‹ Contribution à l'étude critique et expérimentale de l'Action des Circuits oscillants: Leur application en Physiologie végétale et en technique agricoleChapitre 6 sur 50 · BUFFON · texte numérisé non relu

BUFFON

Le travail que nous présentons est un travail expérimental et de bonne foi. Entrepris pour vérifier des faits affirmés par divers expérimentateurs et qui, au premier examen, paraissaient inexrlicables, voire même invraisemblables; poursuivi systématiquement avec une curiosité doublée de quelque scepticisme, il se termine, sinon par l'adhésion complète à une théorie, du moins par la confirmation des résultats obtenus en « Physiologie végétale » par les premiers chercheurs et que nous avons retrouvés.

Ces résultats justifient-ils toutes les hypothèses audacieuses de G. LAKHOVSKY ? Nous ne l’affirmerons pas expressément. [1 y a cependant des faits nettement observables par tout le monde. BUFFON écrivait déjà : « Rassemblons des faits pour avoir des idées ». Nous apportons des faits seulement, laissant à d’autres plus qualifiés le soin d’édifier la théorie définitive qui les expliquera.

Jusqu'ici toutefois l'hypothèse de travail de G. LAKHOVSKY contient la seule explication qui nous soit proposée, aussi l’avons-nous exposée longuement et pour en éviter l’interprétation défectueuse nous sommes-nous imposé d’en citer de larges extraits. Nous l’avons illustrée par de nombreuses figures que d’aucuns trouveront évidemment extrémement schématiques, tandis que d’autres discuteront le bien fondé de la « morphologie et de la physiologie physiques du « circuit oscillant ». C’est de cette confrontation des théories avec les réalités que nous attendons la critique autorisée, peut être même de nouvelles interprétations.

Cette théorie nous l’avons présentée en utilisant

les expériences, les essais mentionnés dans les

nombreuses publications du laborieux auteur du « Secret de la Vie ». Nous n’ignorons pas qu’elle a rencontré beaucoup de scepticisme ou plus simplement beaucoup d’indifférence. Il est toujours plus facile de critiquer « a priori >» que de baser son apinion sur la vérification attentive des faits.

Dans les pages réservées aux « hypothèses de de travail >» émises par LAKHOVSKY on trouvera citées, pour les étayer des constatations indiscutables, des liaisons de faits en apparence éloignés (mais que l’auteur considère comme susceptibles æune même explication), des rapprochements qui, à première lecture, peuvent paraître artificiels nous n’ignorons rien de tout cela.

Peut-être notre exposé contribuera-t-il à faire apparaître des critiques autorisées et fondées sur tout autre chose qu’un « a priorisme » systéma-

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tique. C’est la critique avisée d’une hypothèse qui conduit souvent à la vérité. En ce qui concerne ce travail, il apporte des faits d'observation, des expériences inédites : nous avons tout simplement enregistré les résultats : c’est la partie constructive de notre étude.

Nous avons donc exposé les idées de l’auteur de la théorie des « circuits oscillants », puis nos propres expériences. Une hypothèse de travail peut rester un rêve, elle peut aussi cotoyer la réalité ou même se confondre avec elle : seuls les faits demeurent.

Il y a plusieurs façons de comprendre et de traiter l’étude de l’action des circuits oscillants sur la germination des graines, sur la croissance des plantes, sur la stérilisation des vins.

Nous pourrions par exemple faire un exposé très succint des théories sur les circuits oscillants et citer immédiatement nos expériences.

Nous estimons que ce modeste travail serait nettement incomplet s’il n’était pas précédé d’un résumé des théories de Georges Lakhovsky.

Ce physicien a exposé ses principales théories dans son premier ouvrage :

« Le Secret de la Vie « Les ondes cosmiques et la Radiation Vitale »

Nous lavons donc particulièrement utilisé pour faire notre exposé.

Nous avons parfois, emprunté certaines définitions à d’autres ouvrages de cet auteur en indiquant chaque fois le titre de la publication consultée.

