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ÉTUDE CRITIQUE DES MÉTHODES VOLUMÉTRIQUES ET PONDÉRALES

Les méthodes volumétriques et pondérales que nous venons d'étudier répondent-elles aux conditions de sensibilité et de spécificité exigées par l'étude du problème de l’acétenurie physiologique ?

La méthode icdométrique est très sensible, 1 cm° de solution 0,001 N permettant de doser 0,01 mg. d’acétone; mais, en revanche, elle est peu spécifique et c’est Justement ce défaut qui la rend très longue par les trois distillations successives nécessaires à l'élimination des substances perturbatrices.

La méthode pondérale est spécifique, la réaction s'effectue directement sur l'urine déféquée, sa sensibilité est suffisante : 1 mg. de précipité correspond à 0,05 mg. d’acétone. Mais les pesées ne conviennent pas aux dosages en série que réclame une étude statistique.

Nous allons voir, maintenant, si les méthodes basées sur la colorimétrie satisfont mieux aux conditions exigées par une étude systématique de l’acétonurie physiologique.

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MÉTHODES COLORIMÉTRIQUES

Nous exposerons d’abord une méthode colorimétrique décrite par J.-A. BEHRE et S.-R. BENEDICT, puis une méthode donnée par UrBACH, basée sur le même principe, mais différant sensiblement de la première par la composition du milieu dans lequel se passe la réaction et par la lecture photométrique terminale.

Méthode de J-A. Behre et S.-R. Benedict [9]

Cette méthode adapte la réaction de l’aldéhyde salicylique à la détermination des petites quantités d’acétone que l’on trouve dans l’urine normale, et permet, selon les auteurs, de doser 0,005 mg. dans 5 cm° de distillat. L’acide B-hydroxybutyrique est oxydé, lors d’une seconde distillation, par le bichromate de potassium en milieu sulfurique, comme dans la méthode de HuBBarb modifiée par SHAFFER. On effectue préalablement une défécation par le sulfate de cuivre et l’hydroxyde de calcium, selon le procédé de VAN SLYKE, mais avec des concentrations modifiées. Nous exposerons la technique proposée par BEHRE, lorsque le dosage de lacide B-hydroxybutyrique est également envisagé après la détermination du bloc acétone préformée et acétone provenant de l’acide acétylacétique. Dans ce cas, il faut éliminer le sucre et les autres substances perturbatrices avant toute distillation. Même si l’urine provient de sujets normaux, on prend cette précaution.

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On: peut distinguer trois temps dans la méthode : Défécation ;

Distillation et dosage du bloc aeétone + acide acétylacétique ;

Oxydation et dosage de lacide B-hydroxybutyrique.

Défécation.

On verse dans un ballon 1 volume d’urine, 1 volume d’une solution de sulfate de cuivre à 40 p. 100, et suffisamment d’une suspension d’hydroxyde de calcium à 20 p. 100 pour rendre la réaction alcaline au tournesol (généralement 1 volume suffit). On complète à 5 volumes. Le mélange est agité vigoureusement, et on le laisse au repos pendant une demi-heure. Après filtration, on prend une partie du filtrat telle que la concentration en acétone de la prise soit d'environ 0,1 mg. Il faut, pour cela, de 2 à 50 cm* du filtrat, en général.

Distillation et dosage du bloc acétone + acide acétylacétique.

La prise d'essai est acidifiée par 3 à 4 gouttes d'acide sulfurique à 50 p. 100, on complète à 75 centimètres cubes. On place cette solution dans un ballon à distiller d’une contenance de 300 cm°, auquel on adapte un réfrigérant. Ce réfrigérant se termine par un tube coudé assez long pour atteindre le fond d’une fiole jaugée de 25 ou de 50 em, dans laquelle on a mis au préalable une garde d’eau distillée.

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