BET DE
Point pubien. = La détermination de ce point ne comporte aucune difficulté, la netteté avec laquelle peut ètre repérée la symphyse pubienne, permettant de situer exactement l'extrémité antérieure de ce
diamètre, Point lombaire. — Un instrument de notre création
va nous permettre de le situer avec un maximum de précision. L'instrument,de construction très simple, est constitué par un cadre métallique de forme rectangulaire, qui comprend deux pièces : l'une
droite AB, tient lieu de glissiere ; l'autre compre-
c BR iL nant trois faces du cadre peut coulisser le long de la premiére piece.
Par construction, quelle que soit la position de la pièce mobile par rapport à sa glissière, son extrémité postérieure C est toujours dans le prolongement de AB.
Technique. — La femme étant couchée soit sur le côté, soit sur le dos, par un toucher vaginal on va repérer le promontoire ; la main vaginale, servant de guide, dirige l'extrémité A de la tige AB contre le promontoire et la maintient en place ; pendant ce temps, un aide fait coulisser la pièce mobile le long de sa glissière et la place dans la position représentée sur le schéma. Tout un cóté du bassin de la femme, зе trouve ainsiencadré par l'instrument: le point oü l'extrémité postérieure C de la piéce mobile vient buter contre la colonne vertébrale, donne le point lombaire cherché (1).
II. Orientation et fixation de la tige-témoin. — Un autre instrument va nous permettre d'orienter la tige et de la fixer en bonne position.
L'instrument, destiné à étre placé sous le sillon inter-fessier, comprend deux branches courbes AB
et BC situées dans le méme plan et s'articulant en B
. En réalité le point lombaire ainsi déterminé correspond dudit au diamètre promonto sous- -pubien ; l'erreur est prévue et facile à rectifier.
La pièce droite de l’instrument, graduée en centimètres, per met à l'opérateur de mesurer exactement le diamètre promontosous-pubien et la distance qui sépare le point lombaire (correspondant au diamètre promonto-sous-pubien) du promontoire. La symphyse pubienne étant sensiblement paralléle aux
WU DOT T
à la facon d'un compas ; une vis de pression E com-
mandant l'éloignement ou le rapprochement des
deux branches permet à l'instrument d'étre fixé en
bonne position. La branche antérieure BC porte à
téguments de la région lombaire, on peut écrire la MUROS a c b UE RE vs
dans laquelle
à — diamétre promonto-sous-pubien,
b = épaisseur sacrum + parties molles,
c — 2/3 de la hauteur de symphyse pubienne,
X — distance qui sépare le point lombaire vrai du point donné par l'instrument.
Si Pon suppose que
Là symphyse ait une| hauteur de: eeh SU PS O DISCI) Le sacrum et les téguments une épaisseur 4е........... 7 — Le diamètre promonto-sous-pubien une longueur de... тї =
le calcul donne que le point lombaire vrai, c'est-à-dire celui
son extrémité la tige témoin CD, articulée de telle sorte, qu'elle ne puisse se déplacer autour de sa charnière C, que dans le plan des deux branches du compas. Un cadran placé en H permet d'orienter la tige-témoin dansla direction du point A, et cela en fonction de l'écartement des deux branches du compas, écartement mesuré par un autre cadran situé en B.
Technique.— Les points pubien et lombaire ayant été repérés au cours du premier temps. de l'opération, on met l'appareil en place. Le compas ouvert est placé entre les jambes de la femme, l'extrémité А delà branche postérieure est portée sur le point lombaire ; on ferme graduellement le compas, de facon que l'extrémité C de la branche antérieure: vienne se placer sur le point pubien ; on fixe alors l'appareil dans cette position, au moyen de la vis de . pression (les deux branches du compas prenant appui en avant sur le pubis, en arrière sur la colonne vertébrale, auront assez de prise, pour que la force de frottement développée au moyen de la vis de pression, suffise à fixer l'appareil). Si toutefois cette fixation était jugée insuffisante, on pourrait avoir correspondant au diamètre promonto-pubien minimum, se trouve situé à 3 mm. 5 au-dessous du point lombaire trouvé.
Nous avons tenu à présenter cette rectification, à seule fin de | montrer que par ce procédé la détermination du plan du détroit supérieur peut être faite avec une grande précision ; pratiquement la correction, quoique très simple, nous paraît super-
flue. Dans l'exemple choisi, l'erreur dans la mensuration du promonto-pubien-minimun, serait inférieure à un demi milli-
mètre,
AAI ЕВИ
recours à un système de sangles, par exemple.
