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13 à 17,9 45 47 LUKASSOVITCH.
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2202 moy. 47 Id.
260 moy. 45 Id. à
280 const. 15-19 18-21 A Faure J.-C.
300 Les œufs n'éclosent pas VouxassOviTcH.
D'une façon générale, on voit par ce tableau que l'élévation . la iénes pérature a pour résultat d'accélérer Île développement EACS Ac à l’étuve nous ont montré que la durée du cycle évolutif était variable même à température constante. Nous croyons en voir la cause dans la quantité de nourriture dont disposait chaque larve. Tous ces, élevages étant faits sur A. glomeratus, la qualité de la nourriture, c’est-à-dire l'espèce servant d'hôte n’y est donc pour rien. HAsE (1925), dans ses élevages de T. evanescens, à la température constante de 25°, a enregistré des différences dans la durée du cycle évolutif, Ayant conduit ses élevages au moyen d’hôtes différents, on pourrait penser que la cause” de la variation tient à la nature de l’hôte. Nos élevages sur le D. boucheanus, qui donnent des variations aux dépens du même hôte, laissent à penser que c’est la quantité de nourriture qui est la cause déterminante des variations. On constate d’ailleurs, en particulier chez le P. puparum, que les larves privées de nourriture, lorsqu'elles ne meurent pas, sont toujours longues à se transformer.
Les cocons récoltés dans le courant de l’hiver et conservés au laboratoire, nous ont donné les D. boucheanus l’année suivante, avec un maximum vers la fin du mois de mai. L'apparition des adultes serait plus précoce dans les pays méridionaux : VouKassovircx (1924) l’observa du 25 avril au 5 mai, à Toulouse; MARTELLI (1907) dans le courant de la deuxième quinzaine d’avril en Italie. L'activité des adultes ne se manifeste qu’à des températures supérieures à 15 C. La ponte se poursuit très tardivement aux heures chaudes des dernières journées d’automne. Nous avons récolté des pondeuses jusqu'aux derniers jours de novembre (9 et 30 novembre 1924). Nos éducations nous ont montré qu'à partir d’une température moyenne inférieure à 12° C. les larves hivernent.
AIRE DE RÉPARTITION. -— POLYPHAGIE. —— ADAPTATION A L'A. GLOMERATUS
L’aire de répartition de D. boucheanus est très vaste : il paraît répandu dans toute l’Europe, où on l’a obtenu avec certitude en Allemagne, en Angleterre, en France, en Hollande, en Italie, en Russie et en Suisse.
Il existe aussi en Amérique du Nord, vivant aux dépens d’Insectes indigènes ou importés.
D. boucheanus a été signalé comme parasite de 2 Coléoptères, de 29 Hyménoptères, de 15 Lépidoptères et de 3 Diptères (1).
Coléoptères : Calandra granaria L. (Masi, Silvestri, Picard) ? Hypoborus ficus Er. (Picard). :
Diptères : Tachina sp. (de Gaulle, Stellwaag, Picard), Erynnia nitida R. D. (Silvestri), Paraphorocera senilis Meig. (Parker).
Hyménoptères : Microgaster sp. (Ratzeburg, Masi, de Gaulle), Apanteles sp. (de Gaulle, Stellwaag), Apanteles glomeratus L. (Brischke, Martelli, Masi, Silvestri, Picard, Gautier, Paillot, Ferrière et Faure); Apanteles fulvipes Hal. (Brischke), Apanteles hyphantriæ Riley (Howard), Meteorus hyphantriæ Riley (Howard), Meteorus communis Cresson (Howard), Macrocentrus sp. (Stearns), Habrobracon Johannseni Vier. (Graf. Trouvelot), Chelonus shoshoneanorum Vier. (Graf), ? Sycosoter Lavagnei Pic. et Lich. (Picard), Dendrosoter ferriguneus Marsh. (Picard), Hemiteles socialis Ratz. (Ratzeburg, Masi, Picard), Pimpla inquisitor Scop. (Howard, Yingling), Pimpla sp. (parasites de l’Eudémis), (Faure et Zolotarewsky), Pimpla alternans Gr. (Silvestri), Pimpla examinator L. (Silvestri),Pimpla annulipes Say (Howard), Phaeogenes sp. (Faure et Zolotarewsky), Limneria pallipes Cresson (Howard), Omorgus difformis Gml. (Silvestri), Enicospilus ramidulus Grav. (Chewyreuv), Asecodes albitarsis (Smith), Tetrastichus rapo Walk. (Silvestri), Bathyplectes curculionis. Thoms. (Chamberlin), Lophyrus pini L. (de Gaulle, Picard), Lophyrus similis (de Gaulle, Picard), Priophorus padi L. (Dobrodeiev), Megachile argentata F. (Masi, de Gaulle, Picard).
