LS
g) HÉMORRAGIES DIVERSES
Nous citerons l’hématome de la paroi qui peut suppurer, les hémorragies par résorption trop rapide des fils de ligature (HEINECK).
Dans l’ensemble, ces hémorragies, dont le point de départ est souvent difficile à apprécier, sont graves. Corte estimait, en 1908, que 20 % de ces hémorragies comportaient une issue fatale. Elles peuvent, en tous cas, se produire en dehors de toute faute d'hémostase, notamment pour les saignements en nappe du lit vésiculaire, traduisant un trouble grave de la fonction hépatique. C’est ce processus hémorragique qui explique les gingivorragies, les hémorragies cutanées, voire les hématémèses (KEHR) de ces opérés, et Île traitement médical énergique qu'il faudra toujours associer au traitement
local,
2° Lésions des voies biliaires
Les lésions des voies biliaires déterminent, suivant leur nature (blessure ou ligature), des cholerrhagies ou des ictères, mais ces derniers se voient plutôt dans les accidents tardifs.
La cholerrhagie, dans ces interventions, porte Sur une bile infectée et entraîne une péritonite eloisonnée ou diffuse, celle-ci habituellement fruste, mais toujours rapide et fatale. Cette cholerrhagie peut relever de diverses étiologies : ruplure de la vésicule, mauvaise ligature du eystique, blessure de la voie principale. Nous allons les étudier successivement. On à décrit d’ailleurs quelques cas (le péritonites hiliaires chez le lithiasique, sans per. foration des voles biliaires.
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a) RUPTURE DE LA VÉSICULE
La vésicule peut se déchirer au cours de l'intervention, surtout dans la cholécystectomie sous-séreuse (Desma- REST) ; souvent, elle est’ d'une friabilité anormale, se détachant parfois « comme une poire mûre » (deux cas de GAupin, in Thèse de Brérécné). Comme la bile est toujours très septique dans les cholécystites aiguës et qu'elle l’est encore dans 60 % des cholécystites chroniques, on devra protéger le champ opératoire par des com-
presses contre une irruption de bile éventuelle.