‹ Contribution à l'Étude d'un Nouveau Procédé de RadiopelvimétrieChapitre 25 sur 26 · INTERPRÉTATION DU SYSTÈME DES DEUX RADIOGRAPHIES · texte numérisé non relu

INTERPRÉTATION DU SYSTÈME DES DEUX RADIOGRAPHIES

1° L'image de la tige-témoin et l'image du diamètre sont dans le prolongement l'une de l'autre, simultanément sur les deux radiographies.

Cela signifie que l'on a opéré dans les conditions requises par le principe.

Les résultats sont rigoureux. ,

2° L'image de la tige est dans le prolongement du diamètre, mais sur l'une seulement des deux radiographies. |

Deux cas sont à considérer :

/ а) Се prolongement est constaté sur la radio prise de profil. — Cela signifie que la tige n'a pas subi de translation dans le sens vertical; elle était donc en bonne position pour la radio prise de face.

Les résultats donnés par la ps sophie prise de face sont rigoureux. i b) Le prolongement est constaté sur la radio prise

de face.— Dans ce cas, pas detranslation dansle sens

horizontal. En raisonnant comme plus haut, la tige

était en bonne position pour la radio prise de profil. Les résultats donnés par la radio prise de profil ` sont rigoureux. | | Nous pouvons envisager les autres cas ой, sur

aucune des deux radiographies, les images de la

is pO

tige et du diamétre ne sont en ligne droite ; par recoupement, il nous serait possible alors de nous rendre compte du décalage, dans un sens et dans l'autre, subi par latige. Sz ce décalage paraissait trop fort, il signifierait tout simplement que la tige avait été fixée en mauvaise position et que l'opération est à recommencer.

Le principe de la méthode répondant à des lois mathématiques, se passe de discussion; aussi avonsnous cru devoir envisager la possibilité de fautes de technique, à seule fin de montrer que méme dans ce cas, la méthode conservait sa valeur; le systéme des deux radiographies gardant, en dernier ressort, le grand avantage de trahir l'inexpérience de l'opérateur. |

En réalité, les fautes de technique avec les deux appareils que nous avons concus à ce sujet, nous paraissent devoir étre négligeables.Sil'on veut bien se reporter aux quatre temps de la technique, il est facile de se rendre compte que chacun d'eux peut étre effectué avec un minimum de précision, répondant largement aux besoins de la clinique.

En supposant que l'on disposàt un jour, d'un faisceau de rayons parallèles, ne resterait-on pas, quand méme, assujetti à cette loi qui veut que le diamètre à radiographier soit contenu dans un plan paralléle au plan de la plaque photographique ? En raisonnant cette loi, on voit qu'elle implique :

Ce NL 1° Le repérage de la direction du diamètre :

2» L'extériorisation de sa direction par une tige droite (1).

3^ La fixation de la tige.

Ce sont là précisément les temps de notre tech-

nique.

Nous croyons donc pouvoir conclure que notre méthode permet de tirer des rayons X les mémes avantages que si le faisceau était paralléle.

I. L'extériorisation de la direction du diamétre promontotubien nous semble indispensable, pour la précision des résultats ; s’il en était autrement, il nous serait facile de calculer directement le rapport de réduction, en fonction des«distances qui séparent respectivement.l'ampoule de l'objet et de son image. Un dispositif trés simple, nous eüt alors permis de placer la symphyse pubienne de la femme dans une situation déterminée telle, que lé rapport de réduction füt connu d'avance.

Nous présentons un systéme de deux radiographies, correspondant à une méme position de la tige-témoin sur le bassin sec ; dans l'une le bassin а été radiographié de face, dans l'autre de profil. Il est facile de se rendre compte que, sur les deux radiographies, la tige témoin est dans le prolongement du diamètre promonto-pubien minimum (deux punaises métalliques précisent ses extrémités). On peut donc, dans ce cas, garantir que la tige avait été fixée en bonne position et que les résultats sont rigoureux. |

L'expérience a été faite sur un bassin dont le diamétre promonto-pubien minimum mesure 11 cm. 2, la tige-témoin mesure 10 centimétres.

Sur la radio prise de face, l'image du. diamétre mesure 12 cm. 6, celle de la tige 11,2. D'après les calculs le diamétre promonto-pubien aurait 11 cm. 25.

Sur la radio prise de profil image de la tige 12,70 image du diamètre 14,15 le diamètre aurait dans ce cas 11 cm. 14. °

Les résultats sont donc d'une précision de l'ordre d'un demi-millimètre.

