ENT
d'avril 1917, estimant que la comparaison avec ce que nous avons dit nous-mêmes sur l'évolution de nos myélites sera plus éloquente que tout ce que nous pourrions alléguer : € L'évolution de ces types cliniques (d’encéphalo-myélite), souvent associés entre eux, se fait selon une marche parliculière qui les rapproche, malgré leur polymorphisme, les uns des autres. À part deux cas de mort survenus brusquement (l'un au cours d’un état de mal et l'autre par asphyxie bulbaire), la régression se fait très lentement, et les sujets, asthéniques, somnolents, reviennent progressivement à la santé, traînant durant de longues semaines une convalescence interminable, et gardant des séquelles en rapport avec leurs lésions anatomiques : paralysie ou état spasmodique, fatigue cérébrale, atrophie musculaire, tremblement, elc. ».
Les examens de laboratoire donnent les mêmes résullats négalifs : Wassermann, culture du sang, examen du liquide céphalo-rachidien. En ce qui concerne ce dernier examen, nous allons en réunir ici les résultats :
Observation n° [ : pas de germe à l'examen direct; pas de leucocytes ; quelques rares globules rouges.
Observation n° 2 : pas de leucocytose ; très peu de leucocytes ; sur 50 champs, après centrifugation : 8 lymphocytes.
Observation n° 3 : 1 lymphocyte par champ.
Observation no 4 : Iymphocytose pure mais faible : 1 Iÿmphocyte par champ; pas de microbes ; albumine : quantité forte (environ 0 gr. 25).
Observation n° 5 : pas de lymphocytose ; pas d’albumine.
Observalion n° 6 : albumine : 0 gr. 90; réaction leucocytaire faible: Ilymphocytose pure; quelques cellules de desquamalion.
Enfin, l'anatomie pathologique vient renforcer singulièrement la vraisemblance de notre hypothèse. A l'œil nu, les altéralions de l’encéphale, de la moelle, ou des deux à la fois, apparaissent assez discrètes el banales, aussi bien dns l'encéphalite épidémique que dans nos cas de myélile. Congestion du cerveau, injection des méninges, légères suffusions