CONCLUSIONS
[. — Dans ces dernières années, certaines myélites ont fail leur apparition, myélites remarquables en ce sens qu'à première vue, leur éliologie ne paraît rien moins qu'obscure.
IT. — Il est difficile, néanmoins, de méconnaître leur caractère infectieux et fort probablement épidémique.
HT. — En tant que myélites, leur symptomatologie, banale, n'est ni plus ni moins que celle de toutes les myélites infectieuses diffuses, avec les variantes qu’elle comporte.
IV. — Cependant, différentes constatations inclinent à faire penser que ces myélites pourraient bien reconnaitre la ou les mêmes causes que l’encéphalite épidémique, causes d’ailleurs encore inconnues.
V. — L'hypothèse ne présente rien d’invraisemblable à priori, et une fois envisagée, surtout si l’on fait intervenir la comparaison avec l’encéphalo-myélite de M: le Professeur Cruchet, un certain nombre de rapports viennent l'élayer au point d’en faire une quasi-certitude :
10 Rapports dans l'apparition dans le temps, ainsi que dans l’âge et le sexe des malades.
20 Rapports dans les symptômes surajoutés à la myélile elle-même.
30 Rapports dans l’évolution,
40 Enfin rapports dans les résultats des examens de labora-
toire, et principalement dans ceux de l'examen anatomopathologique des lésions.
VI. — Le pronostic de ces myélites est grave. La mortalité semble être assez élevée et le pronostic fonctionnel apparaît comme sombre.
VIT. — Le traitement est celui, banal, des myélites infeclieuses en général. À sa base figure, et cela quand bien même rien de décelable ne milite en faveur de la syphilis, le traitement antisyphilitique. Il semble qu'on ne doive guère fonder : sur le traitement qu'un espoir modéré. Dans les cas graves, une place à part revient à l’abeès de fixation qui peut sauver la vie.
VE Vu, bon à imprimer :
Le Doyen, Le Président de la Thèse, Dr C. SIGALAS. Henri VERGER.
Vu et permis d'imprimer :
Bordeaux, le 21 juillet 1920.
Pour le Recteur de l’Académie :
Le Vice-Président du Conseil de l'Université, G. DUGUIT.