‹ Contribution à l'étude critique et expérimentale de l'Action des Circuits oscillants: Leur application en Physiologie végétale et en technique agricoleChapitre 14 sur 50 · ROUE EE SV CR ET · texte numérisé non relu

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Il est plus logique de mesurer expérimentalement cette longueur d’onde. Certaines de ces radiations cellulaires ont pu être localisées dans l’in-

frarouge (Corynactis viridis) d’autres dans Pultra-

violet (racines des oignons) d’après les travaux de Gurwitsch et Frank, en Russie, de Reiter et Cabor, en Allemagne, d'Albert Nodon, en France.

On peut aussi obtenir l’ordre de grandeur de la longueur d’onde en assimilant le circuit à un dipôle de Hertz.

De nombreuses expériences ont permis de mettre en évidence le rayonnement des êtres vivants. L’un des exemples les plus frappants reste celui de Corynactis viridis (Fig. 10), petit animal maritime unicellulaire. Cet animalcule ne mesure pas plus de 0,1 mimi. mais possède un circuit oscillant in-

terne très nettement formé. Le filament est enroulé

assez régulièrement en forme de bobine de selfinductance, ce qui permet d'évaluer l’ordre de grandeur de cette constance. La longueur d’onde du Corynactis viridis serait plus grande que celle de la partie visible du spectre lumineux. Elle se

place dans la gamme des ondes infra-rouges.

On obtient d’ailleurs un ordre de grandeur de la longueur d’onde, en tenant compte de la longueur du filament du noyau de la cellule. La fréquence d’oscillation la plus basse du filament nucléaire, isolé à ses deux extrémités, est celle qui correspond à l’oscillation d’un dipôle de Hertz, qui aurait la même longueur que ce filament. Mais il est bien évident que, d’une part, la fréquence peut être

notablement moindre, en raison de l’accroissement de self-inductance résultant de l’enroulement du

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Fig. 10. — Dessin agrandi 1.000 fois du Corynuclis viridis. On voit nettement sur cette petite bête marilime, qui ne mesure pas plus de C,1 "M, des circuits interars formant self-inductance en raison des spires. I/’analogie avec une bobine de self-induction est ici frappante. Dans l’animal vivant, on voit les spires se rapprocher et s’écarter les unes des autres, €ce qui produit des modifications dans la longueur d’onde, en altérant à la fois la capacité et la self-inductance de cet étrange circuit déformable.

filament nucléaire en forme de bobine ; d’autre

part cette fréquence peut devenir supérieure, parce

NE

que l’oscillateur cellulaire peut vibrer sur de nombreux harmoniques supérieurs de la fréquence fondamentale. »

Ceci dit, revenons à notre sujet.

Nous avons écrit plus haut : « Tout être vivant émet des radiations ».

Or, nous savons que l’émission de radiations implique nécessairement un phénomène oscillatoire.

L'organisme le plus élémentaire est constitué par une cellule unique, par conséquent l'oscillation biologique la plus simple sera celle qui se manifeste dans cette cellule unique.

Pour mieux être compris, qu’il nous soit permis d'émettre le corollaire suivant

Toute cellule vivante doit la vie à son noyau, qui est le siège d'oscillations et rayonne des radiations.

Mais alors quelles sont ces radiations et d’où viennent l’énergie qu’elles mettent en jeu ?

Supposons un instant que les dimensions géométriques du circuit oscillant diminuent jusqu’à devenir microscopiques. La spirale et la capacité du circuit sont microscopiques, mais existent tout de même. Par conséquent, le circuit pourra osciller, soit sous l’action de causes que nous déterminerons et sur une longueur d’onde de plus en plus petite

Nous savons que dans la cellule il y a un noyau (voir figure 5).

Or, ces noyaux sont de véritables circuits électriques avec self-inductance et capacité : ils peuvent, par conséquent, osciller.

