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tains malades, c’est au bout de quelques jours ou de quel ques semaines ; d’autres, après une année de santé parfaite, de nouveau rejettent tous les aliments. En somme, rien n’est plus variable.
En même temps que les vomissements, on peut trouver quelque autre phénomène du côté du tube digestif; on a noté fréquemment la constipation ; une malade se plaignait de borborygmes presque continuels.
Si l’on examine attentivement les malades atteints de vomissements nerveux, on voit que chez eux le vomisscment est souvent à peu près la seule manifestation morbide. Les malades dont nous publions les observations n’ont, en effet, jamais eu d’hématémèse, ni de mélœna ; on n’atrouvé chez eux ni tympanisme, ni bruit de clapotage au niveau de l’estomac. Ils n’ont eu ni crises convulsives, ni hémianesthésie ou anesthésie en îlots. Le champ visuel de ces malades n’a jamais été notablement rétréci.
Les observations de deux malades portent bien que le champ visuel semble rétréci, mais on sait que l'émotion du sujet examiné, l'altitude, le mode d'éclairage suffisent pour faire varier le résultat de l’examen, et nous ne croyons pas qu’un léger rétrécissement du champ visuel permette de conclure à lui seul à l’hystérie. D’ailleurs les termes employés dans l'observation montrent bien qu’on était indécis quant à l’existence même du rétrécissement.
L'examen chimique du suc gastrique fait chez plusieurs malades a donné des résultats absolument dissemblables, ce qui paraît bien indiquer que le vomissement est tout-à fait indépendant de la composition du suc gastrique et de son pouvoir digestif.
Chez le plus grand nombre nous ne pouvons donner le
Te ee résultat du chimisme stomacal ; car chez ces malades les aliments étaient rejetés à l'instant de leur ingestion et dans un état de crudité complète.
Si plusieurs de nos observations montrent le vomissement évoluant seul en dehors de toute autre manifestation névropathique, nous le voyons plusieurs fois être associé à quelques signes d’hystérie. On trouve alors un point douloureux, une sensation pénible par la pression de lovaire, par exemple, ou bien un autre phénomène d’ordre hystérique, comme l’anurie, ainsi que le rapporte une de nos observations.
Nous allons diviser nos observations en deux groupes : dans le premier, nous réunirons les cas où le vomissement est l’unique symptôme et se produit en dehors de tout signe d’hystérie ; dans le second, ceux dans lequel l’hystérie est représentée par une ou plusieurs de ses manifestations.
Nous ferons remarquer alors que ce n’est pas par des crises convulsives qu’elle se révèle, mais que dans ces cas, au contraire, la névrose paraît évoluer sans donner lieu le plus souvent à des phénomènes convulsifs.