‹ Contribution à l'étude d'un complexe biologique: la piéride du chou (Pieris brassicae L.) et ses parasites hyménoptèresChapitre 41 sur 96 · IV-24 44-V-24 40 jours P. rapæ · texte numérisé non relu

IV-24 44-V-24 40 jours P. rapæ

29-IV-24 16-V-24 17 jours P. brassicæ et P. rapæ. 3-V-24 19-V-34 16 jours P. brassicæ.

Si on se rapport au tableau donnant la durée de la vie des adultes, on voit qu’une femelle vierge peut facilement être fécondée par ses fils, ce qu'avait déjà signalé CHEwWYREUv et Picarp. Cette observation n’est pas sans importance pour la conservation de l’espèce.

Œuf et Larve.

L’œuf est d’un blanc brillant, allongé, plus étroit à l’une de ses extrémités qu’à l’autre; il est parfaitement visible à l’œil nu. Son extrémité effilée est légèrement étranglée près du sommet. Il mesure 2 mm. de long et 0,5 mm. au point le plus large. Il est déposé à l’intérieur de la chrysalide.

La larve qui en sort vit en parasite solitaire dans la chrysalide; l’étude comparative avec celle du C. femorata et les dessins que nous en donnons permettront de la reconnaître,

Les chrysalides de P. brassicæ parasitées sont faciles à reconnaître lorsque la larve du Pimpla est arrivée à maturité, L'ensemble du corps de l’hôte devient brun-rougeâtre, l'abdomen est courbé et rigide. Du côté convexe, la membrane souple entre les segments 1-2 et 2-3 de l’abdomen est tendue et a une teinte acajcu brillant. Cet aspect particulier n’est pas spécifique, il est le même avec P. examinator, que nous avons élevé au laboratoire sur P. brassicæ, à partir d’une femelle obtenue de P. rapæ récoltée à l’Estaque (Bouches-du-Rhône).

La larve adulte occupe surtout la partie thoracique de la chrysalide. Si on enlève l’abdomen de la chrysalide, on constate quelques heurès après, que la larve de Pimpla a refermé l’orifice par un tampon de soie blanche. La sécrétion de la soie par la larve du P. instigator est un phénomène normal ; avant sa nymphose elle tapisse de quelques fils l’intérieur de la dépouille de son hôte. Mais jamais elle n’en sécrète en aussi grande abondance que pour obtruer toute communication faite avec l'extérieur. Ces observations sont à rapprocher de celles faites par VOUKASSOVITCH (1924) sur P. examinator F., comme parasite de la Pyrale de la Vigne; si la larve a évolué dans une chrysalide elle s’y nymphose sans faire de cocon; au contraire, Comme parasite de chenille, après avoir dévoré tous les organes de celle-ci, elle abandonne sa dépouille et se fait un cocon près d'elle. La sécrétion de la soie apparaît comme un réflexe déclanché par l’arrivée de la lumière cu par le contact direct avec Pair.

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