ACIDITÉ URINAIRE ET ALCALINITE SANGUINE
Tandis que l’acidité urinaire a des degrés extrêmement variables, l’alcalinité du sang apparait au contraire comme rigoureusement fixe. Les variations de l’acidité urinaire s'expliquent, en grande partie, par le rôle d’émonctoire que joue l’urine vis-à-vis du sang — le rein devant assurer l'élimination de toutes les substances en excès dans le sang.
19 La réaction ionique du sang, mesurée par l’électrométrie, a été trouvée très légèrement alcaline, donc très voisine de la neutralité — résultat qui a tout d’abord surpris étant donné la forte alcalinité du sang au tournesol.
Cette réaction, très alcaline au tournesol, est due à la dissociation hydrolytique subie par les sels de soude à acides faibles contenus dans le sang : phosphate et carbonate de soude.
20 Les variations physiologiques de la réaction jonique du sang sont très limitées et même les variations pathologiques graves ou mortelles, quoique plus étendues, ne sont pas considérables.
La moyenne du pH sanguin physiologique chez l’homme est de 7,35.
On peut observer les variations suivantes, suivant le régime alimentaire :
Régime végétal : pH 7,42
Régime carné : pH 7,32
VA
Enfin, chez les diabétiques, à la période de coma, on a trouvé comme valeur maximum pH 7,09.
Chez le lapin, à qui on infuse lentement dans les veines du CIH étendu, on a pH 6,04 au moment de la mort.
Le maintien de la fixité relative de l’alcalinité ionique du sang est absolument indispensable aux phénomènes de la vie: pouvoir fixateur de l’hémoglobine pour l’oxygène — rythme pulmonaire — battements cardiaques — contractions intestinales.
3° Henderson à montré les raisons pour lesquelles le pH sanguin varie dans de si étroites limites, alors que prennent naissance dans l'organisme des acides nombreux, de quantité souvent considérable, et que chaque jour, les apports et soustractions d'acides ou de bases du fait des sécrétions digestives sont très importants.
Il existe tout d’abord des régulateurs faisant partie du sang lui-même qui le préservent contre tout changement important de sa réaction, tant vers l’acidité que vers l’alcalinité. Ce sont les substances lampons qui amortissent l’action nuisible des acides et des bases. On sait, en effet, que lorsqu'on verse une solution d'acide fort dans une solution de sel d'acide faible, la dissociation de celui-ci permet à ses nombreux ions alcalins libérés de se combiner avec les ions acides de l'acide fort pour former un acide faible. Il en résulte que la réaction finale obtenue montre qu'il y a eu amortissement presque complet de l’acidité que n'aurait pas manqué de produire l'acide fort dans de l’eau pure.
Exemple