‹ Contribution à l'étude d'un complexe biologique: la piéride du chou (Pieris brassicae L.) et ses parasites hyménoptèresChapitre 19 sur 96 · ET ES · texte numérisé non relu

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(1922) lidentifie au Microgaster cratægi Ratz. Cependant RATZEBURG (1844) dans les quelques lignes qui szivent la description de son Microgaster dit qu’il est différent du M. glomeratus L., obtenu par NEES d’Aporia cratægi. (1.)

ÉTUDE BIOLOGIQUE

De très nombreux travaux ont été publiés sur Ce Braconide; notre contribution à la connaissance de sa biologie ne saurait qu’être modeste. Pour la compréhension des interactions entre les espèces étudiées, parmi lesquelles À. glomeratus tient un des premiers rôles, il convient de rappeler ses mœurs et de l’étudier dans notre région de recherches. Nous préciserons en même temps certains détails mal connus de sa biologie.

L’adulte quitte le cocon tissé par la larve après avoir découpé à l’aide de ses mandibules une calotte sphérique à l’une des extrémités du cocon. Il est facile scus le microscope binoculaire de suivre cette manœuvre. La partie que devra soulever l’adulte se reconnaît dès la fin du tissage du cocon par une ligne de moindre résistance parfaitement visible. Si on doit ouvrir des cocons pour des observations quelconques, en introduisant la pointe d’une aiguille à cet endroit du cocon, on fait sauter la calotte, sans risquer de blesser la larve.

L’accouplement a lieu aussitôt après la sortie du cocon. En règle générale les mâles d’un même amas de cocons sortent les premiers; ils restent souvent sur les cocons, les parcourent en tâtant avec les antennes, et attendent la sortie des femelles. L’accouplement en lui-même ne présente rien de particulier, si ce n’est la violence du mâle et sa grande ardeur; il ne dure parfois qu’une demi-minute. Il n’est pas douteux que les mâles savent reconnaître la présence -des femelles encore enfermées dans leur cocon car. ils le manifestent par les vibrations de leurs aïles. L'évolution un peu plus rapide des mâles, leur habitude de guetter la sortie des femelles dans le voisinage du lieu de leur naissance, se retrouvent chez plusieurs autres Insectes parasites vivant en groupe; le rapprochement des sexes s’en trouve facilité et la conservation des espèces dont les femelles vierges ne donnent que des mâles est ainsi assurée. Tel est en particulier le cas de l’A. glomeratus (GAuTIER, 1919). L’accouplement a été décrit en détails par MarrezLt (1907).

Les adultes se nourrissent d’eau sucrée, et sans doute dans la nature

| du nectar des fleurs; nous en avons vu aussi attaquer avec leurs man-

dibules des feuilles de Chou et se nourrir du parenchyme mis à nu; ils s’abreuvent aussi aux points attaqués par les chenilles. Cette observation est à rapprocher de celle de GourEAu (1845) sur Microgaster globatus L. <

PORTES journée; chaudes, la ponte peut commencer aussitôt après la naissance des adultes; elle se poursuit pendant toute la vie, qui

(1) Le genre Apanteles n'a été créé qu’en 1862 par FOERSTER.

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