tibiale et pédieuse; il n’y a donc pas d’oblitération de l'artère poplitée qui n'est pas comprimée par le fragment diaphysaire.

Pas de douleurs dans la jambe ; pas de troubles de la sensibilité.

La radiographie montre l'existence d'un décollement épiphysaire de l'extrémité inférieure du fémur gauche. Déplacement incomplet: les deux surfaces osseuses séparées

ont conservé partiellement contact au niveau de la ligne dia-

é piphysaire ‘

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