INTRODUCTION
Nous devons à la bienveillance de M. le Professeur Verger, un des premiers à suivre son collègue et ami M. le Professeur Cruchet dans ses conceptions touchant ce qui va faire l’objet de notre étude, l’idée de réunir dans une thèse un certain nombre de cas d’une affection se manifestant cliniquement et anatomo-pathologiquement par une atteinte de l'axe cérébrospinal en général et tout particulièrement de la moelle.
Les myélites qui en résultent, et ce sont d'elles que nous allons nous occuper spécialement, nous ont paru remarquables en ce sens qu’elles ne semblent pas pouvoir être rangées dans les cadres de la pathologie classique actuelle.
Elles se présentent en effet sous les apparences d’une maladie primitive frappant, en pleine santé, un organisme indemne, ou tout au moins forcément considéré comme tel, (après, bien entendu, mise en œuvre de tous les moyens dont on peut disposer en l’état actuel de la science), de toute -tare pouvant en éclairer l’étiologie.
Ce sont des myélites infectieuses, ainsi que le démontre à l'évidence la clinique. Comme telles, nous verrons qu'elles justifient ce qu'avait remarqué Grasset, à savoir que les formes les plus fréquemment observées parmi celles qui ont une infection à leur base, sont des formes diffuses.
De ces myélites infectieuses, diffuses, nous présenterons, à l'appui de notre thèse, six observations, toutes prises dans le service de M. le Professeur Verger, qui a bien voulu les mettre à notre disposition. Qu’à première vue elles paraissent