‹ Contribution à l'étude d'un complexe biologique: la piéride du chou (Pieris brassicae L.) et ses parasites hyménoptèresChapitre 16 sur 96 · RÉPARTITION DU T. EVANESCENS EN EUROPE · texte numérisé non relu

RÉPARTITION DU T. EVANESCENS EN EUROPE

Le T. evanescens paraît répandu dans toute l’Europe; il a été obtenu avec certitude en France, en Allemagne, en Italie, en Suisse, en Russie, en Angleterre et en Suède.

Pour les premiers observateurs, ce parasite est apparu comme un auxiliaire précieux, car son action destructive, souvent intense sur les foyers d'observations, arrête à l’origine les invasions d’Insectes nuisibles. Malheureusement son action n’est pas soutenue, et ses centres de multiplication importante sont de peu d'envergure; nous en voyons la cause dans la brièveté de son cycle évolutif l’'empêchant de se multiplier aux dépens d’un seul hôte, et dans son extrême polyphagie, qui favorise la dispersion des pontes. Il faudrait toutefois faire une exception pour le soi-disant Trichogramma de TRotrzky obtenu des œufs de Rhynchites auratus.

La diffusion des foyers parait se faire très lentement; on trouve toujours par groupe les œufs parasités (MARCHAL, 1912; Parzror, 1913), quel que soit l’hôte auquel ils appartiennent. Mais le taux du parasitisme est souvent très élevé; par exemple PourTiErs (1922) a constaté dans la région de Menton que 60 % des œufs de Pyrale du maïs (Pyrausta nubilalis Zell.) étaient détruits par le Trichogramma; TRAGARDH (1923) signale qu’en 1919 dans le Sud de la Suède le parasitisme aux dépens de Lyda signata L. est de 90 %, par contre il tombe à 5 % en 1923; VæLKkEL (1925) écrit que 80 % des œufs de Mamestra et de Pieris sur les Choux étaient parasités par place près de Berlin en 1924.

Les causes de ces multiplications locales excessives ne sont pas toujours faciles à dégager; elles paraissent avoir beaucoup plus de chances de se produire dans les régions où la faune entomologique est très variée. Au contraire dans les grands vignobles, où cette faune est plus restreinte, le T. evanescens se maintient avec plus de difficultés et son action utile est toujours faible : le parasitisme n’y atteint qu’exceptionnellement 8 % (PAILLOT) et même le parasite peut momentanément disparaître (FEYTAUD).

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