HISTORIQUE
la faible quantité de substance pure que les auteurs ont pu retirer des cultures ne leur à pas permis de l'obtenir cristallisée à nouveau. L’acide acétique et les acides minéraux décolorent et dissolvent les cristaux.
De délicates réactions microscopiques donnent à penser que la substance verte est de nature basique; la forme cristalline, les quelques propriétés en présence des acides les amenèrent à la rapprocher de la tyrosine, hypothèse qu'ils ne purent soutenir . . à la suite de recherches ultérieures.
G. Tuiry (1900), dans sa remarquable étude sur le Bacille polychrome et l’Actinomyces mordoré, fait remarquer que ce dernier microorganisme, cultivé depuis plus de quatre ans, donne encore des cristaux, tandis que le B. chlororaphis, dont il a pu observer quatre types d'origines différentes, paraît perdre cette propriété après quelques cultures.
Jrrou (1901) a étudié quatorze bacilles fluorescents et parmi ceux-Gi le B. chlororaphis. Pour lui ce bacille prend irrégulièrement le gram, ne pousse plus à 370 C. et ne donne plus de fluorescence à 320 C,. Il coagule le lait lentement sans le peptoniser, réduit les nitrates en nitrites, ne fait fermenter ni l’urée, ni la glycérine, ni les sucres, et n’invertit pas le saccharose.
Bacillus chlororaphis a encore été isolé à plusieurs reprises d’eaux de puits et de rivière par Macé (1904), qui émet l'hypothèse que le pigment véritable ne fait peut-être qu'imprégner des cristaux de composés amidés ou protéiques.
Si cette bactérie chromogène tout à fait remarquable ne fut pas plus étudiée, cela tient certainement à la grande difficulté qu'avaient les opérateurs de lui conserver sa fonction.
Depuis plus de quatre ans, je cultive un type sans que cette propriété ait sensiblement diminué; je dirai même qu'elle semble plutôt avoir augmenté par suite des cultures en milieu synthétique.