‹ Contribution à l'étude d'un complexe biologique: la piéride du chou (Pieris brassicae L.) et ses parasites hyménoptèresChapitre 39 sur 96 · RATS · texte numérisé non relu

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moins quelques exceptions. Une femelle éclose le 15 janvier 1924, au

laboratoire, est aussitôt mise en présence de deux mâles : l’accouplement a lieu ainsi que nous l’avons décrit et la femelle devient ensuite indifférente pour les deux mâles. Nous la laissens avec eux et la cage est posée sur notre table. Le 17 janvier, nous sommes surpris de constater que les mâles s’agitent dans la cage : nous constatons alors un second accouplement, qui dure autant que le premier. Le 26 janvier, un des deux mâles tente un troisième accouplemnt; mais l’acte n’est pas poussé plus avant. Même observation le 28 janvier. Avec d’autres femelles nous avons toujours constaté dans nos cages que plus ou moins longtemps après le premier accouplement, chaque fcis à des dates plus espacées, les femelles redevenaint attractives pour les mâles. Nous n’avons qu’une seule fois observé avec certitude un deuxième accouplement ; toutes les autres fois, les femelles repousssaient le mâle avec leurs pattes de derrrière,

PrcAR», pour illustrer l’ardeur génitale des mâles et leur indifférence pour les femelles fécondées, cite le cas de deux mâles qui tentent ensemble un vain accouplement en présence des femelles. Nous avons constaté de tels faits; il mérite plus d’attention que ne leur en accorde PICARD.

Si on introduit dans une cage contenant des mâles, avec ou sans femelles fécondées, un mâle venant d’éclore, les premiers manifestent la même activité que s’il s’agissait d’une femelle vierge. Ils se jettent sur le nouveau venu et essayent d s’accoupler avec lui. Nous en avons vu réussir à agripper leur organes copulateurs à ceux de leur compagrion et s’immobiliser comme dans un accouplement réel. Bientôt cette attraction du nouveau venu pour ses frères disparait; le calme se rétablit dans la cage. Il n’y sera plus troublé que par l'introduction d’un nouveau jeune mâle ou d’une femelle vierge. Nous avons répété un grand nombre de fois cette expérience, toujours avec le même succès.

Nous avons par contre constaté que des individus mâles ou femelles retirés prématurément de la chrysalide étaient indifférents aux mâles. Il faut donc admettre que l'attraction des femelles vierges sur les mâles tient avant tout à un état particulier des individus fraîchement éclos, commun aux deux sexes. Dans le but de vérifier cette hypothèse, une femelle vierge ne fut mise en contact avec des mâles que dix jours après son éclosion; les tent#ftives d’accouplement furent nombreusés, mais peu violentes. Les mâles éclos depuis plusieurs jours n’exercent pas d'action sur leurs semblables. Par suite, la période la plus favorable pCur le rapprochement des sexes est celle qui suit l’éclosion des femelles; un accouplement reste possible longtemps après, mais il est plus aléatoire.

Les mâles s’accouplent plusieurs fois au cours de leur existence, comme nous l’avons Constaté. Une température de 20° C. est nécessaire pour déclancher l’activité des individus des deux sexes.

Dans les élevages à partir de chrysalides récoltées dans la nature, les mâles éclosent d’une façon générale, avant les femelles et vivent moins

ICngtemps qu’elles. Le tableau ci-dessous précise ces points de biologie de P. instigator :

Ar

I. Lot de chrysalides parasitées récoltées le 17 décembre 1923 : Dates d’éclosion des mâles : 7 janvier {224 (3 individus, à l’étude); 19 mars (2 individus); 22 mars, 9 avril, 16 avril.

Dates d’éclosions des femelles : 15 janvier (à létude); 14 avril, 18 avril, 22 avril.

Durée de la vie des mâles (en jours) : 40, 71, 57, 59, 65, 60, 54.

Durée de la vie des femelles (en jours) : 146, 76, 74, 71.

II. Lot de chrysalides parasitées récoltées en septembre 1925 : Dates d’éclosion des mâles : 5 septembre (2 individus); 6 septembre, 28 septembre; 2 octobre (3 individus); 5 octobre.

Durée de la vie des mâles (en jours) : 34, 38, 37, 50, 57.

Durée de la vie des femelles (en jours) : 29, 38, 52, 39.

Chacun de ces lots a été récolté sur une très petite superficie; les | adultes étaient nourris avec de l’eau sucrée, et les femelles disposaient de chrysalides régulièrement distribuées, dont elles s’alimentaient ou dans lesquelles elles pondaient. Les chiffres que nous donnons sont nettemerft upérieurs à ceux relevés par Picarp (1922); bien que cet auteur ait fait ses élevages l’été, dans une région plus méridionale que la nôtre, nous croyons que 18 à 26 jcurs pour la durée de la vie des adultes sont des chiffres au-dessous de la moyenne. |

Signalons en outre, qu’une femelle d’une autre origine a vécu en captivité pendant plus de 150 jours : éclose le premier janvier 1924, elle s’est échappée de sa cage les premiers jours de juin,

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