SIL
tympanisme, arrêt des malières et des gaz; par le sondage, petite quantité d'urine. Sueurs froides généralisées. Pouls — 80, petit et tendu. Température == 37°. Respiration superficielle.
Laparotomie médiane sous-ombilicale. Grande quantité de liquide jaunâtre, puriforme, avec détritus blanchâtres, anses un peu ballonnées et rouges; cependant, péritonite peu avancée, épiploon rigide, turgescent. Cæcum et appendice sains. Appendicectomie.
Incision agrandie en haut. Rien à l’estomac. Sur la première portion du duodénum, un petit orifice taillé comme à l’emportepièce par où sort de temps en temps du pus ou du liquide. Avec peine, vu la profondeur et les mauvaises conditions dans lesquelles on opère, on suture par 9 points de Lambert et pardessus on fixe quelques franges épiploïques.
Abstersion rapide du péritoine à la compresse, 4 drains : un en haut avec deux mèches, un en bas dans le douglas, et un dans chaque fosse iliaque. Fermeture en un plan.
18 décembre, suites opératoires : sérum, caféine, huile camphrée. Température 3608 ; pouls 120 presque incomptable.Anurie. Pansement traversé. Agitation.
Mort le 19, à 4 heures de l’après-midi.
OBSERVATION VI. — S. Maynard Smith, Lancet, 31 mars 1906 (in thèse de Renaudin).
Homme, 32 ans.
Antécédents : attaques douloureuses dans l’hypocondre droit deux heures après le repas depuis 3 mois.
Début pendant le travail par douleur subite et vomissements. Maximum à l’hypocondre droit.
Lorsqu'il voit le malade : Pouls — 100. Respiration — 98. Température 101,6 Fahrenheïit. Etat très grave. Contracture abdominale intense surtout du côté droit. Matité hépatique conservée.
Diagnostic : Perforation d'ulcère duodénal.
Opération 9 heures après le début des accidents,
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Laparotomie. Suture. Lavage du péritoine. Drainage au-dessus du pubis et dans la région lombaire droite.
Guérison. |
Suites opératoires : Ictère intense, 3 jours après l'opération.
OgservaTion VII. — S. Maynard Smith (in thèse de Renaudin).
Homme, 98 ans.
Antécédents dyspeptiques vagues, depuis quelques mois.
Début par douleur épigastrique subite.
En peu de temps, généralisation de la douleur. Pouls incomptable. Température — 97 Fahrenheit. Très grand affaiblissement. Ventre ballonné, avec contracture intense et générale. Sonorité préhépatique.
Diagnostic probable : perforation d’ulcère du duodénum.
Laparotomie 12 heures après l’apparition de la douleur. Suture. Pas de lavage du péritoine. Drainage au-dessus du pubis à l’épigastre et dans la région lombaire droite.
Mort.
OBsERvATiON VIIL.— S. Maynard Smith(in thèse de Renaudin).
Homme, 26 ans. Pas d’antécédents.
Début en soulevant un lourd fardeau par douleur épigastrique et vomissements.
La douleur est légère ; le pouls bat à 125; 35 respirations à la minute. Température — 99 Fahrenheit. Affaiblissement ; un peu de ballonuement.Sensibilité épigastrique. Sonorité préhépatique.
Diagnostic : Perforation d'ulcère.
Laparolomie au bout de 24 heures. Suture. Pas de lavage du péritoine. Drainage épigastrique.
Mort.
Autopsie : Deux autres uleères non perforés. Pus entre le foie et le-diaphragme, et tout autour du rein droit.
OBSERVATION IX. — Maynard Smith (in thèse de Renaudin).
Homme, 31 ans. Antécédents : mauvaises digestions depuis plusieurs années ; douleurs une demi-heure après le repas.
Début par douleur atroce à l’épigastre et entre les épaules, après l’ingestion d’une tasse de thé.
Douleur dans tout le côté droit de l'abdomen. Pouls — 106. Respiration — 24. Température — 100 Fahrenheit. Très grand affaissement. Un peu de ballonnement ; contracture extrême du grand droit à droite. Matité hépatique diminuée.
Diagnostic : Perforation d’ulcère.
Laparotomie au bout de 3 heures et demie. Suture et greffe épiploïque. Lavage du péritoine. Drainage au-dessus du pubis et à l’épigastre.
Guérison.
OBSERVATION X. — ZLardennois, de Reims.
(23° Congrès de Chirurgie, 1910.)
D. L..., cultivateur, 23ans. Aucun antécédent morbide. Excellente santé jusqu'alors.
Est pris, chez des amis, subitement après déjeuner (excès de table, peut-être ?) d’une douleur horrible, épouvantable, qui le couche à terre.
Le médecin, appelé, diagnostique appendicite. Traitement médical, glace, qui n'apporte aucune amélioration.
Le lendemain, le médecin parle d'opération, à laquelle on ne peut se résoudre sans consulter la famille. Le temps passe ainsi jusqu'au 4° jour,durant lequel le malade est transporté à l'hôpital de Reims.
À ce moment, état désespéré du malade : torpeur ; le malade ne répond plus aux questions qu'on lui pose. Il est froid, cyanosé, couvert de sueurs.
Température — 36° 6. Pouls incomptable. Ventre rétracté et dur.
L'opération montre : l'abdomen rempli d'un liquide louche,