Le secret de la vie

« Les connaissances humaixes positives, écrivait Georges Lakhovsky en décembre 1925, ne sont pas uniquement constituées, comme certains ont tendance à le croire, par l’entassement des faits expérimentaux. Ces faits, en eux-mêmes, ne sont rien sans l’idée qui les cimente, qui les ordonne, qui les classe. L’avenir de la science réside même essenüellement, à l’état de puissance en quelque sorte, dans l'épanouissement de ces idées directrices dans l’hypothèse scientifique à proprement parler ».

« Chaque science en particulier, ajoute-t-il, est un champ d’expérience, dont les relations avec les champs voisins, je veux dire avec les autres sciences, sont pius ou moins rares et difficiles. La médecine, la biologie, les sciences naturelles ont des rapports intimes dont les ramifications s'étendent jusqu’à la chimie. Par contre, elles semblent encore séparées, quelquefois, par des cloisons étanches, des sciences physiques, notamment de l'électricité et de la radio-électricité.

« Chaque progrès dans la marche ascendante de l2 connaissance révèle un point de vue nouveau,

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permet de mieux explorer l’étendue des différentes sciences, de reconnaitre leur état d'avancement ; de constater leurs rapports mutuels et l’aide qu’elles peuvent apporter les unes aux autres.

« Les découvertes les plus récentes de la physique ont précisément perntis de ramener à l’unité les multiples phénomènes qu’elle prétend analyser par l’étude de toutes les radiations. Ce nouveau champ d'action est singulièrement fécond si l’on songe que toutes les acquisitions les plus nouvelles de la physique, et par suite des sciences appliquées, appartiennent au domaine des radiations...

« Jusqu’à ce jour, cette notion originelle de radiation qui semble être à la base de toute connaissance positive, n’a quitté le domaine des sciences physiques que pour celui de l’industrie, sans apporter aucune contribution importante aux sciences naturelles, dont le développement paraît surtout limité à celui de la chimie organique.

« Je crois que l'heure est venue d’étendre le champ et les moyens d’action de la biologie en la dotant d'instruments nouveaux empruntés aux derniers progrès des sciences physiques. Ma théorie de l’origine de la vie, qui fait l’objet de cet ouvrage. doit être cette idée nouvelle qui relie l’un à l’autre deux domaines de la science qui s’ignoraient jusqu’à ce jour.

« De nombreuses hypothèses, sur lesquelles nous n’insisterons pas, ont été suggérées pour expliquer les origines de la vie et les phénomènes biologiques. Signalons seulement que les plus récentes s’imagi-

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nent simplifier le problème en ramenant ces phénomènes si complexes à des phénomènes purement: chimiques ou mécaniques. En raison du développement sans précédent des nouvelles acquisitions si fécondes de la physique, les dernières hypothèses biologiques apparaissent un peu simplistes. Enfin. critérium suprême, elles ne donnent aucune explication satisfaisante de certains phénomènes primordiaux que ma théorie parvient à expliquer.

« Jetons un regard vers ces points obscurs de la biologie sur lesquels nous désirons faire la lumière. Parmi les faits les mieux étudiés par les naturalistes et les entomologistes nous trouvons tous ceux qui se rapportent au problème de linstinct ou du sens spécial des animaux ; malgré l’accumulation de ces faits expérimentaux, précis et indiscutables, aucune explication nette n’en a été fournie. Ma théorie de la radiation des êtres vivants, confirmée par des expériences affirmatives, s'accorde avec ces faits dout elle découvre le sens caché.

« De même l'orientation du vol des oiseaux, les. Lvroblèmes de la migration trouvent leur explication dans les phénomènes d’autoélectrisation des êtres animés.

« Qu'est-ce donc que la radiation universelle des êtres vivants ? Ma théorie en expose simplement les principes fondamentaux et en réveéle la nature. En s'appuyant sur les découvertes les plus récentes de la science dans le domaine des radiations, elle démontre en s’aidant d’analogies très élémentaires, que la cellule, organisme essentiel de tout être

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vivant, n’est autre qu’un résonateur électromagnétique susceptible d'émettre et d'absorber des rayonnements de très haute fréquence.

« Ces principes fondamentaux englobent la biologie toute entière.

