‹ Contribution à l'Étude d'un Milieu de Culture à Base de Protéolysat: Recherche et Dosage Microbiologique des Principaux Facteurs de CroissanceChapitre 4 sur 45 · I. — RAPPEL DES NOTIONS SUR LES FACTEURS DE CROISSANCE · texte numérisé non relu

I. — RAPPEL DES NOTIONS SUR LES FACTEURS DE CROISSANCE

La notion de l'unicité fondamentale de la nutrition cellulaire, cachée sous une apparente diversité, est née de la confrontation du rôle des «Vitamines» pour les êtres supérieurs d’une part, des «Facteurs de croissance» pour les microorganismes d'autre part.

Ce fut WILDIERS (2) qui, en 1901, émit, pour la première fois, la conception spécifique d’un «facteur de croissances pour un organisme déterminé. Puis Lworr (3), en 1936, en donna la définition suivante:

«Un facteur de croissance, pour un organisme déterminé eslune substance dont il est incapable d'effectuer la synthèse, el, en l'absence de laquelle, toute multiplication lui est impossible».

Toutefois, il est nécessaire de distinguer le «facteur de croissance» d’autres facteurs, que MM. À. et R. SARTORY et J. MEYER (4) classent de la facon suivante:

1° Les «stimulants» ou «activateurs de croissance» qui favorisent le développement de la bactérie, mais ne lui sont pas strictement indispensables.

2° Les «facteurs conditionnels», exigés dans certaines conditions particulières. Citons, par exemple, le cas de l’Hématine nécessaire à Hémophilus influenzae en aérobiose, mais non en anaérobiose.

3° Les «Facteurs d'amorcements ou <de départ» qui, indispensables lors d’un premier isolement, sont synthétisés dans la suite grâce à l'intervention denzymes adaptatives.

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4 Enfin, à signaler, en dernier lieu, les composés oligodynamiques et les aliments hydro-carbonés énergétiques.

Selon l'expression de LWorr, «les facteurs de croissance sont pour les microorganismes ce que sont les vitamines pour les Métazoaires».

Les auteurs américains ont démontré que les vitamines pouvaient être aussi des facteurs de croissance pour certains microorganismes; d’où, à l’heure actuelle, la quasi-impossibilité de faire une séparation catégorique entre les unes et les autres.

D’après M. WELSCH (5), s’est ainsi révélée ou précisée l'existence d’entités vitaminiques nouvelles comme lAcide pantothénique ou Vitamine B3, la Pyridoxine ou Vitamine B 6, la Biotine ou Vitamine H, l'Inositol, l’'Acide p-aminobenzoïque ou Vitamine H.

Nous allons les passer en revue brièvement.

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