‹ Contribution à l'étude d'un complexe biologique: la piéride du chou (Pieris brassicae L.) et ses parasites hyménoptèresChapitre 38 sur 96 · III. — PIMPLA INSTIGATOR EF · texte numérisé non relu

III. — PIMPLA INSTIGATOR EF

ETUDE MORPHOLOGIQUE ET SYSTÉMATIQUE

Cet Ichneumonide, de la tribu des Pimplini, est très facilement identifiable. C’est le plus grand de tous les ennemis de la Piéride du Chou : il mesure 18 mm. de longueur, Parmi les autres Pimpla, il se reconnaît à sa couleur générale noire, sauf les fémurs et les tibias qui sont testacés-rougeâtrèes, ainsi que les tarses qui sont plus ou moins assombris. Ses ailes sont enfumées; sa tarière est aussi longue que laimoitié de l'abdomen; ses antennes, noires et grêles, sont aussi longues que son corps. Ces caractères suffisent à distinguer P. instigator des deux autres Pimpla, examinator F. etbrassicariæ Poda, qu’on n’obtient quelquefois des chrysalides de P. brassicæ : le premier a les tibias postérieurs maculés de blanc, le second a la tarière nettement plus courte,

ÉTUDE BIOLOGIQUE

L’adulte quitte la chrysalide de son hôte par un orifice pratiqué à l’aide des mandibules dans la région céphalique; sur les chrysalides de P, brassicæ qui sont terminées par une pointe allongée, l’orifice est un peu latéral et très irrégulier; au contraire, sur d’autres chrysalides, dont la tête est arrondie, l’adulte sort par un crifice circulaire, à contour dentelé, découpé dans la partie axiale (Agrotis, Petit Paon, au laboratoire).

Comme le signale PicarD (1922), il est très facile d’observer l’accouplement de P. instigator. Une femelle vierge venant d’éclore est introduite dans une cage contenant des mâles elle exerce à l'instant sur ceux-ci une vive excitation. Ils ont tôt fait de trouver la femelle sur laquelle ils se jettent; l’accouplement a lieu sans préliminaire. Après 20 à 50 secondes, suivant la vigueur des mâles, les deux individus se séparent. Après la pariade, le mâle s’éloigne aussitôt, fait sa toilctte, lisse ses antennes, passe ses pattes postérieures sur les flancs de son abdcmen. La femelle, au contraire, reste en place pendant 15-20 secondes, immobile, puis reprend $on activité. Elle cesse alors, au moins pendant un certain temps, d’exercer une attraction sur les mâles.

Prcarp (1922), après CHEWYREUV, conclut que les femelles du P. instigator ne s’accouplent qu’une seule fois, C’est là une règle qui souffre au

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