‹ Contribution à l'étude de l'acidité ionique des urinesChapitre 41 sur 42 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

19 Il n'existe qu’une expression biologiquè de l'acidité d’une urine : c’est celle qui mesure son acidité ionique. Le procédé clinique, préconisé par Mathieu-Pierre Weil, Lévy-Darras et Ch.-0. Guillaumin la met à la portée du praticien.

2 Le rein ayant, entre autres fonctions, celle de rejeter hors de l’organisme les acides non volatils qui seraient susceptibles de modifier l’alcalinité sanguine dont la stabilité est indispensable à la vie, on conçoit que toutes les influences susceptibles de modifier cette alcalinité aïent une répercussion sur l'acidité urinaire.

3° La plus remarquable de ces influences est celle exercée par la digestion. Du fait de la sécrétion d’un suc gastrique acide, la quantité des phosphates acides de lorganisme diminue; il en résulte que, durant la période de digestion, le taux de lacidité ionique des urines baisse notablement. |

La faim agit dans le même sens et sans doute fpar ‘un mécanisme analogue.

De même, certaines autres influences font que chez le même sujet, l'acidité ionique des urines n’est pas

toujours identique à elle-même aux mêmes heures pour différentes journées. |

4° Mais si dans le courant de la journée interviennent des conditions diverses qui font varier l'acidité ionique des urines pour un même sujet, l'urine du matin a loujours une valeur fixe : c’est sur elle que devront porter les investigations à l’état pathologique.

50 À l’état pathologique, l'acidité ionique des urines varie lorsqu'il y a modification de J’alcalinité sanguine ou de l’acidité gastrique. Cependant il n'y a pas entre ces variations un parallélisme rigoureux : le fait est dû au rôle actif qui est dévolu au rein dans le îmécanisme de la sécrétion urinaire. ;

6o L’étude de l'acidité ionique des urines peut donc permettre, dans certaines conditions, de préciser la valeur fonctionnelle d’un rein.

70 Il existe un syndrome de pseudophosphalurie caractérisé par l'émission d’urines lactescentes. L'analyse du dépôt urinaire montre que l’on est en présence de phosphate de chaux. Mais il ne s’agit pas, à vrai dire, de phosphaturie ainsi que le prouve le dosage de l’acide phosphorique. Cet état des urines est lié exclusivement à un trouble de l'acidité urinaire, à un état d’alcalinité, qui entraîne la précipitation des phosphates calciques normalement dissous dans une urine dacidité moyenne.

APéser CZ Lan ti) To angine É ; é A

Page 1