Ces circuits oscillent sur diverses longueurs c’ondes, dont la grandeur dépend essentiellement des valeurs des spirales et des capacités. Les ondes qu’ils rayonnent sont donc d'origine électromagnétique, en raison de la nature des circuits et de très haute fréquence, en raison des ‘faibles dimensions des organes en question.

Constitution du circuit oscillant cellulaire. — Les détails de la conformation cellulaire apparaissent clairement sur les dessins que nous reproduisons, d’après Henneguy.

Une cellule est donc composée d’un noyau central plongé dans le protoplasma, qui est entouré lui-même d’une enveloppe semi-perméable, mobile

L'examen du noyau révèle l'existence de petits filaments entortillés constituant de véritables circuits électriques.

La figure 11 montre un fragment de ces filaments, dont l’intérieur est formé de matières organiques ou minérales conductrices, el revêtu extérieurement d’une enveloppe tubulaire en matière isolante, à base de cholestérine, plastine et d’autres substances diélectriques.

Aïnsi ces organes constituent un circuit électrique doué, par construction, de self-inductance et de capacité, qui peut être entièrement assimilé à un circuit oscillant.

Ces circuits à faibles valeurs de la spirale et de la capacité peuvent ainsi, sous l'influence d’une cause dont nous parlerons, osciller à une très gran-

eo

de fréquence et rayonner autour d’eux des radiations sur des longueurs d’ondes diverses, de même que les cellules du ver luisant rayonnent des radiations visibles.

Fig. 11. — Filaments du noyau d’une cellule. A gauche, fragments des filaments du noyau d’une cellule. On remarque leur structure tubulaire. A droite, noyau de la glande salivaire de la larve de Chironomus plumosus (d’après Balbiani).

La capacité et la spirale de ces circuits élémenaires sont toutefois fort complexes ; elles dépendent de la forme et de la longueur des filaments de ses boucles, de ses sinuosités, ainsi que des dimensions relatives de la cellule par rapport au

filament.

Au bout d’un certain temps, il se produit, dans le protoplasma, deux pôles attractifs, les filaments s’orientent, se séparent, puis se réunissent autour de chaque pôle et la cellule se divise : cest la division cellulaire. (Fig. 12).

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Fig. 12. — Différentes phases de la division indirecte de la cellule

‘1. Cellule à l’état de repos, avec son noyau et son centrosome, accompagnés de la sphère attractive ; 2. Noyau isolé montrant la formation du filament aux dépens du réseau nucléaire, Île dédoublement de la sphère attractive et l‘ébauche du fuseau chromatique ; 3. Dédoublement longitudinal du filament :; 4. Sectionnement du filament en quatre paires de chromosomes et dépression du noyau aux pôles sous l’action des asters : 5. Les rayons des asters pénètrent dans le noyau et la membrane disparaît aux deux pôles ; 6. Stade de la « plaque équatoriale » : les chromosomes s’orientent dans un plan perpendiculaire à l’axe du fuseau ; 7. Séparation des chromosomes qui se portent respectivement vers chaque sphère attractive ; 8. Cellule dont le corps cytoplasmique commence à s’étrangler en son milieu et dont chaque moitié renferme un noyau en vaie de reconstitution ; 9. Deux cellules-filles résultant de la division de la cellule (d’après Henneguy).

Chaque cellule peut donc devenir le siège d’oscillations à très haute fréquence produisant des radiations invisibles sur une gamme voisine de celle de la lumière.

Lakhovsky a calculé la self-inductance probable Ges circuits entremêlés du Corynactis viridis, la capacité est très difficile à déterminer. Mais se basant sur des valeurs moyennes, il trouve une radiation localisée dans le domaine de l’infra-rouge.

On peut grossièrement obtenir la longueur d’onde en mesurant la longueur du filament et en la multipliant par 2, car il est probable que les cellules, dont les filaments sont isolés aux deux extrémités vibrent en demi-ondes, c’est-à-dire ont une longueur d’onde environ double de la longueur du filament, de même que ies dipôles électriques de Hertz.

