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assez disparates, nous nous y attendons. Mais on s’aperçevra vite qu’elles ont entre elles un air de famille indéniable bien fait pour frapper un clinicien tant soit peu averti. Aussi, pour le sujet qui nous occupe, n'est-ce pas sur l'impression que peut laisser chacune d’elles en particulier que nous comptons, mais bien plutôt sur l’éloquence de leur ensemble même.
Nous étudierons ces myéliles dans les limites où cela sera en notre pouvoir en l'état actuel des connaissances à leur sujet. Sur tout ce qui est symptomatologie banale, sur tout ce qui est commun aux affections de ce genre, quelqu’en soit leur origine, nous passerons très vile. C'est sur ce qui nous paraîtra de nature à en éclairer l’étiologie, à première vue des plus obscures, que nous insisterons le plus. Puisqu'aussi bien, ce que nous proposons tout spécialement dans ce modeste travail, c'est de montrer, parlageant quant à nous sans réserve, mais non sans admiration, les idées de nos Maîtres à ce sujet, que ces myéliles, reconnaissent vraisemblablement les mêmes causes et sont à leur place dans le cadre des encéphalo-myélites diffuses, décrites en avril 1917, par M. le Professeur Cruchet, alors aux armées, avec comme collaborateurs ses excellents collègues et amis, MM. Moutier et Calmettes, ou si l’on veut, pour employer la dénomination qui fut à la mode, celle qui a prévalu, à tort ou à raison, plutôt à tort selon nous, de l'Encéphalite épidémique de M. Von Economo, signalée en France par la communication de M. Netter, en mars 1918.
Dans la grande majorité des thèses dont nous avons connaissance, il est d'usage de reléguer les observations tout à fait à la fin. Nous ne voulons nullement dénier à cette manière de procéder ses raisons d'être. Cependant, en ce qui nous concerne, rompant pour un temps avec la tradition, c'est au contraire par nos observations que nous allons commencer. Et si nous les présentons sans plus attendre, c’est que pour cela nous avons deux bonnes raisons : d’abord, que, comme il ressort de la seule esquisse du but que nous nous sommes proposé, lesdites observations s’affirment déjà comme la clef de voûte de notre œuvre et que par conséquent nous leur devons une place d'honneur. En second lieu, c'est que de cette façon au fur et à mesure que se déroulera notre argumentation, le lecteur pourra nous suivre dans telle ou telle de
nos allégations en toute connaissance de cause.