‹ Contribution à l'étude d'une réglementation des spécialités pharmaceutiquesChapitre 6 sur 22 · A TOUS CEUX QUI, APRÈS MON PÈRE · texte numérisé non relu

A TOUS CEUX QUI, APRÈS MON PÈRE

Ont contribué à mon instruclion médicale

Monsieur le Professeur HOVELACQUE

Qui a eu l'obligeance de m'ouvrir son Laboratoire pour me permettre d'apprendre un peu d'anatomie ; très respectueusement.

Monsieur le Docteur GAGEY

Ancien Assistant de mon regretté maître le Professeur Lapointe

Avec mon respeciueux souvenir.

M. le Docteur J. COUTURAT

Qui fut pour moi un guide et un ami ; très cordialement.

Monsieur le Docteur P. VIALLE

Avec mon cordial souvenir.

Introduction...

Les médicaments: spécialisés prennent dans la thérapeutique moderne une place de plus en plus considérable (4) leur, commercialisation à outrance et la formidable publicité qui l’accompagne:ont déjà soulevé de nombreuses protestations en France:et à l'Etranger: Des tentatives de réglementation ont:été faites: pour réfréner l’évolution vers le mercantilisme ; elles visentiun double but : Assurer aux médecins: praticiens*que leur confiance ne sera pas trompée lorsqu'ils emploieront un médicament spécialisé ; et préserver le public d’un charlatanisme contre lequel il serait sans défense.

Certes, les produits pharmaceutiques spécialisés peu-

(4) M° Allard Latour, dans sa thèse (la spécialité pharmaceutique —- Etude économique — Thèse de Droit — Dijon 1933) donne les chifires suivants, assez éloquents par eux-mêmes pour rendre compte de l'importance de l’industrie pharmaceutique :

Le chifire d’affaires annuel des fabricants de spécialités en France atteint un milliard cinq cent cinquante millions (dont, trois cent cinquante millions pour l’exportation .

Les capitaux représentatifs de l’industrie pharmaceutique s'élèvent à cinq cent vingt millions.

‘Il existe environ quatre vingt mille spécialités différentes en France.

, Le public consomme environ 60 % de médicaments spécialisés pour 40 % de préparations-officinales ou magistrales en Province ; à Paris la proportion des spécialités s'élève à 70 et 8) %.

Il est à noter que ces chiffres correspondent à l’année 1932 et ont certainement augmenté depuis.

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vent être d’un très orand secours aux médecins comme aux malades.

Leur emploi commode, la certitude de leur origine, la fixité de leur composition, la constance de leur action pharmaco-dynamique, sont autant de qualités appréciables pour le médecin qui doit les prescrire. Mais quelle garantie a-t-on actuellement de ces qualités ?

Nous ne voulons pas douter de la parfaite bonne foi avec laquelle les spécialités sont étudiées par nos Laboratoires avant d’être mises en vente. Nous ne voulons pas davantage douter des capacités des chimistes et des physiologistes auxquels est confié ce travail. Nous n’accusons pas non plus de mensongères les « littératures » de propagande adressées aux médecins ou même directement destinées au public pour vanter les mérites de telle ou telle spécialité.

Cependant nous voulons attirer l’attention sur quelques remarques qui nous semblent de la première importance avant d'aborder la question d'une réglementation du commerce des spécialités pharmaceutiques en France.

La place de plus en plus importante que les spécialités occupent dans la thérapeutique moderne expose la médecine à de sérieux inconvénients.

D'une part le nombre considérable des spécialités fait qu’il est matériellement impossible que le médecin appelé à les prescrire en connaisse la valeur ; ce qui l’'expose à prescrire Sans savoir au juste ce qu’il peut en attendre, sur la foi des brochures publicitaires qui lui sont adressées.

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