L'instrument ayant été fixé dans cette position, il n'y a plus qu'à orienter la tige-témoin, de telle sorte que son prolongement passe par le point А correspondant au point lombaire. Pour cela, une simple lecture sur le cadran B donne la division en regard de laquelle devra se trouver la tige CD par rapport au cadran H pour que cette condition soit remplie.
III. Obtention du parallélisme des deux plans. — La direction du diamètre promonto- pubien, extériorisée pour ainsi dire par Ja présence de la tigetémoin, le parallélisme des deux plans sera facile à obtenir. Etant donné la faible distance qui sépare
ces deux plans, une orientation à vue peut suffire.
Si lon voulait un parallélisme plus rigoureux des
deux plans. il n'y aurait qu'à vérifier que les distances qui séparent les points А et D du plan de la plaque sont égales.
Discussion DE ТА MÉTHODE
La tige ayant été fixée sur la patiente, la simplicité de notre appareil nous accorde quelques avantages, en particulier, de pouvoir radiographier la femme debout et dans différentes positions, compatibles avec une visibilité nette du diamètre promontopubien sur la radiographie.
Deux positions seules nous FOSC SU
Du 85722
A. — Radiographie prise de profil(1) (femme présentant une hanche à l'ampoule).
а) Supposons que par une faute grossiere de technique, l'opérateur commette une erreur dans la détermination du point vertébral ; selon toute vraisemblance cette erreur sera commise dans le sens de la hauteur; l'instrument fixé dans la position correspondante, la tige-témoin ne sera plus située dans le prolongement du diamètre promonto-pubien ; elle n'en sera pas moins contenue dans le plan vertical contenant ce méme diamétre; la plaque photographique devant, dans ce cas, étre contenue dans le plan vertical parallèle au diamétre, la condition exigée par le principe se trouve donc tout de méme remplie.
b) Supposons maintenant que la tige ne soit pas contenue dans le plan vertical du diamètre, c'est-à-
‘dire qu'elle ait subi un mouvement de translation
dans le sens horizontal; la premiere loi du principe n'étant pas satisfaite, les résultats seraient dans ce cas entachés d'erreurs.
B. — Radiographie prise de face (2). — Dans cette
т. Nous savons les difficultés que l'on éprouve sur le vivant, à radiographier un bassin dans cette position, l'image du promontoire se confondant avec les parties avoisinantes. Sur l'une des radiographies que nous présentons, l'image du promontoire est nette ; la radiographiea été priseen plaçant l'ampoule assez haut par rapport au bassin.
Surle vivant, la difficulté de la radiographie en transverse, nous semble pouvoir étre surmontée facilement en employant
Р‹ index-sacro-vertébral > de Lévy-Solal.
o, Nous avons appelé cette position « de face » pour l'opposer рр р рр
position le diamétre se présentant sagittallement à l'ampoule placée derrière la patiente, le plan à considérer sera le plan incliné de haut en bas et d’arrière en avant, contenant le diamètre.
En raisonnant comme précédemment, la tige peut subir un mouvement de translation dans le sens horizontal sans fausser les résultats.
Au contraire, les résultats seraient erronés si la translation avait lieu dans lesens dela hauteur.
En résumé, les résultats ne sont erronés que:
a) Radiographie prise de profil quand la tige subit un déplacement dans le sens horizontal ;
b) Radio de face quand la tige subit un déplacement dans le sens vertical.
: De cette constatation se dégage une conséquence d'importance capitale. Les deux radiographies, indépendamment des résultats précis qu'elles peuvent donner isolément, ont la propriété de se vérifier lune l’autre et, nous permettent en outre, par Ce recoupement, de situer exactement la position de la tige par rapport au diamètre promonto-pubien,
En effet, la radio prise de face nous donne, trés exactement, la translation horizontale qu'a pu subir latige par rapport au plan vertical du diamètre.
La radio prise de profil nous donne la translation
à la position dite « de profil » ; en réalité l'amponle à rayons X est placée derriérele bassin de 1а femme ; cette position correspond exactement à la position dite « couchée sur-le ventre » de Fabre, cet auteur ayant démontré que c'était la meilleure position, pour la visibilité nette du diamètre promonto-pubien sur la radiographie. | /
verticale qu'a pu subir la tige par rapport au plan incliné d’arrière en avant et de haut en bas contenant le diamètre,