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est pas partout ainsi, en particulier dans la région de Montpellier (PrcaRD).
Les amas de cocons d’Apanteles ne se rencontrent qu’exceptionnellement sur les feuilles des Choux; les chenilles anpantelisées obéissant aux mêmes tropismes que les chenilles saines, on oberve des groupements d’amas de cocons d’Apanteles comme on observe des groupements de chrysalides de P. brassicæ; cocons et chrysalides se trouvent aux mêmes stations. Ces groupements sont très désaventageux pour lespèce; ils constituent des masses attractives puissantes pour les ennemis de l’Apanteles, qui font ainsi des ravages dans ces colonies souvent très denses, Ils contribuent à multiplier le nombre des espèces s’attaquant occasionnellement à ce Braconide. Nous avons pu ainsi isoler 17 espèces différentes d’Hyménoptères parasites de l’A. glomeratus, auxquels il faut encore ajouter de nombreux prédateurs, dont les fourmis du genre Crematogaster.
POLYPHAGIE DE L'A. GLOMERATUS. --— ADAPrATION A P. BRASSICÆ. RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE.
A. glomeratus a été obtenu par tous les auteurs qui ont étudié les parasites de la Piéride du Chou. Son aire de dispersion paraît très grande : MARSHALL (1890) lui assigne comme patrie l’Europe en général et toutes les contrées adjacentes.
I1 serait le parasite habituel de tous les Lépidoptères du genre Pieris (MARSHALL) : on l’a obtenu avec certitude de Pileris rapæ L. (GAUTIER, 1919) en France, de P. daplidice L. en Russie et de P. monuiste L. au Brésil. Il a été élevé de Aporia cratægi L., Vanessa urticæ L., Macroglossa stellatarum L., Smerinthus populi L., Notodonta zig-zag L., Zygæna ephialtes L., Abraxas grossulariata L., Phigalia pedaria L., Bembecia hylæiformis L., Porthetria dispar L., Euproctis chrysorrhea L., Phlyctænia ferruginalis Hbn., Lymantria monacha L., et Liparis auriflua L.
Au cours de nos visites dans les plantations de Choux, nous avons toujours ramassé toutes les chenilles-de P. rapæ que nous trouvions; nous n’en avons jamais obtenu l’A. glomeratus. Nous ne dirons pas que le parasitisme de ce Braconide sur P. rapæ n’existe pas; mais il est très rare, GAUTIER avait déjà noté que le taux du parasitisme dans une même plantation qui pouvait atteindre 95 % sur P. brassicæ n’était que de 2 % sur P. rapæ. Dans les années de nos observations, il était certainement encore. plus faible, sinon nul. Il convient toutefois de noter que Rizey a introduit avec succès en Amérique, en 1883, l’A. glomeratus pour lutter contre P. rapæ; d’après CHITTENDEN (1905), il y joue un rôle vraiment utile. Ce qui tient sans doute à l’absence de P. brassicæ ou d'hôtes indigènes plus aptes à être exploités par lui.
Dans la région lyonnaise, les chenilles de P. rapæ furent toujours en quantité infime par rapport à celles de P. brassicæ, ce qui dans une certaine mesure les met à l’abri de l’A. glomeratus; le dépôt isolé des
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œufs de ce Lépidoptère contribue aussi à réduire les chances de parasitisme, Nous ne croyons nullement que l’immunité relative des chenilles de P. rapæ est due à l’homochromie (CUÉNOT) : nous verrons en effet que ce Lépidoptère est exploité avec une intensité plus grande que ne l’est P. brassicæ par l’Anilastus ebeninus Grav., qui pond aussi dans les chenilles jeunes de ces Piérides.
Aporia cratægi est souvent la proie de l'A. glomeratus; de nombreux auteurs, en des pays -différents, l’ont obtenu de cet Insecte. D’après Prcarn (1922), il serait son principal parasite dans la région de Mont- ‘pellier. P. GenreYs (ën litteris) n’a jamais rencontré 4. glomeratus sur P. brassicæ en dehors des générations dé printemps dans la région de Menton, Au contraire à l’automne il est très fréquent au stade primaire dans les jeunes chenilles d’A. cratægi, dans lesquelles il hiverne. GENIEYS nous fait remarquer que les Choux et les chenilles de Piéride sont très rares dans cette région; dans la banlieue lyonnaise, À. cratægi n’est pas indispensable pour le maintien de l’A. glomeratus.
Le parasitisme de À. glomeratus aux dépens des autres Lépidoptères cités n’a donné lieu qu’à un petit nombre d’observations; il semble bien qu’il s’agit d'hôtes de fortune, Picarp n’hésite pas à classer les Vanesses dans cette catégorie et STELLWAAG (1921) met en doute l’attribution de Lymantria dispar L. comme hôte de l’A. glomeratus. re
En conclusion, À. glomeratus est avant tout un parasite de P. brassicæ; nous le considérons comme un parasite électif de ce Lépidoptère. Nous avons désigné (1926) sous cette appellation tout parasite qui témoigne d’une affinité spéciale pour l’un quelconque des hôtes qu’on lui connaît et qui se montre capable de se maintenir et de pulluler uniquement à ses dépens et dans de telles proportions qu’il puisse arriver à lui seul à juguler une multiplication anormale; enfin il doit se retrouver toujours
et partout avec son hôte préféré, À. glomeratus remplit bien ces conditions vis-à-vis de P. brassicæ.