NERO DÉC TLO TN
Très en faveur dans les débuts de la chirurgie, déjà laissé un peu de côté au moment de la découverte de la péritonisation, le drainage a vu son rôle se réduire encore davantage avec la chirurgie aseptique telle que nous la pratiquons de nos jours. Beaucoup de chirurgiens, en effet, confiant dans le rôle de défense, rôle réel et effectif du péritoine, ne drainent plus après des interventions septiques dans la cavité abdominale. C'est ainsi que le Professeur OMBREDANNE, dans un rapport sur l’appendicite aiguë présenté en 1920 à la Société de Chirurgie, préconise la fermeture sans drainage, appliquant la formule « l'appendice est tout, le péritoine n'est rien ».
Certes, s’il est une intervention ou l’ablata causa trollilur effectus des anciens trouve son application, c’est bien dans l’appendicectomie et dans la majorité des cas on enregistre un succès opératoire. Cependant il est des cas, et ils ne sont pas rares, où, même l’appendice enlevé, on se rend compte que le péritoine ne se défendra pas tout seul et qu’il faudra l’aider. I1 faut encore et surtout l'aider lorsque l’ablation de l’appendice n’a pu être effectuée. Dans ces cas, dont le chirurgien est seul juge, le drainage retrouve donc toute sa valeur utilitaire et il faut l’'employer systématiquement car bien souvent il sera le facteur essentiel de la guérison.
Conseillé par M. le Professeur GuyoT, nous avons décidé de consacrer notre thèse à l'étude critique du drainage à la Mickulicez dans l’appendicite suppurée et les abcès appendiculaires.
Après un rapide historique du drainage capillaire en chirurgie, nous étudierons successivement la constitution du Mickuliez, son rôle et les reproches qui lui sont adressés, puis nous poserons des conclusions basées sur nos
observations.