LÉSION DE L’ARTÈRE HÉPATIQUE PROPRE
Elle est tout à fait exceptionnelle, et de pronostic fatal, que cette lésion consiste en ligature ou que l’hémorragie reprenne après un spasme momentané. La mort survient par collapsus ou par insuffisance hépatique aiguë, soit dans les heures qui suivent l’opération, soit plus tardivement, au bout de sept à huit jours.
Quelquefois pourtant, la ligature n’est pas mortelle les suites opératoires sont marquées par des accidents dramatiques, avec phénomènes de collapsus cardiaque,
puis guérison (KEuR, ALESSANDRI).
d) LÉSION DE L’ARTÈRE HÉPATIQUE DROITE
L'arière est blessée soit dans des adhérences qui l’unissent au col de la vésicule, soit dans les cas d’artère evstique courte. Dans ce cas, la traction de l'artère cystique coude de l'artère hépatique droite, et la pince mise au ras de la vésicule, mord alors sur l'artère hépatique droite, comme dans le cas de ScnwarTz. Pour cet auteur, cette ligature muelle de l'artère hépatique droite, artère nour-
ricière du lobe droit, serait une cause de mort irop sou-
en
vent méconnue après une opération en apparence simple
et normale.
e) MAUVAISE LIGATURE DE L'ARTÈRE CYSTIQUE
L'artère cystique, outre ce danger qu’elle constitue pour l'artère hépatique droite, peut être mal liée. Le glissement de la lignature à diminué de fréquence, depuis qu'on ne prend plus en une ligature en masse le canal et l'artère. Il est habituellement précoce et demande, après réouverture, une nouvelle ligature, suivie éventuellement d’un tamponnement et d’un traitement médical énergique.
La « cholécystectomie transcervicale », proposée par CaDENAT, où on lie l’artère cystique bien découverte, après section du cholécyste au niveau du col et ablation de la vésicule, et avant de poursuivre le canal cystique vers le carrefour ; la cholécystectomie sous-séreuse, où on lie les branches de l’artère cystique lorsqu'on les rencontre au cours du clivage, sont beaucoup moins dange-
reuses dans le cas d’artère cystique courte.
f) HÉMORRAGIES DU LIT DE LA VÉSICULE
Ces hémorragies sont très fréquentes et toujours sérieuses. Elles sont dues aux lésions du foie ou des adhérences et se voient davantage dans la cholécystectomie du fond vers le col, où le plan de clivage est plus difficile à trouver. Il faudra assécher minutieusement le lit de la vésicule et les adhérences sectionnées. Les hémorragies surviennent soit pendant les heures qui suivent l’opération, soit à l’ablation des mèches (obs. ect. 65) : elles pourront alors demander une réouverture de la plaie,
pour tamponnement sous le contrôle de la vue.