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INFLUENCE DES REPAS

Parmi les variations physiologiques de l'acidité urinaire, l’une des plus remarquables est due aux repas et à la sécrétion gastrique acide qui accompagne la digestion. Cette notion de physiologie est ancienne puisque Bence Jones la signale déjà en 1845, bien que n'ayant comme moyen de renseignement que le papier de tournesol. Fiske constate chez l'individu normal et après le repas une «vague alcaline » représentée par une élévation du pH urinaire de 0,4 à 2,0 et même plus, suivant l'importance et la composition du repas suivant aussi la qualité du suc gastrique du sujet. L’intervalle qui s'écoule entre le repas et le moment où Purine atteint un pH maximum augmente avec l'importance du repas. Pour les repas les plus copieux, le retour de l'urine à son pH initial serait précédé d'une période où la concentration en ions H+ de celle-ci est légèremient plus forte que celle émise par le sujet à jeûn.

Nous avons miontré que la «vague alcaline» était liée à la sécrétion du suc gastrique, celui-ci déterminant par sa formation l'apparition d’une quantité nolable de COSNa? dans le sang, ce qui augmente son alcalinité. Or, lorsque ensuite le sang fait, du côté de l'intestin les frais des sécrétions alcalines nécessaires pour neutraliser le chyme stomacal acide et

pour créer le milieu nécessaire au travail du pancréas, le phénomène inverse se produit et lacidité urinaire augmente. Une preuve de la réalité de ces phénomènes, c'est que, si le suc gastrique, au lieu d’être résorbé plus bas, est éliminé au dehors par des vomissements ou par lavage de l'estomac, le relèvement de Pacidité ne se produit plus et l’urine reste faiblement alcaline. C’est ainsi que Quincke cite le cas d’une femme qui vomissail, par jour, jusqu'à trois litres de liquides acides et qui excrétait une urine constamment alcaline bien que son alimentation fût azotée.

En pratiquant des mesures répétées du pH urinaire, nous avons constaté les faits suivants : (tableaux 1 et 5).

a) Dans la plupart des cas, alors que, sous l'influence de la faim, les urines sont devenues neutres ou légèrement alcalines on observe dans l'heure qui suil la prise du repas une recrudèscence de l'acidité urinaire.

b )Ainsi que Fiske l’a établi (1), la « vague alcaline » qui survient quelques heures après le déjeuner peut atteindre des proportions considérables, puisque nous avons observé jusque pH 7,4 à 16 heures. (Repas pris vers 12 ou 13 heures). Elle varie d'importance suivant la composition et l'abondance du repas.

c) Mais alors que Pacidité urinaire retombe aux environs de 19h.30, à peu près au taux de l'acidité du réveil, on mobserve pas après le repas du soir une vague alcaline aussi nette. C’est à peine si elle s’ébauche, et vers 22h.30 les urines présentent un degré d'acidité identique à celui du matin. Ceci est dû à diverses influences, sans doute :

D'une part, la sensation de faim est, chez beaucoup de sujets, moins aiguë le soir que le matin, le ‘repas

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