Chambre d’ionisation
La seconde chambre à une sensibilité constante pendant toute la durée des mesures; on peut la rendre plus ou moins sensible, suivant l’absorption de l'échantillon étudié, en la remplissant d’un mélange d'air sec et d’argon en proportions variables.
La grande sensibilité est obtenue par une longueur de 30 cm, ce qui correspond à une forte absorption
AE
du rayonnement X; en effet, quand elle est remplie entièrement d’argon, pour la longueur d’onde K« du molybdène, la moitié du rayonnement incident est absorbée et pour la longueur d’onde K« du cuivre, les 998/ro000€.
Réalisation pratique (fig. 14). — La chambre est formée d’un cylindre de laiton formant blindage, relié à la terre, de 6 cm de diamètre, à l’intérieur duquel sont fixées les électrodes; celles-ci sont constituées par deux plaques d'acier rectifiées parallèles, celle (1) qui est reliée aux batteries d’accumulateurs est fixée au cylindre extérieur au moyen de deux pièces (2), (3) isolées au « plexiglass » et rendues étanches par vernissage au « glyptal »;
Fig, 14.
ces pièces forment prises de courant. L’électrode (4) connectée à la grille de la lampe électromètre est maïntenue sur l’autre par cinq entretoises en « plexiglass », la connexion traversant le blindage est isolée par un long cylindre de « plexiglass » (5).
La fenêtre (6) par où pénètrent les rayons X dans la chambre est fermée par une feuille d’aluminium de r/r00° de millimètre d’épaisseur, collée au « glyptal », elle est munie d’une fente (7) avec réglage indépendant de chaque lèvre, au moyen de deux vis à pas fin (8) et (9). Cette fente permet de limiter le faisceau sans le toucher et d’éviter ainsi que les rayons diffusés par l’échantillon, en dehors de l’angle solide défini par le faisceau direct ne pénètrent dans la chambre.
Le fond de la chambre (10) est démontable; sur le cylindre est fixée une croix formée de deux fils de cuivre (11); cette croix permet, par une photographie du faisceau, de centrer très exactement celui-ci et d’éviter ainsi qu'il ne touche les électrodes.
La chambre est munie également de deux ajutages (12) et (13), fermés par vis-pointeau, par lesquels on fait le remplissage d’argon, on serre ensuite les vis que l’on scelle avec de la cire.