‹ Contribution à l'étude de certaines formes de la silice dans les tissus animauxChapitre 14 sur 37 · PRET · texte numérisé non relu

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l'indice d’une migration des poussières pulmonaires vers d’autres organes plus ou moins éloignés. L'étude systématique d’un nombre relativement élevé d'organes humains ou animaux ne m’a pas permis de trouver ces poussières dans d'autres organes que le poumon. Quel est donc le sort des poussières circulant dans le sang ? Si l’on adinet avec King [17] [19] que les liquides biologiques dissolvent in vitro d’une façon appréciable le quartz et divers minéraux siliceux lorsqu ils sont en poudre très fine et qu'ils offrent une très grande surface de contact (ce qui est le cas des poussières siliceuses du poumon) on peut émettre l’hypothèse que ces particules sont attaquées et dissoutes dans le sang ou au niveau de tel ou tel organe. Peyssonneau [29] admet que certaines poussières sont solubilisées au niveau du poumon et c'est à cette solubilisation qu'il attribue la teneur élevée en SiO, trouvée pour les poussi:res siliceuses extraites de cet organe (Ilsemble bien d’ailleurs que l’on doive attribuer, au moins en partie cette teneur élevée en Si0, du résidu de destruction, à la décomposition de certains silicates au cours del’attaque acide des tissus). Les expériences d’empoussiérage artificiel chez le lapin, par injections intratrachéales de suspensions aqueuses de poussières de différente nature, mettent en évidence une disparition lente et progressive de quelques-unes de ces poussières (surtout les poussières de quariz et une poussière ménagère), mais n’apportent aucun éclaircissement sur le processus de cette disparition (Peyssonneau). Il est bon d'ailleurs

de remarquer que dans les expériences de Peyssonneau ce sont les particules les plus fines qui s’éliminent le plus lentement ou même ne s’éliminent pas du tout, ce qui est assez paradoxal lorsque l’on songe à faire intervenir un processus de dissolution. Il s'agit plus vraisemblablement d’une lente élimination mécanique. Un phénomène du même ordre a d’ailleurs été observé par Barclay (A. E.) Franklin (K. J.) et Macbeth (KR. G.) [4] qui expérimentant avec des poussières de carbonate de baryum et de verre au plomb et suivant par des’ examens radiographiques l'élimination de ces poussières, constatent que les poussières injectées dans les bronches en suspénsions aqueuses disparaissent plus lentement que les poussières en suspension dans l'air. Ils attribuent cette disparition à une élimination mécanique imputable à l’épithélium cilié tapissant les bronches et les bronchioles. L'existence incontestable de cette élimination mécanique ne doit pas faire rejeter à priori l'hypothèse d'une solubilisation in vivo (au moins dans le cas de certaines poussières), à la faveur par exemple de la légère alcalinité des milieux biologiques. King (E. d) et Nadidson (U.) [18] ont émis l'hypothèse de l’existence d’une « diastase spécifique silicolytique ». Les résultats acquis jusqu’à présent ne permettent pas d'opter pour l'une ou l’autre de ces hypothèses qui devront être confirmées ou infirmées par des recher-

ches ultérieures.

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