Utilisation d’un monochromateur à lame courbe
Les considérations précédentes nous ont amené à n’utiliser que des tensions assez basses; or, pour de telles tensions, un monochromateur à lame plane donne un faisceau diffracté d'intensité faible, ce qui conduit à l’utilisation d’appareils de mesure excessivement sensibles, donc d’emploi délicat.
Pour nous affranchir autant que possible de cette sujétion, nous avons utilisé le monochromateur à lame de quartz courbée de Johansson [6], qui présente l’avantage, par rapport au monochromateur plan de Bragg, d'utiliser le rayonnement émis par l’anti-
(a) \ / 7 x @) Fig. 4.
cathode sous un angle solide assez grand de l’ordre de 3°, au lieu du pinceau très étroit, limité par les deux fentes utilisé dans le montage avec cristal plan. La figure 4 montre le chemin parcouru par le faisceau de rayons X en (a) dans un montage à
monochromateur plan, en (b) dans un monochromateur à lame courbe.
Malgré la convergence du faisceau dans l’absorbant, du fait que l'angle « est petit (30), on peut quand même, sans introduire d’erreur appréciable, appliquer les formules établies précédemment pour un faisceau parallèle. En effet, la différence du chemin parcouru dans l’absorbant par les rayons les plus obliques et par les rayons normaux est, si / est la longueur suivant la normale, et / + AI la longueur oblique
MT
NY Re. — 0,0004 {.
cos —
On voit donc que l’on commet une erreur relative de beaucoup inférieure à 4/10 o00° en appliquant sans correction les formules précédentes.
(Lion)