« La vie ? C’est l'équilibre dynamique des cellules, l'harmonie de ces rayonnements multiples qui réagissent les uns sur les autres.

« La maladie ? C’est le déséquilibre oscillatoire des cellules, provenant de causes extérieures. C’est en particulier, la lutte de la radiation microbienne contre la radiation cellulaire. Car le microbe, être unicellulaire, agit également par sa radiation. Si la radiation microbienne triomphe c’est la maladie el — au bout de la résistance vitale — la mort. Si la radiation cellulaire emporte c’est le retour à la santé.

« L'intérêt de ma théorie parait d'autant plus réel qu’elle est mieux confirmée par des essais récents qui, par la guérison des plantes cancéreuses semblent ouvrir la voie à une nouvelle thérapeutique du cancer, cette terrible maladie, que l’on a en vain essayé de combattre. Les applications de ma théorie qui permettent de rendre aux cellules toute l’activité de leur radiation, donneront, à mon avis un traitement spécifique du cancer, en particulier, et des maladies dues à la vieillesse en général. On ne saurait à l’heure actuelle, assigner, à l’avance, aucune borne à ces progrès considérables que ma théorie permet d'envisager. J'espère que lavenir me donnera raison.

« En dehors de ses applications pratiques immédiates, ma théorie permet d’expliquer, grâce au rôle de la radiation pénétrante, le processus de l’origine de la vie, la différenciation des cellules et des espèces vivantes, le phénomène de l’hérédité, en un mot tous les graves problèmes dont l’ensemble constitue les sciences biologiques ».

Le problème de l'instinct ou du sens spécial

des animaux

Qui parmi nous n’a pas entendu parler de linstinct ou du sens spécial des animaux ? Ce sens spécial est des plus troublant, mais aucune explication logique, indiscutable, n’a pu être donnée jusqu’à présent.

Comment, en effet, expliquer la facilité avec laquelle certains animaux parviennent à se diriger infailiblement pendant de longs parcours, tels les pigeons voyageurs qui, éloignés de plusieurs ceniaines de kilomètres, retournent à leur colombier, comme les oiseaux migrateurs qui, nuit et jour, volent en ligne droite, traversant les terres et les mers vers un but bien déterminé ET QU'ILS NE PEU- \VENT VOIR, d’abord à cause de l’éloignement et ensuite surtout parce que la terre est ronde ?

Appeler ce phénomène INSTINCT Où SENS SPÉCIAL, n’explique rien, ce ne sont que des mots creux utilisés pour masquer notre ignorance et surtout notre impossibilté de trouver une explication logique.

Ce sens de la direction pourrait, au contraire, très bien s'expliquer en émettant l'hypothèse que

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les animaux sont capables d'émettre et de recevoir des radiations sur très courte longueur d'onde.

Remarquons, par exemple, que chez le pigeon voyageur, cette faculté d'orientation, n’est pas spontanée, mais exige plutôt un entraînement pour atteindre son complet développement.

Examinez l'oiseau qui s'élève dans les airs pour la première fois. Il ne prend pas brusquement son vol, il ne part pas immédiatement en ligne droite.

Mais décrit, autour du colombier, un certain nombre de circuits, et cela même dans la nuit. C’est à ce moment seulement qu’il prend sa direction.

Cette habitude de tourner en rond, avant le vrai départ, est constante chez tous les oiseaux se disposant à entreprendre un voyage de migration. Les canards sauvages, les sauvagines, les hirondelles r’échappent pas à cette loi.

Le 2 juillet 1924, il y eut, à la station radiotélégraphique de Paterna, près de Valence, en Espagne, un lacher de pigeons voyageurs. Or ce lacher eut lieu près de l’antenne du poste juste au moment d’une émission. Les pigeons, au lieu de décrire leurs cercles et piquer droit vers la direction qu’ils connaissaient bien, se mirent à tourner en rond, Complètement désorientés et incapables de retrouver leur chemin.

Cet essai fut répété à plusieurs reprises avec toujours les mêmes résultats, résultats qui prouvent bien que, sous l'influence des ondes électromagnétiques, le sens de la direction, chez les pigeons, est complètement anihilé.

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