IV. — Les Maraptres pu Noyau
‘PAILLOT a reconnu chez les chenilles de P. brassicæ l'existence de , deux maladies de « nature infectieuse, caractérisées par l’altération du noyau de certaines cellules de l’organisme, cellules sangujines et adipeuses principalement », qui rentrent dans la catégorie des Maladies du noyau. La Grasserie du Ver à Soie, les Maladies à polyèdres du Lymantria dispar et du L. monacha sont du même type. Les causes de ces Maladies noyau sont des microorganismes endocellulaires; ParzLor (1926) les classe dans le genre Borrellina, qui se place entre les Bactéries et les Protozoaires. Ces maladies sont héréditaires.
Les chenilles parasitées par B. pieris Paill. ne se distinguent pas extérieurement des chenilles saines; un examen microscopique est nécessaire pour révéler les altérations des cellules. Cette maladie peut provoquer, au cours de l’été, la mort de nombreuses chenilles, surtout parmi les jeunes. Elle peut aussi arrêter le développement des œufs qui ne tardent pas à se déssécher.
Il est au contraüre facile de reconnaître les chenilles tuées par P. brassicæ Paill.; elles prennent au moment de la mort une teinte jaune porcelaine caractéristique sous le ventre; leur hypoderme devient extrêmement ténu; il est difficile de saisir une chenille morte sans la briser.
Tout son intérieur est rempli par an liqude jaune laiteux qui devient noirâtre après deux ou trois jours. Cette maladie est extrêmement contagieuse par voie buccale; elle a décimé plusieurs de nos élevages, quel que soit l’âge des chenilles. Il est vraisemblable que c’est cette maladie que MARTELLI observa en 1907 en Italie ; GAUTIER paraît bien aussi l’avoir rencontrée en Lorraine en 1918 (communication orale).
L'influence de ces deux Maladies dans la limitation des multiplications de la Piéride du Chou dépasse souvent celle des Hyménoptères parasites les plus efficaces, l’A. glomeratus et le P. puparum; mais si leur action est plus meurtrière, elle est plus irrégulière. Dans l’état actuel de nos connaissances, il n’est pas possible de faire des prévisions sur l’action de ces deux infections.
Les Apanteles et les Anilastus, issus de chenilles atteintes d’une Maladie du noyau, paraissent saines; en tous Cas, ils sont incapables de traasmettre la maladie (PArLLoT).
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