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souvent des adultes qui sont atleints. De plus, comme l'encéphalite épidémique, ces myélites ont une prédilection marquée pour le sexe féminin. Sur les six malades dont nous présentons l'observation, il y a cinq femmes.
Dans la symptomatologie de nos myélites, on note plus d’un point commun avec l’encéphalite épidémique :
10 Des troubles oculaires. On se souvient qu'une de nos maladés, observation n°9 V, nous fut amenée du service d’ophtalmologie. Également dans l'observation n° III, on trouve signalés des troubles oculaires sous forme de vue trouble, de brouillards, de ptosis de la paupière gauche (accompagné de parésie des muscles de la joue du même côté).
20 La narcolepsie. L'observation n° V est typique sous ce rapport. Il arrive parfois, quand il n'y a pas de narcolepsie nette, que comme il est dit dans l'observation n° IV, le malade conserve, des heures durant, la même attitude dans laquelle il paraît figé.
3° Nous n'aurons garde de manquer de sigitaler l’asthénie tant physique que mentale presque constamment observée. Et ce symptôme nous semble des moins négligeables, si l'on tient compte de ce que certains auteurs, tels que Arthur J. Hall, le font figurer à la place de la fièvre dans le fameux trépied symptomatique donné comme essentiellement caractéristique de l’'encéphalite épidémique dans les premières descriptions de cette maladie.
40 Enfin il ne faut pas oublier que l’on a fréquemment observé (Achard, etc.), dans des cas d'encéphalite typique, et des troubles urinaires et du Babinski.
Au point de vue de l'évolution, nos myélites ont avec l’'encéphalite épidémique un trait commun : c'est qu'à défaut d'analogie plus complète, la régression des phénomènes paralytiques se fait, d’un côté comme de l’autre, sur un mode qui se différencie nettement de ce qui se passe dans la poliomyélite aiguë. Mais en ce qui concerne l’évolution, nous ne résislons pas au désir de ciler ce que M. Cruchet disait de celle de son encéphalo-myélite dans sa communication