INFLUENCE DE LA FAIM
La faim, sans doute, par un mécanisme très analogue à celui de la digestion, c’est-à-dire la sécrétion d'acide chlorhydrique, nous a paru avoir sur lacidité urinaire une influence identique. Nous avons observé très nettement, à de nombreuses reprises, l’existence d'une «vague alcaline» très marquée. Il ne nous a pas paru que ceci ait été déjà signalé par les auteurs; dans leur communication toute récente à l’Académie des Sciences, MM. Le Noir et Mathieu de Fossey (1), éludiant l'acidité ionique urinaire chez l'homme normal à jeûn, ne semblent pas avoir observé ce phénomène.
Voici d’ailleurs la valeur du pH qu'ils ont trouvée chez trois sujets maintenus à jeün depuis la veille au soir et couchés jusqu'à midi.
8 h. SAR 10h. LT 12h.
Sujet A. 5.8 5.8 5.6 5.6 »
Sujet B. 6.0 6 0 » .8 5 6 Sujet C. 6.2 6.0 6.1 6.0 6.0
Or, nous avons trouvé les valeurs suivantes du pH qui nous permettent cependant de croire à l'existence de ce phénomène.
Notons que nous avons permis aux différents sujets de prendre, à 7 heures du matin, un petit déjeuner léger consistant en une tasse de chocolat, ou café au lait, avec un peu de pain, ce qui est manifestement insuf-
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lisant pour déterminer, à 11h.30 et 12h.30 des poussées alcalines aussi importantes et aussi tardives que celles que nous avons observées :