‹ Contribution à l'étude de l'accouchement prématuré provoquéChapitre 35 sur 35 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Après une longue période où devant les succès de la méthode, un grand nombre d’accoucheurs s'étaient ralliés à la cause de l’accouchement prématuré artificiel, une réaction semble s’être produite et cette intervention n’a plus aujourd’hui le crédit qu’elle trouvait près de ses partisans d’autrefois. La symphyséotomie et l’opération césarienne se font des adeptes de jour en jour plus nombreux, qui veulent réduire de plus en plus les indications de l'interruption artificielle de la grossesse et en arriver ainsi à sa suppression définitive.

Ce but sera-t-il atteint? Nous ne le croyons pas, car nous avons eu jusqu'ici trop d'exemples, dans l’histoire de l’obstétrique, de ces méthodes qui, tombées quelque temps dans l’oubli retrouvaient par la suite une faveur nouvelle, pour croire qu’il n’en soit pas de même pour l’accouchement prématuré artificiel.

Au moment où cette faveur semble décroître, nous avons donc voulu faire connaître les résultats que nous avons vu obtenir. Ù

Et ces résultats confirment une fois de plus combien est bénin pour la mère le pronostic de l’interruption artificielle de la grossesse.

Quant à l’enfant que l’on fait naître, au cours du neuvième mois de la vie utérine, s’il ne présente pas toujours la résistance du fœtus à terme, s’il se trouve ainsi dans des conditions quelque peu défavorables, une hygiène bien entendue et une alimentation raisonnée doivent remédier à cette insuffisance sans qu’il en reste rien dans l’avenir.

L'histoire si curieuse de cette femme qui, après sept accouchements prématurés provoqués successifs, possède six enfants vivants et conserve intacte sa fonction génératrice, plaide du moins dans ce sens, et la méthode qui donne de semblables résultats doit pouvoir, semble-t-il, compter encore au nombre des interventions obstétricales.

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