‹ Contribution à l'étude de l'acidité ionique des urinesChapitre 38 sur 42 · RÉGIME NORMAL · texte numérisé non relu

RÉGIME NORMAL

TABLEAU N0c6 Sujet A

DATES | 6 h.8h.30!10h 30/11 h 30/42 h 30

» î 7.3 [Le repas est pris

17/4 5.2 | 5.6 24-4 5.4 » 5 8 » 7.2 Sujet B

18/4 | 5.2 » 6.8 | 7.4 |Le repas est pris 2178 |54]5.4|53| 6.3 | à12h.45

Sujet 4 — Mu T.

Ji STE [Le repas est pris ie PTS NE à 41 h. 30 15/4 » 7.4

Sujet 6. — Mlle G.

Le repas est pris à in h 30

pois

“Enfin, le petit déjeuner de 7 heures du matin étant lui-même supprimé et le sujet se trouvant complètement à jeûn depuis la veille au soir, nous avons observé les poussées alcalines suivantes :

Sujet A.

| 23 6h. |8h.30.10h30|11h30/12h 30 ISBN SNS à mises E € 2?

à LE 5 s Le 25/4 pH. | 5.3 6.2 | 74 5 Si 2 HR Le 28/4. . .| 5.4 7.0 | 5.8 See À 2

Mais il est certain que cette vague alcaline de la faim n'existe pas tous les jours, puisqu'elle dépend essen- Iiellement des dispositions de l'individu. C’est ainsi que chez le même sujet A, nous avons constaté l’absence ‘complète de cette vague alcaline. Par exemple : le 18/4, après une ébauche de poussée alcaline qui s'est produite de 8h80 à 10 h.80, les urines étaient reveuues à peu près à l'acidité du matin, à 12h.30. Les chiffres sont les suivants : | de

6h. 8h.30 10h.30 11h.30 12h. 30 pH 5.4 6.6 6.2 5.8 5.6

Et le 21/4, les urines restèrent durant toute la matinée au même taux d’acidité. ù LS

pH 52 » 5.4 » 5 2

La faim nous apparaît donc comme un des facteurs importants des variations de l'acidité urinaire. Evidemment cette influence ne saurait s'exercer chaque jour; mais le fait seul quelle se reproduit très souvent, montre une fois de plus l'importance qu'il y a de recueillir les urines du réveil et non pas celles des heures qui suivent, lorsque l’on veut mesurer l'acidité urinaire chez un sujet donné et avoir de celle-ci une idée exacte. |

5° INFLUENCE DU JEÜNE

Ce que nous venons de dire de la faim ne s'applique évidemment pas au jeûne prolongé. Ici, en effet, les réserves de l'organisme se trouvent atteintes et le sujet ne tarde pas à entrer en période d’acidose sanguine. Cette acidose de jeûne est liée surtout à la suppression des hydrates de carbone. Ces corps sont, en effet, anticétogènes, l’ingestion de 30 à 60 gr. de ces corps suffisant à ramener l’acétonurie à ses traces normales. Au contraire, les aliments gras ou albumineux sont cétogènes. Or, en cas de jeûne complet, le sujet se nourrit sur ses propres tissus, graisses et albumines, et il se trouve dans la situation d’un individu soumis à un régime dépourvu de substances hydrocarbonées.

Dans ces conditions, il n’est pas surprenant de constater une acidité urinaire considérable. De fait, dès le deuxième jour de jeûne apparaissent, dans les urines, l’acétone et l'acide diacétique. Au troisième jour apparaît l’acide B oxybutirique, tous corps qui ne se rencontrent que dans des urines ordinairement très acides.

pe Te

De l’acidose de jeûne, on peut rapprocher l’acidose des diabétiques chez lesquels on constate de même une acidité urinaire nettement augmentée par suite d’un mécanisme analogue probablement.

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