EN LL
nous avons démontré quela méthode était assujettie à
deux lois; alors que Fabre tenait compte de la premiére, Varnier dans son expérience les oubliait toutes deux ; l'expérience ayant porté sur un bassin oblique ovalaire de Noegelé, nous pouvons expliquer la conclusion de Varnier.
Dans le tracé corrigé de la radiographie où le cadre avait été placé dans le plan du détroit supérieur, uneseule source d'erreurs provenant del'inobservation de la seconde loi; nous avons vu que dans ce cas le diamètre était diminué.
Dans la seconde radiographie, aucune loi n'ayant été observée, deux sources d'erreurs : pour la première loi, la dimension trouvée au diamètre est augmentée ou diminuée, selon que le cadre subit une translation du côté de la plaque ou du côté de l'ampoule. Pour la deuxième loi la dimension trouvée au diamètre est toujours diminuée. Ainsi dans la seconde radiographie, et par pure coincidence, les deux erreurs se neutralisaient en partie ; comme l'inobservation de la seconde loi, donne toujours un diamétre diminué, l'inobservation de la première, avait donné un diamètre augmenté. Le plan du cadre avait donc subi, soit une translation du cóté de la plaque, soit une inclinaison par rapport au plan du détroit supérieur. I
Inversement, si le cadre avait été déplacé 'du côté de l'ampoule les deux erreurs, loin de se neutraliser en partie, ne seraient ajoutées ; la conclusion
eut été tout autre.
Bales
Il ne semble donc pas, que dans ce procédé, il faille envisager d’exception a la premiere loi mais
bien de satisfaire en méme temps a la seconde.
Nous croyons avoir démontré que le procédé du cadre, assujetti à deux lois, n 'en satisfaisait aucune, d'autres arguments le condamnent ; nous les réservons pour la fin de ce travail, tenant au préalable à
exposer notre méthode.
Notre méthode. |
Notre méthode va nous permettre, croyons-nous, de tirer des rayons X les mémes avantages que si le faisceau de rayons était parallèle. La démonstration portera surla mensuration du diamétre promontopubien, le principe s'appliquant à tous les autres
diamètres, y compris ceux de la tête fœtale.
MENSURATION DU DIAMÈTRE PROMONTO-PUBIEN MINIMUM.
= La radiographie donnant un diamètre agrandi, il y avait lieu de se demander s'il n'y a pas un rapport entre les dimensions de l'objet (diamètre promonto: pubien) et de son image(projection de ce mème diamètre sur la. radiographie). Ce rapport existe, en effet, et peut être mathématiquement établi si toutefois on prend soin de placer l'objet et son image, dans deux plans parallèles, autrement dit, si le diamètre promonto-pubien est parallèle au plan de la plaque photographique.
En effet, si nous supposons en S la seurce lumi- ` neuse, А B le diamètre promonto-pubien, A'B' sa projection, en vertu de la similitude des triangles SAB et SA'B'on peut écrire :
SA et SA’ représentant respectivement les dis-
tances qui séparent l'ampoule de l'objetet de son
image.
Posons SA EN SA'
L'équation précédente peut être écrite sous la forme: ; AB=K x AB’
Le nombre K constitue [donc tout simplement un « rapport de réduction. »
Nous pouvons donc traduire l'équation ainsi :
« Le diamètre promonto-pubien est égal au pro-
duit dela longueur de son image par le rapport de réduction ».
Tel est le principe de notre méthode.
Ce procédé esssentiellement géométrique, aurait dans ses résultats, une précision mathématique, si l'éváluation des facteurs qui interviennent dans le calcul, pouvait être faite avec une précision rigoureuse: en nous reportant а се qui a été vu plus haut, nous voyons que ce qui constitue le fond méme de cette méthode réside dans l'évaluation exacte du rapport de réduction. Aussi, afin de lui garder toute sa précision et pour des raisons d'ordre technique, avons-nous jugé utile de calculer autrement.
A cet effet, au moment de radiographier le bassin de la femme, placons dans le champ des rayons X, une tige métallique de longueur connue (tigetémoin). La radiographie nous en donnera une image agrandie. Le rapport de réduction sera, dans ce cas, facile à déterminer, puisque nous connaitrons, à la fois, la longueur de la tige et de son image. Le probléme consistera donc à opérer dans des conditions telles, que l'image du diamétre promonto-pubien et l'image de la tige aient le méme rapport de réduction; autrement dit, que l'image du diamètre et de
la tige soient agrandies dans le méme rapport.
Le théoréme, précédemment invoqué, nous en donnera la solution. Deux conditions doivent être remplies simultanément:
1? La tige-témoin devra étre contenue dans le plan
du diamètre.,
2° Le plan du diamètre devra être orienté parallelement au plan de la plaque.
En effet, dans notre figure où S représente la source lumineuse — AB le diamètre — AB son image — CD la tige — CID son image, nous pouvons ' ecrire: