‹ Contribution à l'étude de l'acidité ionique des urinesChapitre 16 sur 42 · LORS · texte numérisé non relu

LORS

Bleu de Thymol de Bromothymol de Bromophénol Bromocrésol pourpre

au 1/10 pour

j Rouge de Phénol au 1/20 pour Ce au 1/35 pour { Rouge de Méthyle

Ces dilutions sont alors uniformément employées à la dose de Occ.5 ou 10 gouttes pour 10 cc. de liquide à examiner. La solution doit être gardée en verre neulre, paraffiné à l’intérieur pour éviter que le verre ne cède de l’alcali à la solution. Le flacon est muni d’un bouchon compte-goutte et mis à l’abri de la lumière du jour.

c) Qualité de l’eau à employer, — On doit s'assurer de la qualité de l’eau que l’on emploie, non pas qu’elle doive être rigoureusement neutre et son pH à 7, mais l’eau sera distillée et débarrassée de son CO? par ébullition.

d) Préparation des étalons colorés. — Les étalons sont fournis par un ensemble de solutions salines. Les plus couramment employées sont les solutions de phosphates, mélange de phosphate primaire et secondaire, dont l'emploi a été vulgarisé par Sôrensen. Ces’ étalons sont d’une préparation délicate et leur coloration instable. Les étalons colorés sont contenus dans des tubes à essai de 15 mm .de diamètre intérieur et de verre de même teinte. Chaque tube étalon contient 10 cc. ‘de liquide.

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e) Manière de procéder à la mesure du pH. — On verse 10 cc. de l'urine à examiner dans un tube semblable aux tubes étalons .On ajoute dix gouttes de réactif indicateur et l’on obtient immédiatement le pH par comparaison de la teinte obtenue avec les teintes étalons.

Î) Modifications apportées à cette méthode. — Mathieu Pierre Weil, Lévy-Darras et, Ch.-0. Guillaumin ont obtenu une première simplification en réduisant le nombre des indicateurs colorés nécessaire. Ils se servent d’un mélange d'O. Carboxybenzodiméthylaniline ‘rouge de méthyle) et de dibromothymosulfonephtaléine (bleu de bromothymol). Ce mélange révèle les pH qui s’échelünnent de 4,4 à 7,6; c’est-à-dire l’ensemble de la gamme que présentent toutes les urines dans la pratique.

D'autre part, les tubes étalons préparés avec cet indicateur sont au nombre de 8 et s'étendent du rouge au vert en passant par le jaune et répondent aux pH suivants :

4,6 — rouge grenadine

5,0 — rose crevette

5,4 — rose-jaune (teinte indéfinissable)

5,8 — jaune champagne

6,2 — vert d’eau

6,6 ( verts intermédiaires entre le vert d’eau 7,0 et le vert végétal (teintes indéfinissables) 7,4 — vert végétal

Pour mesurer l'acidité ionique d’une urine, on verse dans un tube à essai 10 ce. de l'urine à examiner; on ajoute dix gouttes d’indicateur, on agite légèrement

et on compare la teinte de l’urine ainsi traitée aux

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teintes étalons. Le pH de l’urine examinée est celui de la teinte qui s’en rapproche le plus. Si la teinte de l'urine esl intermédiaire à deux teintes étalons, il suffit de faire la moyenne des chiffres qui leur correspondent pour connaître le pH.

Pour effectuer d’une façon parfaite la comparaison des teintes, Ch.-0. Guillaumin a construit un chromoscopc (8), sorte de cube en bois portant six trous disposés par trois sur deux lignes parallèles et destinés à recevoir les tubes. Le faisceau lumineux traverse la portion centrale des tubes grâce à deux ouvertures sur les faces perpendiculaires.

La première ligne de trous recevra d’avant en arrière :

19 Un tube contenant l’urine,à examiner à laquelle aura été ajouté l'indicateur ;

20 Un tube d’eau distillée;.

80 Un tube de l’urine examinée sans indicaleur.

La deuxième ligne recevra :

19 L’étalon avec lequel on veut comparer la teinte de l'urine;

20 Un tube d’eau distillée;

30 Un tube de l'urine examinée sans indicateur.

Cet appareil permet donc de comparer très exaclement les teintes, toutes les causes d'erreur se trouvant en outre réduites au minimum.

Néanmoins, la coloration de l'urine est souvent très prononcée et gêne la recherche du pH. En outre, Sôrensen a montré qu’en se combinant aux indicateurs, les protéines donnent des teintes anormales qui

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s’éloignent notablement des teintes étalons — et Les sels neutres, outre qu'ils modifient l'équilibre ionique ont une action de dissociation sur l'indicateur, done sur la teinte. Mais, comme les causes d'erreur signalées ci-dessus diminuent à mesure que la dilution augmente, on arrive facilement à faire disparaître ces causes d'erreur par une dilution suffisante. Et l’on sait qu’une solution biologique dont le pH oscille peu autour de 7 peut supporter une dilution très notable sans que son pH en soit sensiblement modifié Henderson et Palmer sont allés jusqu’à diluer au 1/25 les urine: qu'ils soumettaient à l’examen colorimétrique. On arrive donc sans peine, par une dilution au 1/3, au 1/4 au 1/5, à faire pratiquement disparaître les causes d'erreur.

Comme on le voit, cette méthode permet d'apprécier seize degrés différents d’acidité ionique de l'urine. Etant donné l’étendue de la gamme de l'acidité des urines et ses grandes variations physiologiques et pathologiques, l’approximation obtenue est suffisante.

Dernièrement enfin, cette méthode a subi de la part de leurs auteurs un nouveau perfectionnement. Les tubes étalons étant d’une préparation délicate et d’une conservation difficile. Mathieu-Pierre Weil, Lévy-Darras et Ch.-0. Guillaumin ont substitué aux tubes étalons un tableau sur ‘lequel a été reproduite la série des huit teintes conforme à celle des étalons. Il suffit dès lors de comparer la teinte de l’urine examinée aux teintes étalons ‘du tableau. La teinte qui s’en rapproche le plus donne la valeur du pH de l'urine.

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