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Chambre d’ionisation réglable

On sait que, lorsque le champ entre les électrodes d’une chambre d’ionisation est suffisant pour qu'il y ait saturation, c’est-à-dire pour qu’il n’y ait pas recombinaison des ions formés, le courant est proportionnel au nombre p d'ions produits par seconde et par centimètre cube, à la surface S des électrodes et à la charge e de l’électron

(IT.1) D IDiSe.

Pour faire varier la sensibilité de la chambre, c'est-à-dire pour modifier le courant i quand le rayonnement ionisant reste constant, nous avons utilisé une méthode consistant à faire varier la surface de l’électrode reliée à l’électromètre tout en conservant le champ uniforme. Ce facteur est en effet celui dont la variation est la plus commode à réaliser par un moyen mécanique.

Pour que le champ reste uniforme malgré les variations de surface de l’électrode, nous avons employé un dispositif analogue à celui de l’anneau de gardeutilisé pour les condensateurs. Pour que

TIIELTI

= ES Be FA

= an wa NN U7X eee

Fig.

relié à la terre, percé de deux fenêtres (2) et (3) fermées par des feuilles d'aluminium de r/100° de millimètre d’épaisseur collées au « glyptal ». La variation de surface active de l’électrode collectrice d'ions (4 est obtenue par le déplacement d’un chariot à glissières (5) au moyen d’une vis micrométrique (6). Le dispositif d’anneau de garde est formée d’une plaque fixe (7) percée d’un trou rectangulaire de dimensions légèrement inférieures à celles de l’électrode, et du chariot à glissières (5)

l’anneau de garde joue un rôle efficace, il faut que son potentiel soit le même que celui de l’électrode intérieure É; ceci est réalisé dans nos mesures, puisque nous les faisons lorsque la différence de potentiel entre les points À et B (fig. 12) est nulle.

RayonsX ©

Fig. 12

En réalité, pour une question de réalisation mécanique commode, l’anneau de garde n’est pas placé exactement dans le plan de l’électrode E, mais légèrement au-dessus; toutefois, la différence de distance est faible vis-à-vis de la distance des électrodes, le champ est aïnsi pratiquement uniforme.

Réalisation pratique. — La. chambre réglable (fig. 13) est formée d’un parallélépipède métallique (1)

He

dans lequel est découpée une ouverture en forme de triangle isocèle; le déplacement au moyen de la vis micrométrique (6) permet d’apprécier 1/5o° de millimètre, ce qui correspond à une variation de surface de l’électrode de 0,1 mm2. La course totale de la vis est de 30 mm: les positions extrêmes correspondent à des surtaces d’électrodes respectivement de 175 et 25 mm, ce qui donne un rapport de sensibilité de 7.

Les électrodes (4) et (8) isolées

sont par

At

rapport à la masse par des coussinets (9) et (10) en « plexiglass ».

Un cylindre d’ébonite (11) contenant du « carbagel » permet de maintenir l’air sec à l’intérieur de la chambre.

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