‹ Contribution à l'étude de certaines formes de la silice dans les tissus animauxChapitre 13 sur 37 · TABLEAU VII · texte numérisé non relu

TABLEAU VII

Teneur en poussières siliceuses des poumons animaux.

ae Résidu | délice + | Silice Matière | iPsgluble | siicates , | en me | Oran fraiche eng silicates , DOUÉ 100 g de matière | insoluble en mg. Aornatiore fraîche fraîche Souris albinos.... 0 — GE ——

CAS ERP TRUE AE 0 == == En Gobayesenene 8 0 — — == LADITE START e 60 0 = ni ET.

GET ne 100 53,60 53,60 43,92 81,95.

MOQUE Ter AP 200 0 — = s Gazele nee 410 12,00 292 2,64 90,50 Hamadryas :....|: 70 45,60 65,14 60,25 92,50 Chimpanzé.:..... 163 17000 IMELONS — = Autruche....... A5 326 78,99 74,60 95,00

Il n’est pas étonnant de ne pas rencontrer de poussières siliceuses dans les poumons d'animaux très jeunes tels que souris, rats, cobayes, lapins, etc. En effet, Peyssonneau [29] n’a pu déceler de poussières siliceuses dans les poumons d’enfants en bas âge et en a seulement trouvé r mg. 32 dans la tota-

lité des poumons d’un enfant de 5 ans.

Caractères chimiques et physiques des poussières extraites du poumon.

Tous les minéraux siliceux présents dans le poumon ne sont vraisemblablement pas laissés intacts par les traitements acides auquelsils sont soumis dans l’attaque nitro-sulfo-perchlorique et certains d’entre

eux doivent être plus ou moins profondément déna-

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turés au cours de la destruction de la matière organique.

Néanmoins, si les poussières siliceuses extraites du poumon à la suite d’une destruction nitro-sulfo-perchlorique des tissus ne sont pas rigoureusement identiques aux poussières présentes in vivo dans cet organe, elles doivent être considérées comme leur étant plus comparables que les poussières obtenues par d’autres techniques et en particulier, par les techniques basées. sur une calcination, au cours de laquelle, un début de fusion alcaline ne peut manquer de se produire.

L'ensemble des particules extraites du poumon, après destruction nitro-sulfo-perchlorique de la matière organique n'est jamais constitué par de la silice pure, mais par un mélange « silice + silicates » dont la teneur moyenne en SiO, est de 87 à 88 p. 100 [1] [29], le reste élant constitué par des oxydes de potassium, dé magnésium, de calcium et d'aluminium. Exami-

nées au microscope, ces particules siliceuses se pré-

___ sentent comme des fragments de cristaux de tailles

variables ; les plus grosses qui sont également les moins nombreuses atteignent 8 u, un assez grand nombre a des dimensions variant entre 3 et 5u, mais la grande majorité a une taille inférieure à 3 v. Presque toutes ces particules sont anisotropes et présentent le phénomène de la biréfringence lorsqu'on les exa-

mine entre nicols croisés. De plus, elles fournissent

- un diagramme de diffraction de rayons X très net et

très comparable à celui du quartz (fig. 6). Du fait du

… — traitement qui permet de les obtenir, elles sont pra-

tiquement inattaquables par les acides. Traitées pen dant quelques minutes par une solution à 5 p. 100 bouillante de CO, Na, , elles abandonnent une certaine quantité de SiO, à la solution alcaline. Comme une

poussière de quartz pur de finesse comparable sou-

Fre.5- ë

Poussières siliceuses extraites des poumons G — 400.

1) Poumon humain. .

11) Poumon d’Autruche.

mise au même traitement ne cède pratiquement rien à la solution de carbonate de sodium, on peut admettre qu'il existe une certaine quantité de SiO, amorphe mélangée au quartz et aux silicates constituant les poussières du poumon. L'origine de cette silice amorphe est difficile à définir, il peut s'agir de poussière de silice amorphe préexistant dans le poumon ou bien de-silice amorphe formée aux dépens de silicates naturels décomposés par les réactifs acides, au cours des opérations de destruction de la matière organique. La nature minéralogique des poussières qui pénètrent dans le poumon est naturellement très

5) Feet)

variable et dépend essentiellement des conditions

L ? QT - . . .

d eMmpoussiérage des individus dont les poumons sont

soumis à l’analyse.

IT

Fi& 6.

Diagrammes de diffraction de rayons X.

I) Quartz.

II) Poussières siliceuses du poumon.

Sort des poussières siliceuses du poumon dans l’organisme.

La présence en quantité très importante de particules siliceuses dans les ganglions lymphatiques de la région hilaire montre nettement qu'il existe un transport de ces poussières hors du parenchyme pulmo- naire. La découverte dans le sang circulant de particules siliceuses tout à fait comparables à celles que l’on trouve dans le poumon, faite en 1933, par L. Le-

matte et E. Kahane [24] peut être interprétée comme

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