Ces méthodes ne donnent qu'un ordre de grandeur.

C’est ce phénomène de radiation qui constitue le fameux sens mystérieux des oiseaux et des insectes, l’instinct spécial imaginé par les naturalistes,

Le ver luisant produit sa lumière par rayonnement interne.

C’est aussi le rayonnement sur fréquence différente qui donne aux insectes une sorte d’odorat développé.

C’est le même rayonnement qui crée et entretient la vie, ou tout au moins est une manifestation directe et inséparable.

Ce sont aussi les radiations émises par les cellules ovariennes de la femelle du bombyx qui attirent les mâles.

Ce sont aussi les radiations émises par les microorganismes de la putréfaction qui attirent les mouches bleues et les nécrophotes.

Ce sont encore les radiations qui guident les hi1boux, les lemmings, les chauve-souris vers les animaux qu'ils trouvent à grande distance pour se nourrir.

Ce sont toujours les radiations émanées du colombier qui guident le pigeon-voyageur.

Et tout ce qui était mystère hier s'explique aujourd’hui.

La nouvelle théorie, que nous défendons, projette une vive lumière sur toutes ces énigmes de la radiation et de la vie elle apparaît dans son principe susceptible d'applications fécondes, comme la clé de voûte du grand problème.

Les travaux de Georges Lakhovsky ont été confirmés par les récentes expériences de MM. Gurwetsch et Franck, ainsi que par celles de M. Albert Nodon, président de la Société Astronomique de Bordeaux, qui poursuit depuis des années l'analyse des phénomènes « actinoélectriques >» produits sur l'organisme vivant par les ondes de très courte longueur.

Ces recherches portent, en particulier, sur la radioactivité des végétaux et des animaux.

M. Nodon a comparé, à l’aide d’électromètres appropriés la radioactivité des animaux et des

végétaux à celle des substances minérales radioactives, telles que les sels d’üuranium et de radium.

Il ressort de ses”expériences que la soi-disant « radio-activité > des feuilles d’hortensia, de pelargonium, de poireau, de dahlia, de lierre, de grains de pollen, de gousse d’ail, oignon, pomme de terre fraîchement déterrée est comparable à

celle de l'uranium, autrement dit qu’elle produit la décharge de l’électromètre en un temps de 25

à 500 secondes, suivant la nature et la masse du tissu organique.

Les animaux, scarabées dorés, noirs, verts, les mouches, les araignées et autres insectes vivants présentent une radioactivité comprise entre 3 et 15 fois celle de l’Uranium à masse égale.

Nous ferons remarquer, ce qui confirme notre théorie, que les plantes et les animaux morts ne présentent plus aucune radioactivité appréciable, tant il est vrai que la radiation propre est nécessaire au phénomène de la vie. Cette radioactivité n’est, en effet, que la manifestation de l’oscillation cellulaire. Supprimez le noyau, vous supprimez l’oscillation et la cellule ne vit plus.

De ces faits et des mesures analogues faites sur l’homme, M. Nodon conclut, dans la Revue Scien-

lifique du 22 octobre 1923 t. LX. p. 609 : « Il résulte.

des faits précédents que les cellules vitales du corps humain émettent des électrons provenant d’une véritable radioactivité, dont l'intensité paraît être beaucoup plus considérable que celle décelée sur les insectes et sur les plantes. »

fus,

Qu'il y ait une émission d'énergie par les êtres vivants ou une réémission qui suppose une captation préalable, le fait n’est päs douteux. Mais ii s’agit de savoir s’il y a fransport d'énergie par des électrons ou transmission par des ondes.

Il est difficile, à notre avis, d'admettre que des électrons puissent être transportés à des distances aussi considérables que celles qui sont mises en jeu dans les phénomènes biologiques les plus mal connus, tels que ceux de l’instinct des animaux, de leur orientation, de l'entretien et la conservation de leur vie.

