‹ Contribution à l'étude de l'absorption des rayons X par la matièreChapitre 20 sur 45 · Amplificateur · texte numérisé non relu

Amplificateur

Les électrodes collectrices (E), (E') (fig. 15) des deux chambres, reliées entre elles, sont connectées à la masse de l’appareïl par l'intermédiaire d’une résistance (R) d’environ 1o!Q, Cette résistance peut être une résistance S. S. White ou une résistance

+ sf 200 opus 2007 Fi

X — - — ff — E

obtenue par pulvérisation cathodique d’un métal sur une tige de quartz (résistance Vodar [10]). Ces deux sortes de résistances ont, l’une et l’autre, bonne stabilité. Quand l'appareil est équilibré, il ne doit y avoir aucune variation de différence de potentiel aux bornes de la résistance (R), lorsqu'on met le faisceau de rayons X ou qu’on le supprime.

On décèle cette différence de potentiel au moyen d’un amplificateur à courant continu monté avec une lampe électromètre bigrille Mazda E;. L’amplificateur est équipé d’un dispositif de compensation automatique de la dérive du type décrit par Gillod [11].

On sait que dans une lampe, une faible variation de courant de chauffage du filament provoque une variation importante du courant plaque, si donc la valeur du courant plaque sert pour la mesure de la tension grille de la lampe, il faut que le courant filament soit parfaitement constant, on a donc intérêt à substituer à la lecture du courant plaque une lecture qui ne soit pas influencée par de faibles variations du courant filament de la lampe.

Fig. 16

Dans le circuit fermé ABCA (fig. 16) on a, quand le galvanomètre G est au zéro

Chi) Pal ER; 1;

Comme une faible variation AI}; du courant de chauffage provoque une varation AJ, du courant plaque de la lampe donnée par la r: lation

(I.3) ATr= K AI,

où X est une constante au point de fonctionnement utilisé de la lampe; pour qu’une variation AJ; du courant de chauffage ne provoque pas la naissance d’un courant dans le circuit du galvanomètre G, il suffit que l’on ait

.(L:4) RiA= RsAl, ou

On peut déterminer X en traçant les courbes caractéristiques de la lampe utilisée, mais il est plus simple de déterminer expérimentalement les valeurs à donner à R, et R; en provoquant AI, par une variation de la résistance R, et en modifiant

les valeurs de R; et R, jusqu'à ce que la variation de R, ne fasse plus dévier le spot du galvanomètre.

Dans ce dispositif, la force électromotrice E utilisée pour la compensation ne débite aucun courant, puisqu'elle est montée en série avec le galvanomètre, lequel est utilisé comme appareil de zéro. Cette force électromotrice ne risque donc pas de varier, et l’on peut employer sans inconvénient une pile sèche.

La figure 17 représente l’ensemble du montage électrique.

Le potentiomètre (1) de 50 000 {2 sert à régler la polarisation de la lampe, son curseur est relié à la

de ne ve a

masse; la tension auxiliaire de polarisation est fournie par deux piles sèches.

On ajuste le courant de chauffage de la lampe au moyen du rhéostat (2); le réglage de la compensation se fait au moyen du potentiomètre (3) et de la résistance de plaque (4). Une clé (5) permet de shunter plus ou moins le galvanomètre. Un milliampèremètre et. un microampèremètre permettent de contrôler respectivement le courant de chauffage et le courant plaque de la lampe.

Enfin, on a représenté en (6) un potentiomètre permettant de faire des mesures absolues en utilisant une seule chambre d’ionisation.

La lampe électromètre, soigneusement blindée et montée sur un support antimicrophonique est placée sur le bâti portant les chambres d’ionisation; elle est reliée à une boîte blindée contenant les appareils de contrôle et de réglage, les accumulateurs sont placés dans une boîte également blindée; toutes les connexions entre les différentes boîtes sont faites par des fils sous gaines métalliques tressées soudées aux boîtes. On évite ainsi les pertur-

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