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Notre démonstration a porté sur la mensuration du diamètre le plus important — promonto-pubien minimum —- c'est à ce sujet que nous avons concu nos deux instruments. Le principe reste applicable à tous les autres diamétres (1) y compris les diamétres de la tête fœtale (2), à la condition toutefois, que la tige-témoin puisse être fixée dans une position telle que les deux lois du principe soient obser-

vées.

Dans l'exposé de notre procédé, et dans la critique du procédé du cadre nous croyons apporter

deux faits nouveaux.

1о Détermination précise du plan du détroit supé-

rieur (3).

1. Pour la mensuration du diamètre transverse, il n'y aurait qu'à placer l'extrémité de la branche postérieure du compas à la hauteur des épines iliaques postérieures et supérieures et à faire une radiographie de face.

2. L'opération serait dans ce cas plus délicate ; elle comporterait un temps purement clinique, la plus difficile d'ailleurs, qui consisterait à déterminer la direction du diamétre que l'on veut mesurer ; pour le reste, on rentrerait dans le cas de la meusuration d'un diamétre du bassin ; fixation de la tige dans le prolongement du diamètre foetal et orientation de ce diamètre parallé- . lement au plan de la plaque. Nous devons faire remarquer, qué la difficulté subsisterait, même si l’on disposait d'un faisceau paralléle.

3. Le procédé communément employé, consistant à déterminer le point vertébral au moyen de repéres osseux (épines iliaques postérieures et supérieures) ne saurait se réclamer de précision. « Les distances qui séparent les épines iliaques pos-

2» Nécessité dans le procédé du cadre d'observer la seconde loi.

Сез faits nouveaux se rapportant directement au procédé du cadre, puisqu'ils en constituent pour ainsi dire la base, il semblerait, à premiére vue, que le procédé рїї se parfaire au point de donner des résultats précis. Nous ne le croyons pas. En effet, la détermination du détroit supérieur ayant été faite avec précision, le cadre placé dans ce plan, comment orienter les règles latérales du cadre parallèlement au plan du diamètre dans le cas d'un bassin asymétrique, type Noegelé par exemple?’

Il faudrait dans ce cas placer la femme, non plus couchée sur le ventre, mais dansune position intermédiaire au décubitus ventral et latéral, or :

lo Le cadre ne peut s'adapter à cette position ;

2» La patiente ne pourrait tenir dans cette position pendant tout le temps de pose.

Donc impossibilité absolue de placer le cadre en bonne position dans le cas de bassin asymétrique.

De méme, dans le cas d'un bassin symétrique, comment garantir que la patiente n'a pas subi un mouvement de rotation autour de son pubis, reposant sur la régle antérieure ? Д

térieures et supérieures du prolongement du diamétre promonto-pubien, variant dans des proportions très notables ; dans les bassins aplatis, par exemple, cette distance peut osciller entre 19 et 79 millimètres ». (Mlle Romain, thèse de Lyon, 1900). ,

S'il est donné à nos maitres de pouvoir par l'examen interne du bassin, situer ce point avec assez de précision, nous doutons qu'il en soit de méme de la majorité des praticiens car par ce procédé «trop est demandé à l'art ».

Au sujet de la première loi, le repère pubien ayant été marqué sur les téguments, la patiente couchée sur le ventre, comment garantir que par suite de la mobilité des téguments qui portent ce repère, la règle pubienne reste bien dans le plan du détroit supérieur ?

Ainsi donc, méme dans le cas de bassin symétrique, la méthode du cadre perd sa précision.

Par ailleurs, ce procédé exige une grande expérience de l'opérateur, un lit spécial, un cadre assez volumineux comprenant de nombreuses piéces articulées lui conférant une certaine fragilité; on ne peut en outre, utiliser que le décubitus ventral qui, de toute évidence, est la position la moins recommandable : icelle est douloureuse (certaines femmes ne peuvent la supporter) ; 2° la femme reposant sur le ventre ne peut conserver l'immobilité nécessaire à la précision des résultats ; 3° regardant le plan du lit et

ignorant ce qui se passe autour d'elle, la femme est

]a proie d'une certaine appréhension qui ne peut

que nuire à sa docilité.

Si nous ajoutons que sur la radiographie il faut reconstituer le réseau, en joignant sur les règles opposées les dents correspondantes, et en dernier lieu, faire la mise au carreau pour le redressement de l’image, nous croirons pouvoir conclure que le

procédé du cadre est à rejeter.

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