Il est fort probable que les électrons n’apparaissent que localement par suite de la polarisation électrique des tissus organiques, du fait de véritables phénomènes d’induction et détection, dont les ondes sont l'objet dans l’organisme, par suite de l'oscillation du circuit du noyau cellulaire.

M. Nodon a obtenu dans la chambre noire des sortes de radiographies spontanées en plaçant directement les sujets vivants (plantes, insectes) sur la plaque photographique. Des images nettes furent cnregistrées au bout de plusieurs heures d’exposition et le savant expérimentateur conclut : « I! semble probable que la matière, sous l’action des radiations de longueur d'onde inférieure au diamètre de l’électron, doit subir des modifications particulières d’ondes inconnues, communiquant peut-être à cette matière des propriétés nouvelles différentes de celles que leur communiquent les radiations de longueur d’onde beaucoup plus grande, extérieures aux électrons. »

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À notre avis, l'explication est plus facile, nous sommes imprégnés par les champs de la radiation cosmique, qui comprend toutes les gammes d’ondes, depuis les plus grandes jusqu'aux plus petites. Il est évident que la radiation cosmique induit dans les noyaux cellulaires de l’organisme des phé romènes électriques et, réciproquement, que les phénomènes intérieurs de l’organisme, notamment la nutrition, mettent en jeu des oscillations électriques cellulaires.

La théorie de l'oscillation des êtres vivants rend compte de ces phénomènes. La cellule vivante est un véritable oscillateur et résonateur électrique.

Les constantes sont déterminées par la forme et la nature des substances qui la constituent. Le renouvellement de ces substances par la nutrition donne naissance à des actions électroniques locales, issues des électrons libérés par les réactions chimiques de l'organisme vivant, qui modifient les constantes électriques du noyau de la cellule.

Mais les radiations émises par les êtres vivants ne sont pas exclusivement des radiations radioélectriques, nous savons qu’ils émettent des radiations caloriques et infrarouges, des rayonnements Jumineux (vert luisant, champignons, microorg'anismes et animalcules).

Gurwitsch et Franck (comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences, 4 avril 1927, page 983, sur les rayons mitogéniques et leur identité evec les rayons ultra-violets) ont mis en évidence les « rayons mitogéniques » qui émanent des tiges et des racines de végétaux fraichement coupés

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parce que le noyau cellulaire n’est pas encore détruit. Grâce à leurs mesures, ces rayons ont pu être identifiés avec les rayons ultra-violets.

Louis de Broglie n’a-t-il pas d’ailleurs démontré que l’électron n’est, en somme, qu'un système d’ondes.

Ainsi n’est-il pas impossible de concevoir que les radiations cosmiques peuvent intégrer ou désintégrer les électrons dans l’atome, avant que les travaux actuels du professeur Millikan ne viennent nous en apporter la certitude.

Chaque année on démontre l'existence de radiations cosmiques de plus en plus pénétrantes et, à l'heure actuelle, rien ne fait prévoir ou pressentir une limite à la réduction des ondes ultra-courtes. L'analyse des fréquences les plus élevées n’a été arrêtée que par les imperfections des appareils d'investigation.

Dans ces conditions pourquoi, comme le fait M. Nodon, faire appel à la notion nouvelle d’un « atome vivant » ?

N’est-il pas pius simple de conclure que les orsanismes vivants, végétaux ou animaux, sont des systèmes électromagnétiques normalement en équilibre sous l'effet du champ de radiation cosmique externe et des réactions internes telles que celle de la nutrition. [’excès ou l'insuffisance de l'amplitude ou de la fréquence des radiations doit entraîner le déséquilibre oscillatoire, qui est fatal à l'organisme. Pour que cette circonstance se produise il suffit que les caractéristiques de la radiation varient. La variation modifie alors le fonc-

Re.

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