‹ Contribution à l'étude d'une réglementation des spécialités pharmaceutiquesChapitre 7 sur 22 · LOT · texte numérisé non relu

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Ce n’est qu'à la longue qu'il peut arriver à faire luimême une sélection d’après l'expérience qu'il aura acquise... aux dépens des malades bien entendu.

D'autre part, si le médecin ne réagit pas en faisant preuve de beaucoup de courage au service de sa conscience professionnelle, s’il délaisse peu à peu l'étude de la matière médicale, en un mot s’il se laisse aller à la facilité de prescrire des spécialités... quelle valeur auront ses prescriptions à l'avenir ?

Il est regrettable qu'il en vienne à s'exposer à des reproches tels que Pline l’ancien en adressait aux médecins de son temps «qui, disait-il, négligeaient la connaissance des drogues, recevaient les compositions telles qu’on les leur donnait et les employaient sur la parole d'hommes sans conscience » (1).

Nous ne voulons aucunement comparer nos fabricants de spécialités aux tristes sires qu'étaient les « Pharmacopolæ » de cette époque, mais seulement montrer que la Polypharmacie et l'usage abusif de « drogues composées » avaient amené les médecins à négliger l’étude de la matière médicale... qui était pour” tant notablement plus simple que de nos jours.

Par ailleurs, la vente directe des spécialités pharmaceutiques au public, par le moyen d’une publicité souvent tapageuse, expose à de graves inconvénients.

(1) Ce reproche a été fait aux Médecins de la nouvelle génération sous la plume de M° Aillard Latour : « Quelques vieux Médecins prescrivent encore mais la généralité, surtout les jeunes, — e{ certains seraient fort en peine d'aligner une formule, cur ils ont négligé de retenir Le formulaire légal — trouvent de nombreux avantages à prescrire des spécialités. »

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