Lépidoptères : Lycophotia saucia Hb. (Gillette et List), ? Thyridopteryx ephemeræformis How. (Howard et Chittenden), Orgyia antiqua L. (Gentner), Argyresthia nitidella (de Gaulle, Picard), Galleria sp. (de Gaulle, Picard), Galleria mellonella L. (Marchal, Smits van Gurst, Trouvelot, Metalnikof et Chorine), Sitotroga sp. (de Gaulle), Sitotroga cerealella (Marchal, Silvestri, Picard, Ercoli, Vcukassovitch), Hyponomeuta sp. (de Gaulle), Hyponomeuta malinella Zell. (Masi, Silvestri, Picard, Regnier), Hyponomeuta evenymellus L. (Jordan), Tinea granella (Picard, Martelli), Carpocapsa pomonella (Sciarra, Picard), Phthorimea operculella Zell. (Trouvelot, au laboratoire), Polychrosis botrana Schiff. (Faure et Zolotarewsky.
SILVESTRI (1909) obtint d’une pupe d’Erynnia nitida R. D., parasite de la Galéruque de l’Orme, à la fois T. rapo et D. boucheanus; il se demande, ayant d’autre part conrtôlé que le T. rapo se dévloppe aux dépens de cette Tachinaire dans la nature, si D. boucheanus doit être considéré comme parasite du Diptère ou du Chalcidien. Nous avons . plusieurs fois trouvé des larves d’A. glomeratus, parasitées à la fois par ces deux mêmes Chalcidiens ; dans ce cas, un seul des parasites
) Nous avons: fait précéder du signe ? les noms des hôtes pour lesquels les auteurs qui les mentionnent font eux-mêmes des réserves,
a donné des adultes, les larves de l’autre étant mortes d’inanition, . bien les larves des deux espèces cnt péri faute de nourriture. Le parasitisme du D. boucheanus aux dépens du T. rapo nous paraît très improbable;: il faudrait admettre que la larve du Ptéromalide peut traverser avec ses mandibules les téguments de l’Apanteles pour atteindre le Tetras- tichus. Les observations de PARKER (1924), ayant démontré que les larves du D. boucheanus peuvent vivre sur les nymphes de certaines Tachinaires, et sous’ le puparium, il est donc logique d'admettre que SILVESTRI à observé un cas de coparasitisme. On connaît d’autres Chalcidiens évoluant dans les mêmes conditions aux dépens des pupes de Diptères : par exemple Monodontomerus aereus, parasite de Compsitura concinnafa, et Pachyneuron sp., parasite de Syrphus balteatus de G.
Sans doute quelques-uns des hôtes attribués au D. boucheanus sont contestables; il n’en reste pas moins acquis un certain nombre de faits, particulièrement intéressant à retenir
D. boucheanus est un parasite extrêmement polyphage, qui s'attaque à des Insectes très différents. Tous les hôtes dont on l’a obtenu avec certitude présentent un caractère commun; à leur stade hébergeant les larves de Dibrachys, ils vivent dans un espace clos. Il est difficile de trouver, dans les nombreux travaux rédigés sur ce Chacidien, une indication permettant de penser qu’il manifeste un affinité plus marquée pour l’un quelconque de ses hôtes ou même d’un groupe d’hôtes. D. bou- -cheanus peut être considéré comme le type des parasites erratiques. Sa biologie est dominée par la nécessité pour sa larve de vivre sous un couvert quelconque.
Il est d’autre part certain que D. boucheanus doit être regardé comme un parasite normal de VA. glomeratus; de très nombreux auteurs l’ont rencontré dans leurs élevages de ce Braconide dans les diverses parties de l’Europe. Ne devrait-on pas interpréter cette rencontre constante par une affinité particulière de ce Dibrachys pour l'A. glomeratus? Nous ne le pensons pas : nous pourrions du reste objecter à cette façon de voir qu’il apparaît également toujours dans les éducations d’autres insectes, en particulier de celles de l’Eudémis de la Vigne, soit comme parasite direct, soit comme parasite au second degré. Nous expliquons autrement et aussi naturellement l’association du D. boucheanus et de l'A. glo+ meratus. Le D. boucheanus existe partout; pendant la plus grande partie de l’année ses femelles sont en quête de proies. L’A. glomeratus se présente souvent en masses compactes, éminemment attractives. C’est précisément dans Ces groupements d’amas de cocons que le parasitisme du Dibrachys s’observe, Ce sont là des hôtes d’une exploitation aisée, et les femelles du Dibrachys s’attardent sur ces colonies, trouvant toujours à leur portée des hôtes en quantité suffisante pour recevoir leurs pontes. Les stations abritées, où se rencontrent les amas de cocons d’Apanteles, contribuent encore à mantenir les pondeuses sur «ces foyers. Nous croyons donc que l’exploitation souvent intense des cocons d’A. glomeratus tient à des conditions de milieu et aucunement à une affinité parti-
culière entre les deux espèces. Tout groupement ccmpact d’Insectes aptes à héberger les larves du D. bouc'canus devient fatalement un foyer d'exploitation intense; de tous les hôtes connus de ce Ptéromalide,
VA. glomeratus réalise au plus haut point dans la nature ces conditicns favorables.