‹ Contribution à l'étude de Bacillus chlororaphis G. et SChapitre 15 sur 54 · STRUCTURE · texte numérisé non relu

STRUCTURE

Nous avons vu précédemment que, dans les cultures jeunes, les bacilles ont un cytoplasme homogène; puis, à mesure que la culture vieillit, on voit apparaître des vacuoles qui, d’abord isolées, se fusionnent dans certains cas et finissent par occuper la presque totalité de la cellule.

En même temps qu’apparaissent les vacuoles, le cytoplasme se condense aux pôles. Ces amas polaires se présentent sous différents aspects : tantôt en forme de croissants, plus rarement en forme de sphères; on trouve tous les intermédiaires entre ces deux formes. Certaines cellules présentent des granulations dont la taille, le nombre et la position sont variables. Parmi cellesci, certaines, logées dans de petites vacuoles, présentent la propriété de se colorer en rouge plus ou moins foncé par le bleu de méthylène, le bleu de toluidine ou le bleu polychrome. Ces granulations paraissent donc être identiques aux corpuscules métachromatiques de Babès (1895), corpuscules de Ernst (1888- 1889-1902), aux grains rouges de Bütschli, aux grains de volutine

de Meyer (1904). Ces corpuscules métachromatiques se rencontrent dans des cultures âgées, comme dans des cultures jeunes faites à la température de 40°, dans des cultures sur acide aspartique plus NH, et dans les milieux très pauvres en acide phosphorique. J’ignore si les grains métachromatiques jouent 1ci le rôle de matières de réserves ainsi que l’ont constaté GUILLER- MOND (1902) chez divers Champignons et GRIMME (1902) chez certaines Bactéries. On voit donc que, contrairement à l’hypothèse de H. Marx et WoitaE (1900 et 1901) qui veulent que les corpuscules métachromatiques n'apparaissent que dans des cultures au maximum de vitalité, ces corpuscules s’observent tout aussi bien dans des cultures maintenues dans des conditions peu favorables au développement des bacilles. Par conséquent, la présence des grains métachromatiques ne saurait servir de critérium de vitalité, pas plus, d’ailleurs, qu’elle ne prouve la virulence de la Bactérie. KromPEcHER (1901), Ascorr (1901), Gauss (1902), Vian. RuzikA (1903), etc., sont arrivés aux mêmes conclusions.

MORTATTCÉ

Les cultures sur milieux liquides ou solides montrent des éléments extrêmement mobiles. En goutte pendante, le bacille monte et descend avec agilité dans la couche de liquide qui compose la préparation microscopique, il pirouette sur lui-même de façon à se présenter soit par l’une de ses extrémités, soit obliquement, soit dans le sens de la longueur.

Examinés entre lame et lamelle, certains bacilles sont animés d'un mouvement de progression suivant une ligne droite ou smueuse. Des cellules se déplaçant moins rapidement permettent de constater un mouvement d’oscillation autour de l’axe de translation. Quelques-unes effectuent un mouvement de rotation rapide autour de leur petit axe, puis, brusquement, s’enfuient en ligne droite.

D'autres éléments ne présentent que de faibles oscillations

latérales. Tant que la réaction du milieu permet la végétation normale, l'acidité ou l’alcalinité influencent très peu la motilité des cellules bactériennes. Par contre, la motilité est influencée par la température. Des cultures faites à 400 C. ne présentent plus d'éléments mobiles. À 25-309 C., la motilité persiste assez longtemps, mais cependant beaucoup moins qu’à la température du laboratoire, où des cultures de un à deux mois offrent encore des cellules se déplaçant avec rapidité.

Une trace d’antiseptique supprime les mouvements. L’atropine, la codéine les activent.

J’ai pu faire quelques moyennes de mensuration à la température de 170 avec des cultures de deux, trois, cinq jours en milieu neutre. Différents éléments bactériens ont parcouru en une seconde des distances variant entre 4 et 22.

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